FotoGrafia – Festival international de Rome – En pratique

Le Festival FotoGraphia se déroule à Rome, au printemps mais, cette année il a été décalé pour des raisons d’organisation (tant pis pour ceux qui avaient réservé leurs vols…) du 29 mai au 2 août 2009.

Pour se rendre à Rome, le seul moyen c’est l’avion (environ 2h de vol). EasyJet désert Rome via l’aéroport de Ciampino qui est un aéroport secondaire (destiné aux charters) mais pas plus loin de Rome que celui de Fiumicino (l’aéroport principal). Il existe des navettes par autocar climatisé entre Ciampino et la gare de Termini (point névralgique au centre de Rome où convergent tous les moyens de transport en commun) et il faut compter de 30 minutes à une heure selon le trafic. Il est possible de réserver l’autocar avec le billet d’avion (8 euros aller-retour, ce n’est pas cher mais c’était une promo a priori et c’est le meilleur compromis) ou sur place (il y a plusieurs compagnies concurrentes).

J’ai choisi Easyjet car c’est le moins cher (et de très loin) et que pour un vol aussi court je me moque éperdument du décorum. Seul hic, à l’aller, 5 heures de retard et un refus de remboursement malgré les conditions du contrat (peu claires il est vrai tant la traduction depuis l’anglais est approximatives): nous avons juste eu droit à un paquet de chips, un casse-croute et une bouteille d’eau ce qui est fort peu pour une demi-journée de séjour de perdue. Bravo donc à Easyjet qui vient de m’envoyer un sondage qualité (!) et n’a pas répondu à mon mail de protestation au bout d’une semaine.

J’ai retenu, également par EasyJet, un hôtel de type quatre étoiles à Rome. J’ai fait une erreur grossière en retenant cet hôtel, le Milton Roma (155 VIA EMANUELE FILIBERTO) que je déconseille formellement. Situé à l’intersection de deux voies rapides (bien qu’au centre de Rome), l’hôtel n’est nullement insonorisé et le tramway fait vibrer les murs (je voyais l’eau dans ma bouteille onduler à chaque passage, c’est dire). Il peut s’agir de la faute à pas de chance mais vérification faite sur le plan de l’hôtel, 50% des chambres sont côté rue. L’hôtel n’est pas pourvu de restaurant ou de bar ce qui est pénible si on veut dîner rapidement le soir (mais là, c’est ma faute, j’ai mal choisi). La chambre était minuscule et l’unique lit (une place) très étroit. Le ménage n’a pas été fait tous les jours: en cinq jours, l’aspirateur n’a pas été passé une seule fois. Lamentable pour un quatre étoiles qui n’en vaudrait pas plus que deux en France.

Le coût total est de 535 euros pour 5 nuits (petit déj inclus) vol inclus (14 juillet 11:40 – 19 juillet 19:05) sans aucun des nombreux suppléments proposé par easyJet. Il est à noter que le cout du vol est faible au regard de l’hôtel: je ne l’ai plus en tête (et il n’est pas resté affiché sur la facture, dommage) mais c’est de l’ordre de moins de 100 euros aller-retour.

Il va de soi que si je reviens à Rome ce sera peut-être par Easyjet mais je chercherai avec plus d’attention un hôtel valable ou un autre moyen d’hébergement moins couteux au regard des prestations (soit chez le particulier soit en institution religieuse, ne riez pas, cela se fait souvent et c’est tout indiqué à Rome :)

Du coût j’ai économisé sur la nourriture, sautant le repas du soir (réduit à une banane) et me contentant d’un panini le midi (4 euros). Finalement, on vit très bien ainsi (au moins 4 jour). Pour faire les courses, la gare de Termini comprend tout un tas de commerces: on peut y achetez un plan, des bouteilles d’eau, des bananes, des panini, etc. Comme j’en avais tout de même un peu assez des casse-croûtes (et que tout de même je ne suis pas non plus dans la misère), je me suis fié au Petit Fûté mais je me suis cassé le nez deux fois (Birreria Peroni et Da Valentino-Peroni) et finalement seule une adresse était ouverte, où on parle français en prime, La Proposta (Via Terni, 13). Comptez 20-25 euros. A proximité des jardins Borghese, je conseille une spaghetteria, A Casa Di Alice (Via Bergamo, 34) dont la cuisine familiale, simple et bonne, est assurée par la propriétaire. Ils ne font que des spaghetti, c’est excellent et le service est gentil et rapide; il faut compter 8 euros les pâtes avec l’eau gazeuse bien sûr.

