Noorderlicht 2009 – Groningen Photo Festival – Galerie anderwereld, nul50, USVA Fotogalerie

Nous revoilà à Groningen pour Noorderlicht 2009. J’ai évoqué récemment les expositions officielles les plus attractives mais d’autres, plus modestes, coexistent.

La galerie anderwereld (site ici d’où proviennent les illustrations ci-dessous) ne m’a laissé aucun souvenir et ce n’est que grâce à mes notes que j’ai pu retrouver ce que j’y avais vu. Pour commencer, Manuel Geerinck (1 300 à 2 500 euros) exposait de très curieuses photos qui flirtent avec l’abstraction. Réflexion faite, son travail me dit quelque chose car je l’ai déjà vu chez Pascal Polar à Bruxelles (ici).

Le travail de Hein de Graf m’a moins convaincu encore (1 500 euros) avec ses grands formats noir et blanc de visages avec des coulures sur les bords présentés par paires, tête-bêche. Bof.

nul50 (site ici) m’ a laissé un souvenir plus net car il s’agit d’un magasin d’objets design (!)  tout près de la fameuse église Aa. Les textes étant exclusivement en néerlandais, j’avoue que je n’ai pas été très aidé pour comprendre le contexte. Pour autant, bien que modeste et faisait appel à des photographes locaux, l’exposition n’était pas si mal et les photos sympas.  Marieke de Rooij présentait ainsi des vendeurs dans des magasins d’antiquités en Toscane dans sa série In Toscane Te Koop (En Toscane à vendre). On voit un type différent chaque fois dans un intérieur supposé toscan. C’est pas mal du tout en fait. Bien que sonorisé, en flash et en néerlandais :( son site est très bien fait (ici) et vous pourrez voire sa trombine sur son blog (ici). Jana Bathoorn montrait elle aussi des intérieurs ce qui reste cohérent pour un accrochage dans un magasin de design mais cette fois il s’agit de celui  d’europeens expatriés au Mozambique. Jana est hélas absente du web.

Dernier site auquel cet article se consacre, également visité le 2ème jour à Groningen, la USVA Fotogalerie (site de l’USVA essentiellement en néerlandais, ici). Installée dans les anciens locaux de la banque ABN il s’agit du centre culturel de l’Université . Pour mémoire, Groningen est une ville particulièrement jeune, la plus jeune des Pays-Bas en fait, et étudiante  (1 habitant sur 4 va à la fac et 1 habitant sur 2 a moins de 35 ans). L’USVA c’est en gros la Fondation universitaire des activités de formation (Universitaire Stichting Vormings Activiteiten). Les étudiants peuvent y apprendre entre autres choses la danse ou la peinture. Ce n’est pas très facile à trouver car il faut aller au bout du couloir et descendre l’escalier. Teun Voeten y montrait ses photos de guerre en noir et blanc qui pour le coup font pale figure au regard du choc des photos du conflit israélo-palestinien montrées à l’église, c’est dommage car ce photographe n’est pas n’importe qui et passe un peu inaperçu dans ce contexte. Le site du photographe, très bien fait, est ici et mérite d’être vu si le photojournalisme et le grand reportage vous intéressent.

Noorderlicht 2009 – Groningen Photo Festival – Cbk filiaal

L’exposition qui se tenait chez Cbk filiaal à Groningen dans le cadre de Noorderlicht 2009 faisait partie du cœur des expositions et se trouvait là-aussi à proximité immédiate de l’église de Aa.

En revanche, son ampleur était limitée avec seulement trois auteurs présentés.

Wouter Den Bakker (série hipster intifada) montrait sur 3 lcd des images défilantes de gens portant des keffieh (hommes politiques, combattants, etc) puis venaient de jeunes hollandais(es) portant le même vêtement.

Jiang Jian (projet archives of orphans) documente la vie d’orphelins chinois, tous les 5 ans. J’ai déjà vu son travail à Lyon ( billet ici) mais il ne s’agissait pas des mêmes images. On voit le certificat de naissance, la photo en pied sur fond noir et le jeune en photo couleur souvent dans sa famille. Un texte explique le parcours de l’orphelin.

