Rencontres d’Arles – Ateliers – Nan Goldin – The ballad of sexual dependency

La première fois que je suis allé aux Ateliers à Arles cette année,  j’ai raté le « cinéma » où est projeté The ballad of sexual dependency et pour cause: en fait de « cinéma », le local de projection est modeste (quelques chaises pour 20 personnes maxi peut-être) et se trouve juste en bas des escaliers à droite et pas très bien indiqué si bien qu’on passe à côté sans le voir.

Ce serait pourtant dommage de rater ça.

Nan Goldin en 45 minutes de diapo, ça fait beaucoup d’images a raison de 3 secondes chacune. La musique est bien faite (on reconnait Petula Clark et son Downtown et les Jimmy Sommerville) et elle souligne chaque changement de thématique. En effet, cette balade est structurée en sujets qui se succèdent: gays, lesbiennes, enfants, maternité, hommes armés, femmes armeés, femmes violentées, hommes musclés, etc. Tout n’est pas d’égal valeur mais on ne peut pas rester indifférent à ce regard, fortement sexualisé et souvent violent.

J’en profite pour rappeler que la projection n’est pas « tout public » en dépit de l’absence d’avertissement le jour de ma visite.

C’est visible jusqu’au 13 septembre 2009.

Galerie seine 51 – Mr NOBODY – Chantal Thomine Desmazures

La galerie Seine 51 (car située au 51 rue de Seine et ici aussi) montrait le travail de Chantal Thomine Desmazures jusqu’au 28 février dernier.

La galerie est immense et permettait ainsi un accrochage ambitieux avec une multitude de photographies colorées où l’on sent une même approche esthétique mais aussi une forte hétérogénéité, pour ne pas dire « pas de ligne directrice » dans les sujets montrés. Certes les images sont décoratives et un certain charme un peu suranné se dégage de l’ensemble, un peu comme pour de vieux films en Technicolor mais on reste un peu sur sa faim.

On s’interroge aussi quand même sur la portée de l’exercice. En effet, la photographe à travaillé sur le tournage du film de Jaco van Dormael, Mr. Nobody, dont la sortie est prévue le 27 mai 2009.  Est-ce donc alors une simple recopie, une « pure » création, une cocréation ou une recréation ? Difficile à dire.

Le Monde montre un très joli diaporama ici.