Lyon – Septembre de la photographie – Partie 15 – Galerie Caroline Vachet

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Galerie Caroline Vachet (site web ici, hélas en flash), elle aussi situé rue BurdeauL’exposition est achevée depuis le 1er novembre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

Changement de style, après l’ennui mortel de la Galerie Mathieu, avec Caroline Vachet . C’est plus dynamique dans l’accrochage et c’est sympathique dans le discours, très enthousiaste, de cette galériste de 25 ans qui a ouvert boutique le 29 avril 2008 seulement et compterait une quinzaines d’artistes dans ses rangs. Se lancer à la veille de la crise financière et d’une crise économique sérieuse, ce n’est pas de chance alors on lui souhaite de conserver toute son énergie, elle n’en manque pas, pour trouver des talents et séduire les collectionneurs.

La galerie n’est pas dédiée à la photographie, contrairement à la galerie Le Reverbère, mais à l’art contemporain, ce qui ne l’empêche pas de présenter deux photographes à l’occasion du Septembre de la photographie.

Le premier est Pascal Blondeau qui nous montre des vues colorées de mannequins avec qui il a a vécu (des mannequins en plastique, je précise, il ne s’agit pas de tops models en chair et surtout en os) et qu’il finissait pas croire vivants. Hum. Le projet artistique ne m’a pas paru bien clair et il faut dire que des mannequins en photos cela fait des décennies que l’on en voit, c’est presque un exercice de style (regardez-donc, même chez les amateurs, sur Flickr). Les qualités esthétiques de ce travail sont réelles mais cela me paraît davantage décoratif qu’artistique mais ce n’est pas grave.

Toute autre approche avec Paula Muhr qui fait davantage dans le conceptuel. On y voyait la même série que celle que j’avais vue au Luxembourg (billet ici) dans le cadre de Photomeetings. Mais on y voyait une série sur le père de l’artiste, une sorte de contrepoint au travail sur sa mère. On ya voit donc le père (série Tata, père en serbe – Paula est née en Serbie avant de rejoindre l’Allemagne), en grand format couleur, habillé dans les tenues les plus diverses et vaguement décalées et tout cela dans le plus grand sérieux. Selon la galériste, le père de Paula a toujours accordé beaucoup d’importance à ses vêtements et lors de son divorce c’était semble-t-il encore un sujet de discussion. Peut-être l’artiste fait-elle là sa thérapie ?

La photo ci-dessous, non présentée à la galerie, est extraite de son site, ici.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 12 – Galerie La salle de bains – Leo Fabrizio

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Galerie La salle de bains (site ici), elle aussi situé rue Burdeau. L’exposition consacrée à Leo Fabrizio s’est achevée le 18 octobre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

Leo Fabrizio nous montre sa série « Dream World » qu’il semblait avoir vue à Arles dans l’expo des jeunes diplômés d’Arles (je me rend compte avec effroi que je n’en ai pas parlé pendant ma série estivale). En fait non. Il sort d’une école Suisse.

Il n’empêche que les grands panneaux publicitaires vantant les logements et la typologie de maisons (20 maisons « de rêve) ça m’a fait penser à Jürgen Nefzger chez Esther Woerdehoff (ici). Et puis aussi j’ai revu des choses du même tonneau plus tard, au musée Tony Garnier, toujours à Lyon. Une illustration en provenance du site de l’artiste ci-dessous.

Je n’ai donc pas trouvé cette exposition extraordinaire au final.

Sans doute fais-je fausse route aussi vous laissé-je méditer cette position osée d’un penseur qui s’exprime sur le site de l’artiste (ici) : « Le Homes for Thaï de Leo Fabrizio est une anthropologie de l’espace à l’heure de la disparition de l’utopie. » ça laisse rêveur. Une sorte d’application de ça (merci Deloitte !) à la création ?

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 11 – Galerie Néon – Dolorès Marat

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Galerie Néon (site web catastrophique ici). L’exposition consacrée à Dolorès Marat s’est achevée le 18 octobre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

Assez bizarrement je n’en ai gardé aucune souvenir et du coup  pas moyen de faire quelquechose avec mes notes que je vous livre texto : « gros travail sur les couleurs, le grain et le flou – univers un peu glauque – les reflets tuent – réussit à créer un univers mais ne suis pas sensible à cela ».

En effet, je ne devais pas être sensible car même en lisant le communiqué de presse (ici), rien ne m’est revenu.