Avec Susan Meiselas (Reframing history, Nicaragua 2004), on franchit encore une étape dans la notoriété tant cette photographe est renommée. On retrouvera ses images sur son site ici. Elle montre de grandes toiles ou figurent ses photo de 78-79 et des vidéos d’interviews récentes ainsi que la réaction des indigènes à la vue des toiles qui ont été exposées dans des lieux publics au Nicaragua. C’est un projet intéressant que de revisiter ainsi son propre travail et de replonger ainsi la jeune génération face à son passé. ce travail a semble-t-il été exposé à Arles en 2006 (ci-dessous), époque à laquelle je n’étais pas encore passionné par le sujet.

Noorderlicht 2009 – Groningen Photo Festival – Noorderlicht Fotogalerie

Nous revoilà à Groningen pour Noorderlicht 2009 et tout près encore de l’église de Aa, à la Noorderlicht Fotogalerie. Cette exposition fait partie du programme officiel et se déroule en un lieu semblable à une galerie des plus classique. Elle s’intitule Multivocal Histories et a pour curateur Bas Vroege, directeur de Paradox.

On peut y acheter aussi des ouvrages de photographie ainsi que le catalogue de Noorderlicht 2009.

Taco Hidde Bakker (son site web ici) montrait un projet (Grozny Memories) concernant la ville de Grozny, détruite par la guerre. Il s’agit d’affiches résultant d’agrandissements pixelisés de photos couleurs des années 50 doublées d’un texte. Andrea Stultiens (son site ici d’où est tirée l’illustration ci-dessous) montrait un travail également assez conceptuel (uganda, the kaddu Wasswa archive) avec des photos du personnage, de ses photos et aussi des facs similés de ses écrits. Pour ma part, la portée de ce travail qui m’a semblé documentaire et de peu d’intérêt, m’a échappée.

Julian Germain avait choisi de montrer le déclin de la ville sidérurgique britannique de Consett (série steelworks visible ici sur son site web). Comme Taco Hidde Bakker et Andrea Stultiens, l’artiste utilise ses photos mais aussi des photos banales tirées de la presse (locale) ou de ses archives familiales. Certains cadres sont en acier en hommage au passé siderurgique de la ville et c’est presque ce que j’ai trouvé de plus intéressant dans ce travail.

Avec Anastasia Khoroshilova (série out of context) on reste dans une approche conceptuelle de la photographie mais il me semble plus facile d’adhérer au projet. On pourra lire l’excellent article d’Olivier Vargin ici qui ne porte pas sur la série exposée (bien que réalisée en 2005, 3 ans avant l’article en question) dont les commentaires restent d’actualité. Le site d’Anastasia est également très bien fait (ici) avec quelques illustrations de la série vue à Groningen. L’exposition était plutôt saisissante puisque se tenant dans un… couloir de la galerie: sur un mur, des enfants survivants  de Beslan en soin en Allemagne en tenue de détente sur fonds de Bavière, sur l’autre mur, lui faisant face, une galerie de portraits issus du mémorial de Beslan. Assez dérangeant. Pour ceux qui auraient oubliés la tragédie, un rappel ici.

Deux autres artistes avaient retenu quant à eux d’autres supports que l’imprimé. Florian Schwarz a ainsi retenu la projection en triptyque de photos de la Russie actuelle en noir et blanc dans le genre granuleux, à la « recherche » de son grand-père dont il a découvert qu’il fut prisonnier en Russie pendant la 2de guerre mondiale. (série WOHINUNDZURÜCK visible ici sur le site de l’artiste). Tim Hetherington (série sleeping soldiers) montrait un travail que j’avais déjà vu je ne sais où mais cette fois en triptyque avec une vidéo montrant un peloton de soldats morts de trouille. C’est pas mal du tout à regarder (et c’est visible en ligne sur son site ici) !

Voilà pour le rez de chaussée.

