Lyon – Septembre de la photographie – Partie 26 – IUFM Galerie Confluence(s)- Krassimir Terziev et Vesselina Nikolaeva

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Galerie Confluence(s) à l’IUFM qui présentait Krassimir Terziev et Vesselina Nikolaeva.

L’exposition est terminée depuis le 24 octobre novembre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008

Vesselina Nikolaeva (son site, très élégant est ici) présentait en 20 photos le fruit d’un an de reportage dans une grande école de Sofia. Le problème c’est que ces étudiants ressemblent à n’importe quels étudiants. Ils dorment ou sont avachis en cours dans la journée; ils font la fête le soir et se tripotent pas mal entre garçons et filles. Le commentaire disait d’ailleurs « son travail nous apporte la confirmation que tous les étudiants du monde se ressemblent ». C’est bien le problème. Ces photos n’apportent pas grand chose.

La seule qui a retenu mon attention était celle de la remise de diplôme, les étudiants pris de dos, avec le drapeau et les nombreux spectateurs dans la cour pour y assister. Manque de chance, cette photo n’est pas sur le site web de la photographe.

Sur son site web, je vous invite à découvir l’émouvant « portrait » de sa grand-mère, qui me semble bien meilleur que le reportage sur les ados de Sofia.

Krassimir Terziev (site ici) nous montre des photos de petit format en couleur destinées au casting de figurants. Ces derniers se tiennent là, dans des parcs, et présentent sur une pancarte leur numéro de téléphone, leur taille ou mensurations et âge. Tout un mur était couvert de ces photos tandis que cinq autres, plus grandes, montraient des figurants en action, costumés.

Ces photos, Krassimir ne les a pas prises : il les a empruntées à une agence spécialisée. Passé l’aspect humoristique de ces photos dont les personnages sont parfois « typés » et ressemblent à tel ou tel archétype ou « célébrité », je me suis demandé quel était le but. En fait, le but c’est cela : faire sortir de son contexte d’usage professionnel ces photos pour amener le regardeur à en faire un autre usage différent (ludique ?) et susciter en lui des émotions différentes du profesionnel à qui elles sont destinées à l’origine. On a ici un bel exemple d’un artiste qui s’appuie sur de la photographie.

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