En bref – Galerie Frédéric Moisan – Xavier Damon

La Galerie Frédéric Moisan (ici et 72 rue Mazarine) montre Xavier Damon, déjà vu dans la même galerie (billet ici) en mars 2009. Je ne reviens donc pas sur les agrandissements de polaroids presque abstraits pour évoquer rapidement une autre voie qu’emprunte l’auteur.

En effet, si le fond de la galerie est orné de compositions colorées, l’entrée est consacrée à une photographie plus figurative, fortement structurée aussi, autour de fenêtres notamment et, plus loin, on tombe sur une série d’objets modestes de la cuisine. Hum. Je crois bien que je préfère les polaroids aux égouttoirs et louches (série lignes),  finalement.

Les prix vont de 450 à 2 400 € (grands formats abstraits). Certains tirage de taille intermédiaire sont à 800.

L’exposition s’est achevée hier, il reste le site de l’auteur (ici) mais seuls les polas y sont visibles.

Galerie Frédéric Moisan – Latences

La galerie Frédéric Moisan située au fond d’une ruelle pavée, à deux pas de l’Odéon (au 75 rue Mazarine et ici aussi) présentait « Latences » jusqu’au 21 février 2009 avec Fet’Art. C’est un titre un peu fumeux et passe-partout mais Fet’Art c’est bien : j’en avais parlé lors des Rencontres d’Arles à propos du Coffee Socks (ici).

Guillaume Amat montre « Nébuleuse ». Il s’agit de blockhaus dans la brume, en bord de mer : de l’art de rendre poétique ce qui est moche et tragiquement connoté. Son site hélas en Flash est ici. Didier Chevalot semble également pris de passion pour ce qui est moche et, de surcroit sale, puant, mal famé et mal éclairé : les parkings souterrains. Vu avec son œil, ce triste sujet revêt un certain attrait plastique. Il devrait candidater chez Vinci Park. Il n’a pas de site web, le malheureux, mais il est visible sur le site de Fetart (ici) dont j’ai extrait l’image ci-dessous.

Julien Taylor poursuit dans la même veine : il nous gratifie de graffiti avec des vues de squats colorés presque surréalistes issues de sa série « Freech ». Il a un site web (ici) et est visible aussi sur Fetart (ici). On reparlera de lui dans un prochain billet.

Ces trois auteurs photographes parviennent à mettre poésie ou beauté là où l’on s’y attend le moins.

Changement de registre avec Lucie & Simon qui donnent à voir des paysages, plus ou mois urbains, de nuit, parfois hantés d’une vague présence humaine : on ne sait pas trop quoi en penser car la lumière est bien dosée et l’image bien proprette mais la série est un poil décousue et on ne voit pas bien la cohérence du projet. L’illustration ci-dessous montre une photo qui était visible lors de l’expo, puisée sur le site de Fetart (ici).

Nouveau grand écart avec Xavier Damon qui fait des tâches de couleurs floues avec des agrandissements de polaroïds, parfois en grands formats. Là on voit bien la cohérence mais pas très bien l’intérêt, ceci dit c’est très décoratif. L’illustration ci-dessous vient toujours du site de Fêtart (ici). L’artiste dispose aussi d’un site web (ici). Selon l’artiste il s’agit de restituer un moment de flottement où le regard n’est pas encore fixé.