Au sous-sol, plongé dans la pénombre on pouvait voir les travaux de Vojta Dukat et Ales Vasicek. Le 1er a filmé le départ des russes de  tchequie (91) et l’autre à dénicher des documents et réalisé des photos postérieures à l’événement. L’exposition montre donc des photos et des films mais aussi des objets (fanion des jeunes communistes, etc). Les auteurs étant mécontents du catalogue, il était possible d’apposer des tampons sur les pages litigieuses pour « recadrer leur propos ». Du coup, je me demande bien comment sont traités les ventes de catalogue par correspondance: le festival tamponne les pages ?

Quoi qu’il en soit, cette exposition était fort bien faite et du même niveau (relevé) que celle de l’église de Aa.

Noorderlicht 2009 – Groningen Photo Festival – Bibliotheek

Après l’Eglise de Aa, et toujours à Groningen pour Noorderlicht, on peut aller à la bibliothèque. La bibliothèque ne fait pas partie des expositions officielles même si elle figure dans le programme et il s’avère que la plupart des exposants sont des amateurs: on y parle d’ailleurs du « Daguerre Photo Club »  (le site du club, qui existe depuis 1891,  est ici et c’est en néerlandais).

Dans ce lieu, où l’on entre sans aucune formalité, il y a le café et la bibliothèque à proprement parler, avec ses rayonnages et ses espaces de lecture.

Eli Dijkers est, seulement, un professionnel local (son site ici) même si les trois images présentes étaient saisissantes.

Avec Henk Veenstra on évolue dans le même registre  du « professionnel du coin » avec de grands tirages couleurs diasec de musiciens et de leur instrument (ce sont des musiciens hollandais pas connu en France) aux ciels trop photoshopés. Son site est ici. Avec Kitty boon enfin, on a affaire également à une professionnelle qui a de plus déjà exposé: elle affiche des prix de 250 a 1000 (format carré 1 mètre). On y voit une piscine abandonnée,  un baigneur déformé par l’eau qui bouge, des objets qui flottent pris au ras de l’eau: le point de vue le plus original sans doute. On peut voir son travail ici et .

Pour le reste, on a affaire à des amateurs plus ou moins talentueux sans site web (ou bien une page Facebook ou encore un site très, euh, amateur) ce qui complique un peu les choses.

Alfred de Groot possède aussi un site web dédié à la photographie (ici) et montrait 3 pierres tombales arrachées dans un carton de cadre noir. Assez bizarrement, ce travail très amateur contrastait avec un accrochage impressionnant de qualité attribué au même auteur, en bas, au niveau « jeunesse »:  trois photos de lapins en peluche gisant sur des attractions pour enfants, la tête pendante, de nuit. De nombreuses autres photos en couleurs montre des petits avec leur peluche, c’était assez effrayant au final.

Marco Tenback est inconnu sur le web et pourtant ses photos de statue féminine dans une cimetière en pose très libre fait s’interroger le passant sur son statut, pierre ou chair ? Absence de site web aussi pour Lianne Koster, Jan Knot (3 petites photos couleur de travaux agricoles colles sur un fond de photo noir et blanc du sol d’un champ), Riet Michel (une manif aux pays-bas),  Jen VanWijngaarden (photos « graphiques » sol craquelé, etc.il y a des compositions inspirées dans la répartition des cœurs par exemple) et Jos Grimbergen (trace de tracteurs, bof) ou Johann Felinga (quelques feuilles, beaucoup de feuilles, quelques fleurs et une plage: vues de dessus, une série amusante) ou encore Jan Dodema (petit triptyque noir et blanc d’un paysage rural sous trois angles) ou Gerd Lewis ou Frans Kolbeek ( paysages naturels sous un ciel plombé, dépôts de terre dans des milieux urbains, intriguant) ou Wim Schuitema (traces dans le sable ou la terre).

Certains ont un site inopérant comme Ina Walvis qui montrait  deux pieds sur l’herbe verte dans de petits formats se succédant comme dans un film.