Ou bien alors Alzheimer me guette.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 10 – Galerie Le Bleu du ciel – Mark Curran

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Galerie Le Bleu du ciel (site ici). L’exposition consacrée à Mark Curran, et qui se tenait sur le site situé rue Burdeau, s’est achevée le 31octobre. La galerie dispose d’un autre site rue de Cuire.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

De l’extérieur on avait l’impression que c’était fermé mais en fait non : les vitres étaient volontairement occultées mais c’était ouvert. A l’intérieur, des murs blancs, un éclairage cru et une sono déplaisante : la reconstitution d’une usine HP en fait. Sur les murs, des tirages grands formats, très blancs aussi, grandeur nature. Des portraits, des vêtements, des matériels. Les images sont fixées par des pinces. Au fond, une vidéo.

« The Breathing Factory » (2006) est une installation consacrée à une usine Hewlett-Packard en Irlande et a donné lieu à un livre.

Les photos ci-dessous visibles pendant l’exposition viennent de ce site, .

Je n’ai pas été vraiment enthousiasmé.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 9 – Galerie Francoise Souchaud – Jacques Bosser

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Galerie Françoise Souchaud (site ici). L’exposition consacrée à Jacques Bosser s’est achevée le 11 octobre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

L’exposition intitulée « Wax spirit » était magnifique. Les grands portraits d’africaines aux robes étonnantes photographiées sur fonds de wax aux couleurs éclatantes est une grande réussite esthétique. Rien de bien nouveau bien sûr, ni le cadrage ni la lumière ni le concept ne frappent mais la seule beauté de ces tissus et de ces femmes suffit (enfin, ça me sufit à moi).

Jacques Bosser n’est pas un débutant (il est né en 1946) et son travail a déjà été pas mal montré. Il a vécu en Afrique dans sa jeunesse et vit désomais à Montrouge.

Son site est hors-service si boien que je n’ai aucune image correcte à montrer hormis le timbre-poste ci-dessous, dommage.

Si le prix des œuvres (comptez 6000 eur tout de même) vous effraie, il reste le catalogue d’exposition en vente 35 eur dans les FNAC (ici) et autres bonnes librairies.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 8 – Galerie José Martinez – Katerina Drzkova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la galerie José Martinez (site ici). L’exposition consacrée à Katerina Drzkova dure jusqu’au 8 novembre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

On a déjà évoqué Katerina Drzkova dans un récent billet consacré à l’exposition à la bibliothèque du 1er arrondissement (ici).

Cette galerie est situé rue Burdeau, la rue des galeries lyonnaises, à mi-pente de la colline de la Croix-Rousse. Comme je l’ai déjà indiqué dans un billet précédent, l’accueil est fort sympathique dans les galeries lyonnaises et celle-ci n’y déroge pas.

Ce qui est surprenant dans le travail de Katerina Drzkova c’est la variété des genres. Dans son travail présenté à la bibliothèque du 1er, il s’agit d’un travail sur les personnalités, sensible voire social (série « refugee »). A la galerie, on voit de multiples thèmes fort éloignés.

D’abord un travail sur la perspective et le cadre, appliqué à la photographie d’architecture, vide de personnage et d’humanité, très réussi et très original à mon goût. Le mode opératoire est toujours le même avec une déformation des perspectives soulignée par la pose d’un cadre blanc sur la façade artificiellement recrée. Je n’avais rien vu de tel auparavant.

Autre approche artistique, la performance. Cette fois, la photo n’est pas là pour faire preuve d’imagination au service d’une cause (refugee) ni pour démontrer la fausse objectivité (viewpoints) mais pour témoigner d’un acte artistique, d’une performance. L’artiste est photographiée par un collborateur dans des galeries ou musées en train de « faire quelque chose ». On la voit notamment près de la photo du crâne d’oeuf de Barbara Balkova (ici).

Ces œuvres sont vendues environ 1000 eur.

L’artiste montrait aussi des cartes postales (série « tropical beach ») qui, par paire, sont presque les mêmes et que l’artiste collectionne. Amusant de voir les détails subtils qui séparent deux prises de vues.

Cela fait penser à ce qui a été montré à Arles par Schmid (billet ici) mais, à mon sens, en plus abouti (il ne s’agit pas d’une collecte visant la quantité pour la quantité mais d’une procédure stricte et sélective).

Il y avait aussi une installation pas très convaincante avec des photographies et textes en braille.

Au final, cette exposition vaut le coup d’oeil et pour mémoire, c’est toujours visible à Lyon jusqu’au 8 novembre.