En bref – Centre Iris – Sabrina Biancuzzi

Le centre iris (ici et 238 rue Saint-Martin) que nous n’avions plus fréquenté depuis un moment faute d’y voir clair sur le programme d’exposition (leur site web est, de ce point vue, une catastrophe) montre le travail de Sabrina Biancuzzi jusqu’au 11 juin 2011 (a priori).

Il faut bien avouer que je suis tombé presque par hasard sur l’adresse samedi dernier. Il faut oublier le rez-de-chaussée, mal éclairé et mal commode, pour passer à la cave (fraiche et bien éclairée) qui se prête bien au travail de l’auteur, tout en noir et blanc charbonneux, presque du ressort de la gravure. Si l’effet produit n’est pas à négliger, on en vient malheureusement, parfois, à perdre de vue la photographie pour ne voir que la surface, à savoir la technique très particulière utilisée par l’auteur. Certains tirages néanmoins ne manquent pas d’intérêt et restent accessibles, à moins de 500 euros, à de nombreuses bourses. On pourra utilement aussi visiter son site web (ici), bien fait, qui présente de nombreuses séries dont certains m’ont semblé plus intéressantes que celle exposée cette (et que j’avais vues en 2009 – billet ici).

Centre Iris – Le petit théâtre du corps

Le Centre Iris (ici et 238 rue Saint-Martin) et dont j’ai déjà parlé (ici) montrait jusqu’au 25 avril (je suis en retard ;) une exposition intitulée « Le petit théâtre du corps ». Ceci dit il y a une autre exposition qui lui a succédé et dure jusqu’au 20 juin : vous pouvez donc toujours vous y rendre.

Andreas Mahl nous montre de petits démons en noir et blanc à 250 euros mais il n’a pas de site web. Zaida Kersten (son site ici) montre son « romanc blau » entre  200 et 600 euros. Emmanuelle Barbaras montre des couples dénudés et des sexes masculins pour 700 à 1100 euros. Tout cela ne m’a que moyennement séduit et je garde donc le meilleur pour la fin : Eve Morcrette (son site ici).  Eve Morcrette traite d’un thème souvent abordé, celui des anges et notamment des anges féminins mais cette fois, ces petits formats intimistes font mouche et c’est d’autant plus méritoire que l’auteur développe par ailleurs un travail de photographe de reportage sans rapport avec ce style d’approche. Les photos de cette série sont à 600 euros mais elle ne sont pas visibles sur son site web d’où cette illustration ci-dessous tirée d’une prise de vue lors de l’expo.

Centre-Iris---avril-2009--3

 

Ce photographe n’a que 31 ans et ses photos ne sont pas (encore trop) chères : c’est le moment de casser sa tirelire :) En attendant, je le mets dans mes signets…

Galerie Centre Iris – Prix CAFéPHOTO

Le Centre Iris (ici mais le site n’est pas à jour) présente les lauréats du prix CAféPHOTO (si j’ai bien compris). Photosapiens a fait un bon article sur ce prix et ses lauréats (ici) avec quelques illustrations de leur travail.

L’exposition est visible jusqu’au 27 février 2009.

La galerie ne paie pas de mine, c’est le moindre que l’on puisse dire et, une fois entré, on est plus ou moins dans une petite pièce avec quelques photos au mur et avec devant soi, au fond, une salle encombrée dans la pénombre. En fait, c’est en bas que cela se passe et là c’est déjà mieux.

Sehnaz Seker nous montre des paysages et portraits de son pays d’origine, la Turquie. Un travail intéressant où le cadrage est soigné, les flous étudiés et surtout les couleurs sont magnifiques, très douces. Sehnaz Seker dispose d’un site (ici)  mais hélas, en Flash, ce qui interdit de montrer son travail ici. En regardant le site web, je me rends compte que ce qui est présenté au Centre Iris donne une fausse idée du travail de la photographe qui me semble globalement moins « plastique » et plus « documentaire » (en l’espèce sur son village en Turquie).

Danica Bijeljac dispose quant à elle d’un site web fort bien fait (ici) mais la série montrée à la galerie ne figure pas. Sa série, que l’on pourrait qualifier d’intimiste, comme plusieurs de ses séries, porte des scènes banales, en noir et blanc ou couleurs, de format modeste, faussement « instantannées ». Pour ma part, je ne suis pas trop fan de ce genre qui me semble mieux rendu par un livre, par exemple.

Sabrina Biancuzzi montre un travail très surprenant qui passionnera les amateurs de technique photographique (dont je ne suis pas). Un vaste espoace est consacré à sa production qui utilise de nombreuses techniques depuis la lomographie et le polaroïds jusqu’aux tirages lithographiques sur papier baryté (ne me demandez pas de quoi il s’agit). L’ensemble est généralement de petit voire très petit format, là-aussi dans le style intimiste. Par certains aspects, on dirait du Sarah Moon (si si). La série animus est peut-être celle qui m’a semblé la plus intéressante car justement on sort de l’intime. Son site web (ici) présente le double avantage de ne pas être en Flash et de montrer les séries visibles à la galerie mais pas spécifiquement celles de la galerie. Quoi qu’il en soit, c’est un travail à voir.

L’exposition est visible jusqu’au 27 février 2009, allez-y.