Mois de la photographie à Paris – 17 – Galerie Cour Carrée – Lin Delpierre

Dans le cadre du Mois de la photographie, la Galerie Cour Carrée montrait jusqu’au 29 novembre des photographies de Lin Delpierre. Il ne s’agit pas à priori d’une série mais d’un travail constitué de plusieurs séries réalisées en Chine, en Argentine et ailleurs sur le thème des “Passantes” qui donnait son nom à l’exposition.

Les photographies montrent en effet des passantes, en moyen format couleur. Ce sont des femmes dans la rue et elles passent. Elles ne sont ni belles ni laides, ni vieilles ni jeunes, ni tristes ni hilares. Elles se contentent de passer.

Moi aussi je me suis contenté de passer car faute de saisir le projet de l’auteur, cela ressemble étrangement une banale série de reportages touristiques d’un célibataire en goguettes photographiant ses rencontres, ou des inconnues, au fil de ses promenades. Ou bien alors au catalogue de La Redoute. Il parait qu’il fait ses photos de près, contrairement à Beat Struli. Bien. Et alors ? Une analyse (?) dont je vous laisse juge se trouve ici. Encore un coup du bullshit generator ?

A ce rythme là, il est clair que Flickr a toutes ses chances.

Le site web (ici) est très rustique et il n’est pas nécessaire d’y passer, quant au second (ici), il est en panne aujourd’hui (« Connexion à la base impossible. Veuillez essayer une nouvelle fois ultérieurement… ») et il n’est pas impératif d’y passer non plus, ou d' »essayer une nouvelle fois ultérieurement ».

Le travail de Lin Delpierre est en revanche visible sur son site web (ici) qui fonctionne parfaitement bien et dont sont tirées les deux illustrations ci-dessous.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 12 – Galerie La salle de bains – Leo Fabrizio

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Galerie La salle de bains (site ici), elle aussi situé rue Burdeau. L’exposition consacrée à Leo Fabrizio s’est achevée le 18 octobre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

Leo Fabrizio nous montre sa série « Dream World » qu’il semblait avoir vue à Arles dans l’expo des jeunes diplômés d’Arles (je me rend compte avec effroi que je n’en ai pas parlé pendant ma série estivale). En fait non. Il sort d’une école Suisse.

Il n’empêche que les grands panneaux publicitaires vantant les logements et la typologie de maisons (20 maisons « de rêve) ça m’a fait penser à Jürgen Nefzger chez Esther Woerdehoff (ici). Et puis aussi j’ai revu des choses du même tonneau plus tard, au musée Tony Garnier, toujours à Lyon. Une illustration en provenance du site de l’artiste ci-dessous.

Je n’ai donc pas trouvé cette exposition extraordinaire au final.

Sans doute fais-je fausse route aussi vous laissé-je méditer cette position osée d’un penseur qui s’exprime sur le site de l’artiste (ici) : « Le Homes for Thaï de Leo Fabrizio est une anthropologie de l’espace à l’heure de la disparition de l’utopie. » ça laisse rêveur. Une sorte d’application de ça (merci Deloitte !) à la création ?