Anniversaire – Nobuyoshi Araki – 25 mai 1940

Nobuyoshi Araki est né le 25 mai 1940, il a donc aujourd’hui 69 ans.

Araki étudie la photographie et le cinéma à l’Université de Chiba et s’oriente vers la photographie dès 1964 avec une série sur les enfants. En 1970, il photographie des sexes féminins en gros plan et, en 1971 il publie un livre montrant les scènes du quotidien de son voyage de noces, scènes d’amour comprises. Araki photographie en permanence son existence, produisant ainsi des séries considérables et de multiples ouvrages (plus de 300 en 40 ans de carrière). Il est connu pour ses nombreuses photographies de femmes nues et notamment de femmes ligotées ainsi que de fleurs. Il a produit de très nombreux polaroïds.

Anniversaire – Jan Saudek (13 mai 1935)

Jan Saudek est né le 13 mai 1935 : il a donc 74 ans aujourd’hui.

Jan Saudek est un photographe tchèque qui a travaillé également pendant 35 ans comme ouvrier, pratiquant son art dans sa cave. C’est en 1963 qu’il découvre l’exposition The family of man qui lui donne sa vocation de photographe et, dans les années 70, sa notoriété à l’étranger progresse si bien qu’il est accepté en 1984 dans l’union des artsites tchèques. Il quitte alors l’usine et sa consacre exclusivement à la photographie.

Ces photographies représentent souvent des proches, femmes et enfants, dans des cadres baroques, devant des murs délabrés et présentent souvent un caractère érotique. Réalisées en en noir et blanc, ces photographies sont souvent virées en sépia et fréquemment coloriées à la main.

L’illustration ci-dessous est tirée du site de Jan Saudek (ici).

Atelier Valencin – Marc Lafon – Intimité-s

On fait le grand écart aujourd’hui entre une photographe de renom (Véronique Ellena), un artiste utilisant la photographie (Sergio Vega) exposé dans une galerie internationale de premier plan et la modeste exposition de l’Atelier Valencin mais bon, la photographie n’est pas une comme dit l’autre.

L’Atelier Valencin (ici et 46 rue Saint Sébastien) présentait le travail de Marc Lafon (son site assez pénible car sonorisé, ici) jusqu’au 6 mai (c’est donc fini).

Il s’agit de nu artistique classique de studio, dans des tonalités de rouges, de 200 à 800 euros (hors cadre). Il ne transparait pas grand chose de ces photos qui pourraient peut être susciter l’intérêt si nous étions en 1889. En 2009, une telle multitude de photographes ont traité le sujet du nu féminin qu’il est difficile de se singulariser. Il n’en reste pas moins que ces photographies sont propres.

Galerie Anne Barrault – Katharina Bosse – Portrait of the artist as a young mother

La Galerie Anne Barrault (22 rue Saint Claude et ici aussi) est assez petite et le nombre d’œuvres de Katharina Bosse qui y sont présentées, peut-être 5 ou 6, n’impressionne guère (la série complète de 8 photos figure sur son site, ici) . Ceci dit, comme c’est  à deux pas de la Galerie Polaris (mon billet ici), on peut visiter les deux.

Je n’ai guère été intéressé ou séduit par ces grands formats (1,60 de haut) en couleur. Les qualités plastiques (moyennes à mon goût) de la photographe qui s’est représentées elle-même avec son petit garçon ne sont pas en cause, pas plus que son état de maternité.

C’est plutôt le manque d’imagination qui m’a frappé et le caractère très « plat » de ses photographies. C’est subjectif tout ça mais, à défaut d’être séduisantes, des images doivent inspirer un sentiment ou une réflexion et là, rien. Il reste un étalage de chairs peu appétissant en soi qui ne sollicite par ailleurs ni l’intellect ni le cœur. Le format choisi n’aide pas, en donnant un caractère assez monumental à un ensemble extrêmement intime (un jeune enfant nu et femme nue enceinte qui ne cache rien de son sexe, sous un éclairage naturel) bien que le cadrage ne soit pas resserré. Désagréable impression de voyeurisme / exhibitionnisme.

Il y a une photographie où Katharina Bosse est à quatre pattes avec son fils en train de téter au sein (ci-dessous à droite) : une resucée (si j’ose dire) de la louve du Capitole qui ne vaut pas mieux que la photographie Lavazza (mon billet ici) ci-dessous à gauche, bien que dans des styles totalement opposés.

L’amusant dans l’affaire c’est que la photo Lavazza a été prise par Annie Leibovitz qui avait déjà photographié une fameuse femme enceinte, Demi Moore, pour Vanity Fair. Cette photo (ci-dessous, à gauche) était d’ailleurs visible à la MEP lors de l’expo Leibovitz (mon billet ici) tandis que, ci-dessous à droite on voit… Annie Leibovitz enceinte. Quelle histoire !

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Voilà qui permet de mettre en perspective le travail de Katharina Bosse.

L’expo est visible jusqu’au 7 mars 2009, allez-y.

Centre Pompidou – Miroslav TICHY

Aujourd’hui était le dernier jour de l’exposition  au Centre Pompidou consacrée à Miroslav Tichy, artiste tchèque pratiquant depuis des décennies une photographie sensible avec des instruments grossiers. Il  fabrique lui même ses appareils, écologiste avant l’heure, avec des déchets divers (bouteilles de plastique, boite de conserves, optiques polies au dentifrice ,etc).

Les photos et les appareils qui les produisent étaient à Beaubourg, de même que le bonhomme qui tient les appareils était enfermé, non dans une vitrine, mais dans un écran LCD, jusqu’à aujourd’hui. Et ce soir, c’est fini. fin de l’exposition.

Autant le dire tout de suite, l’entrée en matière ne fut pas simple et mon premier mouvement d’ignare d’amateur fut de me demander d’où sortaient ces photographies en noir et blanc moches, esquintées, pour ne pas dire ratées, insérées dans des cadres en carton à deux sous barbouillés maladroitement de stylo Bic. Bon. Arrivé là et à deux doigts de faire marche arrière, en me disant que je n’étais décidément pas mûr pour être  fin connaisseur, je me dis qu’il faut peut-être insister. Donc j’insiste et poursuis ma visite. Et comme j’avais payé l’entrée et perdu mon temps en métro, j’étais d’autant plus motivé.  Il faut bien dire qu’au bout d’un long moment j’ai fini, enfin, par apprécier la douceur de certaines prises de vues, distantes, mais qui rendent les femmes si proches. J’ai fini par apprécier le matériau photographique même, car il ne s’agit pas là seulement d’images mais bien de vrai papier avec des vraies taches et avec des vrais trous dedans et cela confère une vraie humanité à ce travail.

Toutefois, même avec le recul, le travail présenté me paraît bien inégal et je m’interroge toujours sur sa valeur : le personnage ne serait pas un vieux bonhomme farfelu, de surcroît provenant de contrées exotiques (le mystère slave, le communisme, tout ça) serait-il accroché à Beaubourg ? En clair, n’est-ce pas la biographie qui, en l’espèce, fait tout, ou presque ?

La question est ouverte.