Le Bal, Fondation HCB et Les Filles du Calvaire

Rapide visite hier à la Fondation HCB pour voir l’exposition Guido Guidi. Je m’étais juré de ne pas y retourner au vu du rapport qualité-prix médiocre (7 €)  et pourtant, peut-être par désoeuvrement, je m’y suis rendu à nouveau… et je n’aurais pas dû. Quel ennui devant ces images et une programmation trop souvent digne des années 50. Le seul avantage à voir un auteur méconnu est que seuls 3 autres visiteurs occupaient les lieux ce qui change des expositions de « célébrités » (Sander, Evans) déjà tenues en ce lieu où, hélàs, la foule interdit alors un regard attentionné. Bilan des courses: inutile d’y aller. Mais en revanche il ne faut pas rater la discussion (celle sur la mission DATAR était captivanate) du Jeudi 13 mars « Henri Cartier-Bresson, par-delà le mythe » avec Clément Chéroux, commissaire de l’exposition Henri Cartier-Bresson au Centre Pompidou.

Autre déception qui ne date pas d’hier mais d’il y a deux semaines, Le Bal (5 €), avec Ponte City (par Mikhael Subotzky et Patrick Waterhouse), exposition consacrée à un immeuble d’Afrique du Sud, un sujet extrêmment pointu illustré par autant de documents non photographiques que de photographies. Cette expo avait déjà été présentée à Arles en format réduit en 2011 (ici). Cette fois, pas de notice à l’entrée, juste d’énormes piles de feuilles que l’on peut emprunter. Seul point positif, la possibilité d’acheter sur place, dans l’espace librairie, la revue piK qui met en avant notamment 3 auteurs dont je possède un tirage au moins (Philippe Herbet, Alma Haser et Andrew Miksys), signe que la sélection de piK est bonne ;)

Hier je suis aussi allé récupérer le catalogue Circulation(s) que j’avais co-financé (modestement) et écouter la conférence réunissant quelques auteurs ainsi que Xavier Cannone et Marion Hislen (notamment). Agréable moment sur lequel je reviendrais, et qui faisait suite à la visite commentée inaugurale.

Autre lieu visité hier et c’était le dernier jour pour le faire, Les Filles du Calvaire, avec une exposition de filles (ça tombe bien) dont pas mal de photographes. ça faisait une éternité que je n’étais pas allé voir une galerie parisienne, faute d’y trouver un programme dynamique et frais, créatif et décoincé. Chez Les Filles, on retrouvait avec plaisir des noms connus: Ellen Kooi (qui prendra la relève à partir du 14 mars), Laura Henno, Lise Broyer, Marie Maurel de Maillé, Karen Knorr, Dorothée Smith, Anni Leppälä et Nelli Palomäki (grâce à Taik) et Francesca Woodman (images rares d’une collection particulière). Et puis d’autres que je connaissais pas (ou que j’avais oublié): Janaina Tschäpe, Juul de Kraijer, Catherine Poncin et Helena Almeida (79 ans, 40 000 €). Un heureux mélange de jeunes et de moins jeunes, de célébrités et de potentiels, ponctué de dessins et de sculptures: une expo comme on aimerait en voir plus souvent (à Paris).

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