Musée du Montparnasse – Les dix ans du Prix Arcimboldo – Partie 4

Aujourd’hui c’est le dernier article sur l’exposition consacrée aux 10 ans du prix Arcimboldo qui se  déroule au Musée du Montparnasse jusqu’au 15 mars 2009.

Jean-Baptiste Barret ne dispose pas de site web, ce qui est fort dommage, lui qui a été lauréat en 2002. Son travail porte sur la mise en situation de personnages imaginaires ou de fantaisies (un indien, un mage, etc) dans des univers particulièrement concrets (une raffinerie ou une ville, par exemple). La photo ci-dessous a été réalisé dans le musée. Pour avoir une vue plus complète de son travail, vous pouvez visiter le site de sa galerie, Chez Valentin, ici.

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Tom Drahos est dans un style bien différent (son site web est ici).  Pas de contes, pas de rêveries ici mais plutôt des expérimentations visuelles associant images réelles et images de synthèse plaquées. Pas très convaincu pour ma part.

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Nicolas Moulin est, parmi les trois photographes abordés ici, celui dont le travail m’est le plus familier mais que je n’avais pas encore vu en vrai. Son style tranche encore avec celui de ses collègues. Il nous donne à voir de curieux paysages, souvent naturels mais pas toujours, occlus par le béton.

C’est assez surprenant et intriguant. Les photos ci-dessous ont été prises lors de l’exposition. Je n’ai pas trouvé de site le web du photographe mais vous pouvez visiter le site de son galériste, Chez Valentin, ici.

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Musée du Montparnasse – Les dix ans du Prix Arcimboldo – Partie 3

Depuis deux jours (ici et ),  je vous parle du Musée du Montparnasse et de l’exposition qui s’y déroule, consacrée aux dix ans du prix Arcimboldo.

Pour cette suite, je vous propose de rester à l’étage pour découvrir le travail de Nicole Tran Ba Vang que vous avez sûrement du voir il y a quelques années. Vous vous souvenez de ces jeunes femmes portant leur peau comme un vêtement avec fermeture éclair ? C’était elle. Il y a seulement trois photos exposées (il me semble) mais c’est intéressant de voir « pour de vrai ». Pour illustrer, deux photos visibles au musée et extraites du site web de Nicole qui est bien fait (ici).

Il y a un paquet de mois, elle n’avait plus de galerie en France, après avoir été exposée, après son prix, chez Perrotin à Paris, ce qui semble se confirmer lors de l’exposition puisque les œuvres sont prêtées par la galerie Erna Hecey (ici et à Bruxelles aussi). Je ne sais pas vous, mais moi ça me plait bien :) Sur la photo de droite on ne voit pas bien : il s’agit de broderies et c’est esthétique sur la photo « en vrai ».


Dans un tout autre genre, il a aussi le travail de Patrick Fournial dont les photos sont floues sauf un motif qu’il a sélectionné. C’est aussi un travail agréable à l’oeil qui, pour les plus intellectuels, renverra au fondement du travail du photographe qui consiste à prélever, par son cadre, un morceau de réalité : ici, le prélèvement se fait aussi par la mise au net. Une sorte de travail de silhouesttiste. La photo, ci-dessous, visible au Musée, est extraite du site du photographe (ici).

Sa technique peut faire penser au fameux « tilt shift » mais ce n’est pas tout à fait cela (imho). Pour voir des exemples saisissants de tilt shift, il y a Smashing Magazine qui a fait un article sur le sujet qui est ZE référence visuelle, ici.


Musée du Montparnasse – Les dix ans du Prix Arcimboldo – Partie 2

Hier, je vous ai parlé du Musée du Montparnasse et de l’exposition qui s’y déroule, consacrée aux dix ans du prix Arcimboldo. J’avais commencé par le rez-de-chaussée et aujourd’hui nous passons à l’étage.

Là-haut on voit une vidéo de Catherine Ikam, deux visages en 3D s’interpénétrant et quelques images hélas difficilement reproductibles ici. On voit aussi le travail de Florian Schneider, des portraits que l’on dirait peints et que je n’avais vu « en vrai ». A dire vrai, les reproductions sur le Web traduisent là-aussi bien mal l’effet produit par son travail qui semble vraiment matérialiser des « touches » comme celles du peintre. Les deux illustrations sont issues du site de son galériste, Alain Le Gaillard (ici).

La suite demain.

Musée du Montparnasse – Les dix ans du Prix Arcimboldo – Partie 1

Le musée du Montparnasse (21 rue du Maine et ici aussi) est un musée modeste situé à deux pas de la gare du même nom. Le musée est modeste par son aspect et sa taille : ici, rien de monumental ou de luxueux. On y accède par une petite voie pavée.

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Et le droit d’entrée n’est que de 5 euros et le dépliant est à 0,50 euro. Autant dire que c’est une promenade économique idéale pour un dimanche pour un amateur de photos car l’exposition est consacrée aux dix ans du Prix Arcimboldo.

Pour tout savoir sur ce prix, vous pouvez aller sur le site de « Gens d’image » (qui organise la manifestation) qui est très bien fait (ici).

Dans l’entrée, on est accueilli par le dernier lauréat, Jean François Rauzier (déjà chroniqué ici) puis c’est au tour d’Orlan, qu’on ne présente plus et qui était exposée à Lyon dans le cadre du Septembre de la photo et Alain Delorme. Ce dernier montre une partie de sa série Littlle Dolls où l’on voit des « mélanges » entre enfants et modèles attablés devant un gateau.
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Orlan montrait également ses travaux de croisement entre elle-même, sujet d’expérimentation depuis des années (y compris dans sa chair) et des personnages multiples (série self-hybridations).

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Les illustrations ci-dessous ont été réalisées sur place avec des moyens limités : elles ne sauraient se substituer à une visite de ce musée, que j’encourage.

La fois prochaine nous verrons ce qu’il y a à l’étage.