Fondation d’entreprise Ricard – L’apparition des images

La semaine dernière se terminait l’exposition intitulée L’apparition des images à la Fondation d’entreprise Ricard (12 rue Boissy d’Anglas), c’était donc l’occasion de renouer avec Paris. L’exposition était modeste, accompagnée de livret explicatifs en noir et blanc et il était possible d’avoir une visite guidée. Le contenu, contemporain, était consacré davantage à la matière (la texture) photographique qu’à la photographie elle-même et pouvait rester assez obscure au 1er abord, plus proche de l’expérimentation physique ou technique que de la création artistique. Au programme:   Meris Angioletti, Eric Baudelaire, Dominique Blais, Juliana Borinski, Blanca Casas Brullet, Joseph Dadoune, Jacob Kassay, Lisa Oppenheim, Diogo Pimentão, Sébastien Rémy, Simon Starling.

Vienne – Mois de la photographie 2012 – Jour 2 – La suite

Pour le 2ème jour à Vienne pour le mois de la photographie il n’y avait pas que le Kunst Haus Wien, même si c’était le point d’orgue. L’exposition qui se tenait à l’Hotel Altstadt / The Hall (Kirchengasse 41) valait aussi la peine, avec des séries très longues et un bel espace qui n’a d’ailleurs rien à voir avec un hôtel. Hélàs, de retour à la maison le bilan est plus mitigé car nombreux sont ceux qui n’ont pas de site en téta de marche et parmi ceux qui en disposent l’impression donnée n’est guère favorable, dommage. On commençait avec un long reportage coloré consacré au théatre chinois par Gerhard Falb  avant de passer aux très expérimententales « solargrafie » noir et blanc de Simone Gostl (des paysages vilains réalisés en exposition longue de plusieurs jours). Je passe aussi sur Judith Kaltenböck (portraits mélangeant un homme et des emballages) et Eva Unterwurzacher (photos de famille à la mer, dans le jardin, mais très floues) qui ne sont pas sans intérêt mais dépourvues de site web. Le travail de Alek Kawka échappe à la description tandis que Patricia Gapp affichait 5 grands portraits en couleur et trois boites avec un rouleau de photos éclairé et défilant (c’est original). Le parcours se terminait avec Heidrun Henke et ses portraits de nuits de gens éclairés par leur écran (le site consulté est indiqué), un sujet déjà exploité par d’autres (vu à Londres par exemple, ici).

Je passe sur l’exposition qui  se tenait sur Ausstellungsstraße 53 car je n’ai vu qu’un seul photographe alors que j’en attendais plusieurs et en plus il ne figurait pas sur le site web. Bref.  Du coup nous voila au Ragnarhof (Grundsteingasse 12), toujours aussi underground, dans une sorte de squat, tout près d’un ciné et d’un boite gay, de nuit il faut être un peu motivé. Je passe sur ceux et celles sans site web (Smaranda Elena Corbeanu, Jennifer Fetz et Claudia Rohrauer)pour évoquer Stefanie Honeder (très divers et du texte, beaucoup de texte…), Robert Bodnar  (un seul très grand format en diasec d’un paysage imaginaire de lac et montagne) et le plus facilement lisible travail de Sophie Tiller  avec 4 petites plantes bien vertes poussant au travers de vieux livres (ci-dessous en provenance de son site web :)

Le Bal – Paul Graham

Jusqu’au 9 décembre, Le Bal présente le travail de Paul Graham, dans la droite de ligne de sa série anglaise, après Chris Killip (billet ici). Pour 5 € l’entrée vous avez droit à un fascicule qui s’apparente à une sorte de magazine des activités (commerciales) du Bal plus qu’un à guide l’exposition. Pour la 1ère fois, à ma connaissance, Le Bal met en oeuvre la consultation de livres sous forme numérique danbs la petite salle dédiée habituellement à la projection, salles envahie de bobos à poussettes. Pour le reste, la salle au rez-de-chaussée montrait beyond caring, de grands formats couleurs accrochés serrés, la Grande-Bretagne de Thatcher vers 84, vue dans les salles d’attentes de l’ANPE locale, au ras des chaises. Au sous-sol, une série plus conceptuelle, The present, une forme de street photography consistant à faire deux ou trois photographies successivesd parfois sous deux angles, du même lieu; l’effet produit est singulier, presque hypnotique, parfois aussi amusant. Une belle idée d’exposition, réduite faute d’espace, au rôle d’amuse-gueule, comme souvent au Bal qui devrait déménager ou creuser une autre cave …

Dans quelques jours, l’ENSP prend le relai, du 14 décembre jusqu’au 6 janvier 2013 exactement, avec 8 jeunes artistes.

