Noorderlicht 2009 – Groningen Photo Festival – Bibliotheek

Après l’Eglise de Aa, et toujours à Groningen pour Noorderlicht, on peut aller à la bibliothèque. La bibliothèque ne fait pas partie des expositions officielles même si elle figure dans le programme et il s’avère que la plupart des exposants sont des amateurs: on y parle d’ailleurs du « Daguerre Photo Club »  (le site du club, qui existe depuis 1891,  est ici et c’est en néerlandais).

Dans ce lieu, où l’on entre sans aucune formalité, il y a le café et la bibliothèque à proprement parler, avec ses rayonnages et ses espaces de lecture.

Eli Dijkers est, seulement, un professionnel local (son site ici) même si les trois images présentes étaient saisissantes.

Avec Henk Veenstra on évolue dans le même registre  du « professionnel du coin » avec de grands tirages couleurs diasec de musiciens et de leur instrument (ce sont des musiciens hollandais pas connu en France) aux ciels trop photoshopés. Son site est ici. Avec Kitty boon enfin, on a affaire également à une professionnelle qui a de plus déjà exposé: elle affiche des prix de 250 a 1000 (format carré 1 mètre). On y voit une piscine abandonnée,  un baigneur déformé par l’eau qui bouge, des objets qui flottent pris au ras de l’eau: le point de vue le plus original sans doute. On peut voir son travail ici et .

Pour le reste, on a affaire à des amateurs plus ou moins talentueux sans site web (ou bien une page Facebook ou encore un site très, euh, amateur) ce qui complique un peu les choses.

Alfred de Groot possède aussi un site web dédié à la photographie (ici) et montrait 3 pierres tombales arrachées dans un carton de cadre noir. Assez bizarrement, ce travail très amateur contrastait avec un accrochage impressionnant de qualité attribué au même auteur, en bas, au niveau « jeunesse »:  trois photos de lapins en peluche gisant sur des attractions pour enfants, la tête pendante, de nuit. De nombreuses autres photos en couleurs montre des petits avec leur peluche, c’était assez effrayant au final.

Marco Tenback est inconnu sur le web et pourtant ses photos de statue féminine dans une cimetière en pose très libre fait s’interroger le passant sur son statut, pierre ou chair ? Absence de site web aussi pour Lianne Koster, Jan Knot (3 petites photos couleur de travaux agricoles colles sur un fond de photo noir et blanc du sol d’un champ), Riet Michel (une manif aux pays-bas),  Jen VanWijngaarden (photos « graphiques » sol craquelé, etc.il y a des compositions inspirées dans la répartition des cœurs par exemple) et Jos Grimbergen (trace de tracteurs, bof) ou Johann Felinga (quelques feuilles, beaucoup de feuilles, quelques fleurs et une plage: vues de dessus, une série amusante) ou encore Jan Dodema (petit triptyque noir et blanc d’un paysage rural sous trois angles) ou Gerd Lewis ou Frans Kolbeek ( paysages naturels sous un ciel plombé, dépôts de terre dans des milieux urbains, intriguant) ou Wim Schuitema (traces dans le sable ou la terre).

Certains ont un site inopérant comme Ina Walvis qui montrait  deux pieds sur l’herbe verte dans de petits formats se succédant comme dans un film.

Jan hendrik van der veen montrait des gens couverts de boue (vêtement, visage), seuls ou en famille ce qui laisse penser que son site est ici alors qu’on en trouve un autre également mais plus clean mais dans tous les cas, il s’agit vraisemblablement d’un amateur également. . Hilbrand Groenhof (nb de la terre labourée dont il reste que la géométrie) dispose d’un site d’un kitch inénarrable avec musique d’ascenseur en fond sonore, on ne sait s’il faut en rire ou en pleurer.

Marielou van der Hoef montrait 4 portraits tranquilles devant une fenêtre et ne possède pas de site web à part sa page Facebook (ici). Il en est de même de Hetty Oostergetel (3 photos du dépotage d’une plante, bof) avec sa page Facebook ici.

Bref, de tout cela il faut retenir que c’est une visite qui était aisément évitable.

Mois de la photographie à Paris – 3 – Seventies – BNF Richelieu

C’est le mois de la photographie à Paris et tous les sites à vocation culturelle se doivent de montrer de la photo.  La Bibliothèque Nationale (sur le site Richelieu) montre l’exemple avec une expsoition consacrée à la photographie américaine dans les années 70 d’où le titre de l’exposition (seventies).

Très peu de photo en couleurs, hélas. Tous les classiques sont là de Arbus à Winogrand et quelques noms moins connus. Plus de 300 photographies dont certaines devenues des icones (le gosse dans le parc d’Arbus ci-dessous, la jeune femme riant de Winogrand).

Même si le panneau introductif précisait bien qu’il ne s’agissait que d’une coupe dans la collection de la BNF et non d’une exposition exhaustive, il faut bien reconnaître que 7 EUR pour des photos présentées sans guère de logique et sans aucun contexte (à se demander à quoi sert la BNF et ses conservateurs) c’est un peu fort de café. Je passe sur la foule compacte amassée ce dimanche en fin d’après-midi devant les œuvres, certains se roulant des pelles, d’autres répondant au téléphone. Je passe aussi sur les 48 EUR du catalogue.