Jan hendrik van der veen montrait des gens couverts de boue (vêtement, visage), seuls ou en famille ce qui laisse penser que son site est ici alors qu’on en trouve un autre également mais plus clean mais dans tous les cas, il s’agit vraisemblablement d’un amateur également. . Hilbrand Groenhof (nb de la terre labourée dont il reste que la géométrie) dispose d’un site d’un kitch inénarrable avec musique d’ascenseur en fond sonore, on ne sait s’il faut en rire ou en pleurer.

Marielou van der Hoef montrait 4 portraits tranquilles devant une fenêtre et ne possède pas de site web à part sa page Facebook (ici). Il en est de même de Hetty Oostergetel (3 photos du dépotage d’une plante, bof) avec sa page Facebook ici.

Bref, de tout cela il faut retenir que c’est une visite qui était aisément évitable.

Noorderlicht 2009 – Groningen Photo Festival – Eglise de Aa (der Aa-Kerk) – Lost

Ce billet est le dernier consacré à l’exposition qui s’est déroulée dans l’église de Aa à Groningen (Pays-Bas) dans le cadre de Noorderlicht. Mais qu’on se rassure, il n’y avait pas que l’église pour voir des photographies à Groningen et il y aura donc d’autres articles dans les prochains jours sur cet événement.

Cette parie de l’exposition avait pour curateur Marc Prüst qui s’est associé pour l’occasion à VU’.

Pieter Ten Hoopen montrait des photos très sombres prises à Stockholm, des gens seuls, des vues panoramiques et des lieux urbains déserts aussi avec quelques points lumineux qui tranchent sur la nuit. Un style ultra-contemporain, froid, abstrait, presque « design ». Son site est ici.

Massimo Berruti nous entraine quant à lui, tout au contraire, au plus près de la vraie vie avec des immigrés à Rome. Le style est encore celui de VU’ (sa page dans cette agence ici) avec de petits noirs et blancs un peu flous dégageant un sentiment d’urgence. On y voit des lieux et des visages, sans misérabilisme malgré la misère de cette population et de son habitat.

Lorenzo Castore (seratonin, Pologne,  2009) nous montre une série impressionante qu’on pourrait illustrer d’un mot: décrépitude. Ewa et son frère sont âgés et vivent dans la misère dans une vieille maison délabrée qui connut son heure de gloire, on les voit, seuls ou tous les  deux, leur photo et les photos de leurs photos. Un naufrage. la page de Lorenzo chez VU’ est ici.

Arya Hyytiainen nous gratifie lui-aussi du style VU’ avec de sombres noir et blanc à gros grain de Marseille avec ses rues et ses « gueules », des portraits que l’on dirait tout droit tirés d’un film noir. Son site est par ici.

Michael Grieve délivre quant à lui un projet plus provocant (no love lost, Grande-Bretagne, 2008) et en couleurs: bordels, prostituées et clients, portraits, petits objets et traces. L’ensemble est parfois un peu flou, les gros plans nous sont épargnés mais on reste sur le fil du rasoir avec une impression plus animale que véritablement humaine: une sorte de bétail. La présentation de telles pièces dans une église ne manque pas de sel. L’accrochage était réalisé par bandes verticales de 4 photographies. Et comme le site (à voir ici) de Michael nous épargne le flash, une illustration est en tirée visible ci-dessous. Michael a aussi réalisé une série, dans la même veine, sur le Killing Kittens, un « club privé » situé dans les beaux-quartiers londoniens. Il est signaler que son site vend ses photos en ligne (de 650 à 1 000 GBP selon la taille et l’édition) ce qui est assez rare pour être mentionné. Bien entendu, entre acheter directement à un photographe et acheter des posters photos tirées à 100 exemplaires dans une boutique prétendument branchouille ou « arty », « il n’y a pas photo » comme dit l’autre.

Kosuke Okahara (Japon, 2007) montre des images encore plus dérangeantes bien que seule une scène soit explicite et que le noir et blanc nous épargne une vision sanguinolente.  Il s’agit d’une jeune japonaise, le plus souvent photographiée à proximité de son pc dont les bras sont tailladés. C’est pour le moins bizarre. L’auteur dispose d’un site (ici) mais cette série n’y est pas visible.