Maison des métallos – Claude Iverné

La Maison des métallos  exposait jusqu’au 7 novembre le travail de Claude Iverné au Soudan, une très très longue série, une vraie avalanche de noir et blanc gris (ce qui étonne dans un pays que l’on suppose lumineux) sous un éclairage brutal avec pas mal de reflets. On y voyait toute sorte de choses, pas seulement des camps de déplacés, depuis des paysages, des portraits en pied, des huttes et abris, des ruines jusqu’à des objets tout aplatis dans le sable du désert.

Institut Néerlandais – Art contemporain de la Rabo Art collection

Visite rapide à l’Institut Néerlandais le 4 novembre dernier en attendant le nouvel accrochage, désormais en place, consacré à Charlotte Dumas. Il y était question d’art contemporain mais je m’attendais à une sélection très photographique ce qui n’était pas le cas: étaient seuls en la matière, Sassen, Marijke van warmerdam, Dijkstra (en autoportrait), Sigurdur Gudmundsson, Pieter Laurens Mol, Marina Abramovic, Hassink et Desiree Dolron (avec un bébé au sein et non ses portraits hollandais). A noter que pour 4 euros de droit d’entrée vous aviez droit à un véritable petit livre de contextualisation des oeuvres, très bien fait et richement illustré en couleur.

Jeu de Paume – Alvarez Bravo

Le Jeu de Paume a l’habitude de rater l’exposition de monographies consacrées à de grands photographes. C’est donc sans illusion que je suis allé voir Alvarez Bravo (pour ceux qui souhaitent perdent 8,50 €, l’opportunité dure jusqu’au 20 janvier 2013). Que dire ? Seul le 1er niveau du vaste espace est consacré au photographe mexicain et le cheminement entre les deux salles et au sein de chacune est toujours aussi peu clair. Le mince fascicule remis au visiteur, pourtant délesté d’une somme significative, ne dépasse pas le niveau du feuillet photocopié; quant à l’accompagnement du visiteur (cartels et autres), il est proche de l’inexistant. Sans doute s’adresse-t-on, encore, à un public de fins lettrés mais faut-il tomber à ce point dans la pédanterie parisienne avec un titre comme « Gésir ». A part ce triste constat, l’exposition permet de découvrir des travaux presque abstraits ou en couleur, au-delà des classiques les plus connus, heureusement montrés: Le songe, L’ouvrier en grève assassiné, La bonne renommée endormie.

MEP – Automne 2012

La MEP a maintenu tardivement son accrochage estival (billet ici) pour le renouveler seulement partiellement dans une exposition durant jusque vers mi-novembre. C’est cette dernière que je suis allé voir le 4 novembre dernier et ce n’était pas terrible. Cédric Delsaux avec 5 tirages exposés tirés de sa série »Dark Lens » mélange Star War à un univers réel. Bof. Je préfère d’autres de ses séries, moins « commerciales », visibles son site web. Choi Chung Chun (dit Choi) montrait 25 travaux géants en noir et blanc de visages déformés lors du tirage. Bof. Claude Nori, le fameux éditeur, exposait ses livres et des œuvres de petit format de ses auteurs (Plossu, Salgado, Petersen, etc) ainsi que des travaux personnels, parfum guimauve et dolce vita. Mouais. Encore heureux que j’ai un abonnement qui me permet de passer en coupe-file et dans une certaine mesure de payer moins cher car vraiment la MEP ça ne s’arrange pas. Le nouvel accrochage totalement renouvelé est en place depuis le 14 novembre.