Galerie Hautefeuille – Elodie Guignard – Narcisse ou le souffle renversé (bis)

Après m’être cassé le nez une 1ère fois (ici) et étant de passage dans le coin, je suis retourné à la Galerie Hautefeuille le 24 avril dernier pour y voir le travail de Elodie Guignard, Narcisse ou le souffle renversé. C’est fini depuis le 1er mai.

C’est conforme à l’idée qui transparait sur son site web (ici), frais, aquatique, féminin, propre. Ceci dit, il manque un peu de texte sur le site web et la série exposée  ne s’y retrouve pas, une ou deux images seulement étant repérables, dans la série Chrysalides de surcroit. On ne sait donc pas si l’exposition est un remontage de photographies pré-existantes ou un projet à part entière. C’est, quoi qu’il en soit, facile d’accès, et fort agréable et reposant à contempler. La série évoque parfois moins Narcisse (au féminin) que La mort d’Ophélie chère aux préraphaélites, un classique traité aussi en photographie.

La feuille disponible à la galerie ne donne pas non plus de pistes d’explications, dommage. Elle se limite à donner les prix en euros qui sont de 1 800 pour les 50×50 et 3 800 pour les 100×100, édition de 7, un prix un peu élevé à mon goût mais il est vrai que les opportunités d’achat à bon compte aux États-Unis sont désormais devenues rares avec l’écroulement de l’euro :(

En très bref – Galerie Hautefeuille – Narcisse ou le souffle renversé – Élodie Guignard

En principe, jusqu’au 1er mai 2010, la Galerie Hautefeuille (3 rue Hautefeuille, pas de site web) expose Élodie Guignard (Narcisse ou le souffle renversé). Manque de bol, la semaine passée, j’ai trouvé porte close. Cela m’a légèrement agacé. J’étais déjà allé visiter ce lieu il y a presque un an jour pour jour (ici) sans m’y casser le nez.

Cette galerie présente la particularité de ne pas avoir de site web mais, à défaut, retrouvez Elodie sur son site web, ici (en principe, ça doit vous donner envie d’aller voir – profitez-en si vous êtes parisien parce qu’elle expose surtout en Bretagne :(

Galerie Hautefeuille – Sur l’herbe – Philippe Mazaud

La galerie Hautefeuille se résume à une petite pièce dans la non moins petite rue Hautefeuille (au 3 exactement – pas de site web).

Evidemment, il est un peu étonnant de voir des photographies dans un tel réduit et, au final, pas pratique du tout d’avoir à regarder des grands formats avec si peu de recul. Le corolaire c’est que quatre photos suffisent à remplir l’espace ce qui est un peu juste pour se faire une idée du photographe. En l’espèce il s’agissait de Philippe Mazaud et de sa série « Sur l’herbe », exposé jusqu’au 28 février (oui, je sais,  je suis très en retard sur mes visites).

Ce qui est donné à voir est assez étonnant. D’abord l’image est plutôt grise, peu contrastée et en noir et blanc, à l’inverse de ce que donne à voir en général la photo contemporaine : on croirait revenir aux débuts de la photographie et pourtant le format ne trompe pas, il s’agit bien d’images récentes

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Ensuite, le thème est surprenant.  Le titre est relativement explicite (« Sur l’herbe ») et on peut effectivement voir une relecture du Déjeuner sur l’herbe finalement aussi bizarre peut-être que le Déjeuner.

Il n’y a qu’un homme et une femme et l’un et l’autre sont aussi également habillés contrairement au Déjeuner mais ce qu’on voit là c’est une sorte de séquence de déshabillage d’une photo à l’autre tandis que simultanément le regardeur est transporté d’un lieu à l’autre.