En bref – Centre Iris – Les lauréats CAFéFOTO 2009

Compte tenu d’un emploi du temps désormais plus chargé qu’au cours des mois passés, et devenu également plus sélectif et exigeant au fur à mesure de mon « apprentissage », j’ai entrepris de vérifier, avant d’aller voir, si l’exposition du Centre Iris, que je fréquente à chaque nouvel accrochage, valait la peine de se déplacer.

Pour cela, ce n’est pas la petite image dévolue à chaque auteur sur le site du centre qui aidait beaucoup et je suis donc allé farfouiller sur Google. Sur les 4 photographes, aucun de dispose d’un site ou d’un blog sauf un, Philippe Bernard dont le site ici, bien que rudimentaire, présente honnêtement le travail, tant la troublante série d’autoportraits récompensée par CAFéFOTO (illustration ci-dessous tirée du site de l’auteur) que d’autres.

Maintenant, que faut-il penser de ceux qui, photographes en recherche de reconnaissance, ne disposent même pas d’un site web présentant leur parcours, leur vocation et leurs travaux ?

Galerie Centre Iris – Prix CAFéPHOTO

Le Centre Iris (ici mais le site n’est pas à jour) présente les lauréats du prix CAféPHOTO (si j’ai bien compris). Photosapiens a fait un bon article sur ce prix et ses lauréats (ici) avec quelques illustrations de leur travail.

L’exposition est visible jusqu’au 27 février 2009.

La galerie ne paie pas de mine, c’est le moindre que l’on puisse dire et, une fois entré, on est plus ou moins dans une petite pièce avec quelques photos au mur et avec devant soi, au fond, une salle encombrée dans la pénombre. En fait, c’est en bas que cela se passe et là c’est déjà mieux.

Sehnaz Seker nous montre des paysages et portraits de son pays d’origine, la Turquie. Un travail intéressant où le cadrage est soigné, les flous étudiés et surtout les couleurs sont magnifiques, très douces. Sehnaz Seker dispose d’un site (ici)  mais hélas, en Flash, ce qui interdit de montrer son travail ici. En regardant le site web, je me rends compte que ce qui est présenté au Centre Iris donne une fausse idée du travail de la photographe qui me semble globalement moins « plastique » et plus « documentaire » (en l’espèce sur son village en Turquie).

Danica Bijeljac dispose quant à elle d’un site web fort bien fait (ici) mais la série montrée à la galerie ne figure pas. Sa série, que l’on pourrait qualifier d’intimiste, comme plusieurs de ses séries, porte des scènes banales, en noir et blanc ou couleurs, de format modeste, faussement « instantannées ». Pour ma part, je ne suis pas trop fan de ce genre qui me semble mieux rendu par un livre, par exemple.

Sabrina Biancuzzi montre un travail très surprenant qui passionnera les amateurs de technique photographique (dont je ne suis pas). Un vaste espoace est consacré à sa production qui utilise de nombreuses techniques depuis la lomographie et le polaroïds jusqu’aux tirages lithographiques sur papier baryté (ne me demandez pas de quoi il s’agit). L’ensemble est généralement de petit voire très petit format, là-aussi dans le style intimiste. Par certains aspects, on dirait du Sarah Moon (si si). La série animus est peut-être celle qui m’a semblé la plus intéressante car justement on sort de l’intime. Son site web (ici) présente le double avantage de ne pas être en Flash et de montrer les séries visibles à la galerie mais pas spécifiquement celles de la galerie. Quoi qu’il en soit, c’est un travail à voir.

L’exposition est visible jusqu’au 27 février 2009, allez-y.