Seule la qualité de l’éclairage ne souffre pas de critique.

Si vous connaissez un peu la photo, vous ne découvrirez pas grand chose et n’apprendrez rien. Si cela vous tente néanmoins, c’est jusqu’au 25 janvier 2009.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 22 – Bibliothèque du 4ème – Denis Chouquet

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Bibliothèque du 4ème arrondissement de Lyon, qui est juste à côté de la galerie Le Bleu du ciel (dont j’ai déjà parlé dans plusieurs articles ici). L’exposition est terminée depuis le 18 octobre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

Le photographe Denis Chouquet a photographiés des roms à Lyon après les avoir côtoyés chez eux en Roumanie. Les roms c’est un bon sujet si on juge par le nombre de photographes qui abordent ce sujet. On voit des baraques, des gens, le tout de façon intimiste avec des bougés et tout ça. On voit l’homme chez le coiffeur, on voit le gamin qui traine une grosse valise, on voit deux enfants sous des parapluies. Bon.

Je n’ai pas été spécialement sensible à tout ça.

Par contre, il y avait d’exposé le bouquin sur les roms de Mathieu Pernot dont j’ai parlé dans un billet sur les Rencontres d’Arles (ici).

livre-de-mathieu-pernot-les-roms

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 16 – Bibliothèque Part-Dieu – Raymond Depardon

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la bibliothèque de Lyon Part-Dieu (site ici). L’exposition est visible jusqu’au 19 janvier 2009.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008. Raymond Depardon fait partie des derniers monstres sacrés de la photographie française, reconnus internationalement. Né en 1942, fondateur de l’agence Gamma en 1966 avec Gilles Caron, il est aussi réalisateur de plusieurs dizaines de films et demeure membre de Magnum. L’exposition témoigne de ce que Depardon a vu au cours de ses pérégrinations dans 12 villes. Un livre est édité à l’occasion, bien évidemment. Franchement, je n’ai pas été emballé : ce sont de belles photos, rien à redire là-dessus. Depardon à l’oeil et sait faire des photographies mais il manquait quelque chose.

Le risque dans la photographie de voyage c’est soit de photographier ce qu’on trouve à sa porte sans bouger de chez soi, soit de rapporter l’image vue cent fois qui permet de reconnaître le lieu du premier regard. Difficile de naviguer entre les deux écueils. Ainsi, à New-York, on ne coupe au drapeau US planté dans la façade d’un building, au fanion Haiti dans le taxi, à la foule qui marche. Il n’y a au final que deux images qui m’ont vraiment séduites. L’une à Addis-Abeba où l’on voit trois chiens miteux roulés en boule pour dormir, pleine se sensiblité à mes yeux et une autre, pour sa composition, montrant un carrefour parisien où se croisent deux passages cloutés, tout en noir et blnc sauf un éboueur en jaune, au milieu.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 5 – Bibliothèque du 1er – Zurkova, Zurek, Balkova, Francova, Stein, Issa et Drzkova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Bibliothèque du 1er arrondissement.

Là aussi il nous est donné à voir les œuvres de photographes tchèques. L’exposition est terminée depuis le 25 octobre. Je l’ai visitée lors de mon séjour du 9 au 11 octobre à Lyon.

Barbora Zurkova et Radim Zurek nous montrent des triptyques père-mère-enfant. De part et d’autres ce sont les parents et au milieu l’enfant. Bien entendu, il s’agit de construction d’un enfant hybride des deux images parentales. Un travail amusant mais il faut bien avouer que le sexe de l’enfant détermine un rapprochement si flagrant avec l’image de son parent de même sexe que le mélange des gênes n’apparaît pas clairement. Barbara Balkova nous montrent quant à elle des visages masqués par des poils ou du jambon ou des pétales ou bien encore un œuf (ce qui fait une tête d’œuf – oui, je sais, c’est facile). Son travail illustrait l’affiche du « septembre de la photographie ». J’avais pensé à son travail en voyant celui de Dimitri Tsykalov à la MEP (ici).

 

Sylva Francova (dont le site est ici) nous présente deux panoramiques (pas loin de 2,5 m de large) où une femme est présentée faisant diverses activités de sa journée mais dans la même photographie. C’est un peu sa marque de fabrique cette technique. La série s’appelle « portraits of women » (ici). Stepanka Stein et Salim Issa montrent de grands portraits en pied, très propres mais auxquels je n’ai pas accroché du tout. Leur site web est ici et par contre, là, j’ai vu des choses intéressantes. Katerina Drzkova nous montre quant à elle des réfugiés qu’elle a plongé dans un décor de rêve : le décor que ces réfugiés rêvaient. Sa série s’appelle « refugees ». Un travail intéressant (son site est ici, hélas en flash). J’ai pris une photo ci-dessous de son travail.

On reviendra sur son travail plus tard car elle exposait aussi dans une galerie, chez José Martinez.