Le seul truc pas cher à Rome d’ailleurs c’est l’eau (gazeuse) à deux euros la bouteille d’un litre au restaurant (et éventuellement l’eau des nombreuses fontaines, gratuite, mais je ne m’y suis pas hasardé).

Les transports en commun à Rome sont à peu près incompréhensibles pour le touriste, à part le métro qui avec deux lignes seulement n’aide pas beaucoup. Le métro est rapide et climatisé mais la ligne B n’est pas très moderne. Les stations de métro ne sont pas climatisées et il y fait une chaleur à crever sans compter qu’elles sont sonorisées par des annonces de service et de la publicité sur des télévisions: c’est assez insupportable. Il faut donc marcher et la ville est plus étendue qu’elle n’en a l’air donc méfiance. On peut acheter des tickets de métros dans des distributeurs qui font même la monnaie sur des billets (mais ça ne marche pas toujours) et utiliser un abonnement moins cher si on se promène pas mal.

ArtBrussels – Guide pratique pour le touriste à Bruxelles

ArtBrussels (ici) s’est tenu fin avril (du 24 au 27), à Bruxelles comme on s’en doute. Bien qu’il s’agisse d’une foire d’art contemporain, et non d’une exposition photo, de nombreuses galeries exposaient de la photo. Avant d’aborder un parcours photo sur la foire, quelques informations pratiques.

La ville est desservie par le Thalys (TGV) depuis la gare du Nord à Paris en 1h20. Le jour de ma visite, il y avait aussi l’ancêtre du Thalys en gare.

Gare-du-Nord---mai-2009

Bruxelles est une ville agréable, de taille humaine, et les gens n’y courent pas partout comme des fous contrairement à Paris.  On y parle le français sans problème et, le plus souvent, sans accent très prononcé. On peut s’y déplacer en métro ou en tram. Les trams sont lents et il est difficile de savoir où l’on se trouve lors des arrêts : circuler en métro est donc plus simple mais attention à la confusion car certains terminus (comme Simonis) ont des noms qui se ressemblent, plusieurs lignes passent dans la même station et, cerise sur le gâteau, le métro est construit en boucle ce qui fait qu’un métro peut changer de numéro en cours de route. Un ticket pour la journée coûte 4 euros et il faut composter son billet dans le métro, comme à Paris,  contrairement au billet de train qui ne composte pas (si vous demandez au contrôleur, il y a des chances qu’il vous charrie un peu).

Le site des transports en communs de Bruxelles  (le STIB) est bien fait et se trouve ici.

La gare TGV de Bruxelles s’appelle Bruxelles-Midi (car elle au midi, i.e. au sud, de Bruxelles). Vous pouvez y faire des courses dans une supérette GB (Carrefour), je pense notamment  à des barres de céréales et à une bouteille d’eau, indispensables en promenade. Cela vous évitera de partir chargé depuis Paris.

Pour se rendre à ArtBrussels, depuis la gare, il suffit de prendre le métro direction la station Heyzel (où se trouve le stade du même nom). Si vous avez un PDA ou un smartphone, munissez-vous du logiciel Métro (ici) et de la carte des transports de Bruxelles ; cet outil est indispensable aussi ailleurs, comme à Paris. La station est à deux pas de l’Atomium et de parcs arborés ; la visite de l’Atomium  coûte 9 euros, ce qui m’a paru excessif, j’ai donc gardé mes sous.

Atomium---mai-2009

L’exposition se trouve en face de la sortie du Métro et l’entrée coûte 15 euros (on peut payer par carte). Vous serez également tamponné sur la main.

Sur le site, vous trouverez des toilettes gratuites et propres. Vous  trouverez aussi de quoi vous restaurer : je n’ai trouvé que des sandwiches (et les fameuses gaufres dont je me régale à chaque promenade à Bruxelles) mais il semble qu’une restauration plus classique existe.

La foire est très grande et il faut compter 4 à 6 heures de visite, surtout si vous discutez un peu et revenez voir plusieurs fois un stand. Sur la foire, l’anglais est conseillé car même si la plupart des galéristes sont polyglottes et se débrouillent en français, il y a des exceptions.

Et pour finir, il y a deux adresses gourmandes à ne pas rater : Dandoy (biscuits et gauffres, ici) que j’ai testé personnellement et Wittamer (chocolats et macarons, ici) que je n’ai pas testé mais qui est recommandé par tout le monde :)