Transphotographiques 2010 – Musée de l’Hospice Comtesse

Le Musée de l’Hospice Comtesse ouvre ses porte aux Transphotographiques et fait ainsi partie des nouveaux lieux à découvrir lors de cette édition 2010.

L’accès au musée est gratuit pour le volet photographique et la « salle des malades » (au plafond extraordinaire) donne à ainsi à voir trois auteurs remarquables et cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi enthousiaste à la vue d’une exposition alors pourtant que j’en vois pas mal à Paris.

Jackie Nickerson ouvrait le bal. J’avais déjà vu son travail mais dans de très mauvaises condition (billet ici) et cette fois l’impression est radicalement différente. Ses magnifiques grands formats de portraits, ce fouillis d’herbe, de champs, de prés et de taillis au ciel plombé et cet intérieur cosy, tout concorde dans cet atmosphère.  Il y a quelque chose à la fois d’épique et de modeste, de la sensibilité, de la fragilité et de la force. Un travail vraiment magnifique. Une des photos exposée, un portrait, figure sur la plaquette de la manifestation (ci-dessous). C’est d’ailleurs son travail de portraitiste qui est le plus fameux dont faith également réalisé en Irlande.

Sophie Deballe a quant à elle retenu le noir et blanc de format carré et il faut souligner que l’accrochage est particulièrement travaillé autour des trois formats que l’auteur propose sur le thème de la nature en prise aux terrils (décidément très présents cette année). Ceci, si certaines photos montrent clairement des terrils, d’autres les suggèrent seulement (fumerolles, sol penché), la plupart n’en laissent rien deviner. Cet assemblage de forêts de bouleaux bien dressés, de terrils minéraux ou fumants, de taillis, tout cela est harmonieux et dégage là-encore une balle ambiance, même le nombre de photos et la taille de la pièce s’accordent bien, un travail remarquable de mise en scène et de sélection.

Ephie Tsakraklidou (ici) a pris le parti de montrer des fleurs. Eh bien non, les fleurs ce n’est pas ringard. Les fleurs des plantes grasses qui tentent de survivre dans les cailloux en Crète forment écho aux bouleaux colonisant les terrils. Les photographies sont éclatantes de couleurs et le contraste entre les couleurs des plantes et le gris minéral des roches est chaque fois un ravissement pour l’œil.

Cette exposition doit absolument être vue et c’est jusqu’au 20 juin comme l’ensemble des expositions des Transphotographiques.