Noorderlicht 2009 – Groningen Photo Festival – Eglise de Aa (der Aa-Kerk) – Point of no return

A l »église de Aa à Groningen (Pays-Bas), il y avait aussi, à l’occasion de Noorderlicht, une exposition qui sentait le souffre, Point of no return. Qui l’eut cru, dans une paisible église de province dans le plat pays ?

Assez bizarrement aussi, le scandale a suscité de nombreuses réactions dans le monde anglo-saxon mais je n’en ai rien vu chez les latins et autres francophones.De quoi s’agit-il ?

Point of no return se présente sous la forme d’un mur tapissé d’images horribles (on croit être blasé mais en voyant cela on se rend compte que non) relatant un épisode du conflit israélo-palestinien, et réalisées par 11 photographes palestiniens. C’est absolument atroce à voir. Ceci dit j’ai été témoin, lors la visite, des réactions d’un groupe de collégiens: réceptivité et sensibilité nulles. Bref.

Jusque là on est tenté de dire que tout va bien: des images terribles, ce n’est pas cela qui manque, l’actualité en est riche. Admettons.

Le scandale est né de la demande de AP (Associated Press) de retirer le texte du curateur, Stuart Franklin, un ancien de Magnum. La demande a été entendue et le texte retiré à la suite de menaces de poursuites (ce que AP dément). Toujours selon le British Journal of photography, AP a été choqué de voir le texte imputer la responsabilité principale  du bain de sang à Israël (comme l’assurent semble-t-il les Nations Unies et Amnesty International).

Quoi qu’il en soit, d’aucuns ont crié à la censure tandis que AP assurait que son rôle n’était pas de relayer des opinions politiques mais de communiquer des informations. Ambiance.

Noorderlicht 2009 – Groningen Photo Festival – Eglise de Aa (der Aa-Kerk) – Closing in

Nous poursuivons la visite de l’exposition qui se tenait à Groningen (Pays-Bas) à l’église de Aa à l’occasion de Noorderlicht l’automne dernier avec la sélection de Lauren Heinz baptisée Closing in.

Lurdes r. Basoli (Venezuela 2009) ne fait pas non plus dans la dentelle avec de petits noir et blanc illustrant la violence dans les barrios:  familles éplorées, prostituées, drogue, rafles policières, morgue, cercueil. Son site est ici. Wayne Liu montre aussi un reportage sous forme de petites photos noir et blanc punaisées sur le contreplaque en une longue file horizontale, le style un peu granuleux, pas très net, où le blanc est  gris évoque le « style VU’ et ressemble au témoignage d’un promeneur triste en Chine. Son reportage est visible sur son site (ici).

Seba Kurtis (drown, Espagne 2009) montrait un travail expérimental basé sur sa propre expérience de réfugié en Espagne: il montrait une série de photographie qu’il avait volontairement jetées à l’eau afin d’évoquer le sort des malheureux qui tentent d’émigrer en Europe et se noient.

Adam Patterson (Grande-Bretagne, 2008) livre un reportage dans les quartiers chauds de Londres réalisé après le nombre record de meurtres en 2007. avec une bourse de la Royal photographic society.Sa série est visible sur son site (ici) mais hélas on perd le « charme » de la présentation à Groningen où les petites photos dispersées sur un mur de bois brut étaient entrecoupées de textes nombreux.

Linda Forsell avait également choisi d’accompagner son travail photographique (shaking off:Palestine, 2008, en apparence banal) par de nombreux commentaires mais cette fois on les retrouve (ici) sur son site web. Une interview d’elle est visible ici.

Vincent Delbroock a aussi eu les honneurs et est interviewé (ici). Il a choisi de raconter une tranche de vie (la sienne) à la Havane en utilisant textes, tirages géants et  petits formats punaisés sur une table. Je n’ai pas vraiment accroché pour ma part. Son site donne une bonne idée de son travail (ici).