Fondation Henri Cartier-Bresson – Yutaka Takanashi

La Fondation Henri Cartier-Bresson présente jusqu’au 29 juillet trois séries du photographe japonais Yutaka Takanashi (né en 1935), toshi-e (vers la ville) au 1er étage, machi (la ville) et Golden gai-bars au second étage.  L’entrée à 6 € est, une fois deplus, exagérée au regard de l’exposition au Musée Carnavalet mais bon, j’étais de bonne humeur et disposé à faire le tour des expos en ce dimanche.  Toshi-e est une bien triste série sur Tokyo et ses habitants, la plupart des tirages, en noir et blanc, proviennent de chez Priska Pasquer et sont des tirages très récents: ils mutliplient les contre-jour, les aplats de noir, les contre-jour, les ciels blancs. La rupture est totale avec Machi (75-77) qui montre, en couileur et en grand format, des intérieurs dorés, des lumières recherchées, des devantures de boutiques traditionnelles en plans serrés. Golden-gai bars en est le prolon,gemenbt centrés sur .. les bars, tous plus kitsch les uns que les autres et comme la série précédente vides  de présence humaine.

C’est une bonne exposition mais vite vue et donc bien chère pour ce qu’elle donne à regarder. Il est à noter que les conférences sont en revanche gratuites, la prochaine est le 20 juin de 18H30 à 20H et porte sur l’existence ou non d’une spécificité de la photographie japonaise, un thème en rapport avec l’expo et un beau sujet.

Fondation Henri Cartier-Bresson – August Sander

La Fondation HCB (ici et 2 impasse Lebouis) présente une exposition consacrée au photographe allemand August Sander (1876-1964) jusqu’au 20 décembre 2009. En ce triste après-midi dominical je me suis donc décidé à aller voir cet auteur que j’avais découvert en 2008 au Goethe Institut (ici, sans faire de billet… car ce blog n’existait pas encore)  et revu quelques mois plus tard à Sérignan (billet ici). Pourtant, j’avais une appréhension car la dernière visite (il y a un an) avait été peu concluante et j’avais trouvé le prix d’entrée exagéré (billet ici).

Disons le tout de suite, je pourrai reprendre ce dernier article en remplaçant seulement le nom du photographe. Il est annoncé une centaine de photographies et je n’en reviens toujours pas que, une fois de plus, j’en avais fait le tour en une demi-heure en ayant le sentiment de n’avoir rien vu. L’exposition montre à la fois des botaniques et sous-bois, études de mains et paysages, c’est sa force car on méconnait probablement ce volet en France mais il n’en reste pas moins que c’est sa typologie des métiers et professions qui reste le plus fort et qu’au final l’exposition au Goethe Institut centrée sur ce seul aspect était bien plus intense. On voit bien ici des portraits mais, égarés dans le reste de l’accrochage, ils perdent leur force sérielle. A noter quand même le portrait de Mme Sander et de ses enfants, réalisé par August Sander.

Le Fondation HCB a mis en ligne une notice biographique de qualité ici.

Je passe sur la fréquentation du lieu par des guignols qui gratifient l’assistance de commentaires à voix haute dignes du café du commerce et ce couple qui se roulait des pelles tout en lisant avec le doigt un cartel… Je rentre de Londres et je suis décidément sidéré par le comportement lamentable de mes compatriotes français auxquels je n’étais plus habitué (quoi que, on les repère aussi facilement au British Museum). Bref.

August Sander méritait en tout cas plus et mieux que cette exposition, finalement réduite, qui semble plus être une opération de promotion du livre publié par Schirmer / Moser (Voir, Observer et Penser qui coûte la bagatelle de 39 euros – un peu moins chez Amazon et que vous pouvez feuilleter gratuitement sur place).

En conclusion, si vous ne connaissez pas cet auteur, essayez de passer une mercredi soir, c’est gratuit de 18H30 à 20H30.

Fondation HCB – Henri Cartier-Bresson – Walker Evans

Après avoir dépensé 6 euros j’ai pénétré pour la seconde fois à la Fondation HCB (Henri Cartier-Bresson). La dernière fois, qui était aussi la première, c’était pour Saul Leiter. J’avais trouvé ça pas mal mais sans plus : je ne me voyais pas pousser des oh et des ah. A part pour deux ou trois photos particulièrement inspirées, et encore.  J’avais donc, il faut bien le dire, un a priori défavorable lors de ma visite de dimanche dernier et peut-être ai-je été victime des prophéties auto-réalisatrices. Une fois de plus et bien qu’on soit dimanche, il y avait du monde, rien d’insupportable mais c’était dense.

Et là, comme je le redoutais, des photos noir et blanc de petit format sans rien de spécial. En dépit de provenances prestigieuses et malgré mes efforts desespérés, je n’ai rien vu de génial dans le cadrage, la composition, la lumière. Je n’ai rien ressenti du tout (à part l’ennui et la frustration). Je n’ai rien compris non plus (s’il y avait quelque chose à comprendre).  Pour mémoire les lieux sont fort petits et en 20 minutes vous aurez fait le tour (ce qui dans mon cas a limité la perte de temps).  Je me suis dit en sortant que l’on ne m’y reprendrait plus et que c’était bien la dernière fois que je payais 6 euros pour ça (si peu).  A la place, achetez un livre de photos (ou d’autre chose) ou visitez la MEP et regardez des photographies de photographes vivants.