Arles 2013 – 3ème jour – Fêtart

J’avais gardé Fêtart pour le 3ème jour parce que d’abord car je croyais que ce n’était pas une expo et puis ensiuite car j’avais l’impression que l’accrochage n’était pas terminé… Quoi qu’il en soit la vitrine était déroutante et constituait une feinte: il ne s’agissait pas d’annonces immobilières mais d’un détrournement réalisé par Stéphanie Rolland. D’ailleurs, cette année Fêtart avait choisit de faire dans le rigolo.

Alberto Maserin montraient dans sa série et nunc des prêtres s’habillant (mais cela restait néanmoins décent) tandis que Mathieu Roquigny l’était beaucoup moins (décent) avec une avalanche de photos débiles du quotidien. Thomas Vanden Driessche prodiguait de bons conseils dans ses photos de cahiers illustrés de photographies.

Et pour finir dans la gaudriole, Agan Harahap insère des héros de Comics dans des images historiques en noir et blanc mais ce n’est pas tout et son flux Flickr vaut le déplacement (virtuel).

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Rencontres de la photographie d’Arles 2010 – Le magasin de jouets

Le Magasin de jouets, ce n’est pas que pour les enfants. Remarquablement restauré, le lieu offre à Fêtart (dont nous sommes fan), enfin, un espace d’exposition décent, comme quoi il ne faut pas désespérer.

Luca Zannier et Thomas Jorion se sont livrés à un exercice en grand format couleur.

Au 1er, des lieux mystérieux de prime abord qu’on identifie pas ou mal avant de se rendre compte qu’il s’agit d’installations nucléaires, de sites de(stockage d’eau. Les points de vue sont extraordinaires (je ne sais pas comment il s’est débrouillé et même comment il a eu les autorisations) et la réalisation clinique est impeccable. Cela m’a fait penser au travail de Lucinda Devlin, le volet politique en moins, vu à Liège il y a quelques mois et que je n’ai pas encore évoqué car je suis en retard dans mes billets:  un style partagé, des objets techniques et rarement montrés.

Au 2ème, Thomas Jorion, les lieux délabrés et abandonnés. J’ai un faible pour le terrain de basket au lattes de parquet défoncées.

Pour l’un et l’autre, les prix sont de l’ordre de 1 000 – 1 500 €.

C’est visible jusqu’au 15 août 2010 et c’est à voir.

Rencontres d’Arles – Le meilleur du Off – Fêtart

Aux Rencontres d’Arles, il y a le programme officiel et celui qui l’est moins, le Off. J’ai déjà dit à quel point le Off était décevant, essentiellement du fait de la présence d’acteurs qui profitent de l’évènement pour tenter de se faire connaître alors que leurs talents photographiques sont limités ou inexistants.

Il n’empêche que quelques expositions valaient la peine, j’en ai déjà parlé aussi, dans un cadre collectif: on pourra citer les expositions se déroulant dans des hôtels, la Galerie de poche, l’Atelier Archipel ou Arts galerie 13.

Mais certains lieux ou acteurs méritent un article à part entière, c’est le cas de Fêtart, notamment.

L’an passé coffeesocks (17 rue jouvene) montrait pas mal d’auteurs de Fêtart (billet ici) mais cette année il n’y avait « que »  Xavier Benony (avec ses amusantes « manganettes » en voyage à Rome à 178 ou 440 euros selon les cas – son site ici) et Dorothée Smith (série löyly – site ici) pour une série montrée en sous-sol, plus intellectuelle peut-être (le titre signifie en finnois nom  de la vapeur se dégageant dans le sauna quand on jette l’eau sur les pierres…), tout en nuance de blancs, si j’ose dire.

Pour voir Fêtart il fallait donc aller au Hall Jean et Pons de Dieu (rue du 4 septembre) où se tenait aussi le Festival international  de l’image environnementale (en fait 11 grands panneaux en rez de chaussée trop proches pour les voir correctement, dommage). A l’étage on découvrait donc des artistes montrés par Fêtart, à savoir Fréderic Delangle (paysages de nuit – série nyctalope), Julien Taylor (série box-trotters) et Alain Cornu (série des réflexions, le grand classique de la photo du reflet dans la fenêtre). Assez bizarrement, les deux premiers auteurs sont déjà connus: Frédéric Delangle a été exposé récemment au Casino Luxembourg (billet ici) et chez Philippe Chaume à Paris, Julien Taylor a été vu chez Célal (billet ici) et chez Frédéric Moisan (billet ici) à Paris aussi. Je ne reviens donc pas sur leur travail.

Fêtart était aussi visible au 14 rue de la liberté avec Marie Maurel (série l’estran), Cécile Decorniquet et Guillaume Amat (série nébuleuse). Là-encore, même constat, ce sont des photos à mon goût, plutôt inspirées et pas trop prise de tête (i.e. conceptuelles) mais en revanche on repassera pour le côté « découverte » car les portraits ronds d’enfants de Cécile Decorniquet ont déjà été exposés à Paris (j’avais même raté cela – billet ici) de même que Guillaume Amat (billet ici). Seule Marie Maurel était une « petite nouvelle » (son site enneigé ici) avec une série pleine de sensibilité et de douceur, tout comme son blog, que je conseille vivement. Manque de chance je n’ai pas trouvé sa série estran.

Comme je n’avais pas illustré le travail de Cécile Decorniquet (son site en co-location ici), le moment est venu de réparer cette injustice grâce au site de Fêtart qui comprend tout un tas de renseignements (bio express et site web de l’auteur ainsi que de belles illustrations). Il ya un petit air de Loretta Lux, non ?

Bref, Fêtart, c’est toujours aussi bien et cela sauve un peu le Off.