Lyon – Septembre de la photographie – Partie 8 – Galerie José Martinez – Katerina Drzkova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la galerie José Martinez (site ici). L’exposition consacrée à Katerina Drzkova dure jusqu’au 8 novembre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

On a déjà évoqué Katerina Drzkova dans un récent billet consacré à l’exposition à la bibliothèque du 1er arrondissement (ici).

Cette galerie est situé rue Burdeau, la rue des galeries lyonnaises, à mi-pente de la colline de la Croix-Rousse. Comme je l’ai déjà indiqué dans un billet précédent, l’accueil est fort sympathique dans les galeries lyonnaises et celle-ci n’y déroge pas.

Ce qui est surprenant dans le travail de Katerina Drzkova c’est la variété des genres. Dans son travail présenté à la bibliothèque du 1er, il s’agit d’un travail sur les personnalités, sensible voire social (série « refugee »). A la galerie, on voit de multiples thèmes fort éloignés.

D’abord un travail sur la perspective et le cadre, appliqué à la photographie d’architecture, vide de personnage et d’humanité, très réussi et très original à mon goût. Le mode opératoire est toujours le même avec une déformation des perspectives soulignée par la pose d’un cadre blanc sur la façade artificiellement recrée. Je n’avais rien vu de tel auparavant.

Autre approche artistique, la performance. Cette fois, la photo n’est pas là pour faire preuve d’imagination au service d’une cause (refugee) ni pour démontrer la fausse objectivité (viewpoints) mais pour témoigner d’un acte artistique, d’une performance. L’artiste est photographiée par un collborateur dans des galeries ou musées en train de « faire quelque chose ». On la voit notamment près de la photo du crâne d’oeuf de Barbara Balkova (ici).

Ces œuvres sont vendues environ 1000 eur.

L’artiste montrait aussi des cartes postales (série « tropical beach ») qui, par paire, sont presque les mêmes et que l’artiste collectionne. Amusant de voir les détails subtils qui séparent deux prises de vues.

Cela fait penser à ce qui a été montré à Arles par Schmid (billet ici) mais, à mon sens, en plus abouti (il ne s’agit pas d’une collecte visant la quantité pour la quantité mais d’une procédure stricte et sélective).

Il y avait aussi une installation pas très convaincante avec des photographies et textes en braille.

Au final, cette exposition vaut le coup d’oeil et pour mémoire, c’est toujours visible à Lyon jusqu’au 8 novembre.