Noorderlicht 2009 – Groningen Photo Festival – Cbk Trompsingel

Pour cette dernière ligne droite à Groningen, nous allons évoquer l’exposition War machines (curator: Wim Melis) qui fait partie du programme principal et se déroule chez Cbk Trompsingel (à coté de l’église c’est Cbk filiaal dont j’ai parlé dans ce billet ici):

Le site est immense et s’étend, dans une loggia, avec des oeuvres sans rapport avec l’exposition qui sont accrochées ou simplement stockées sur la tranche avec un prix: voir ainsi des oeuvres présentées comme des marchandises ordinaires est plutôt original mais ce n’est pas là le cœur du sujet (de surcroit, je n’ai pas trouvé de site web pour les photographes exposés à l’étage sauf celui de Philip Provily).

L’exposition décline à merveille son titre et ce ne sont que des machines de guerre qui nous sont montrées, avec une prédilection pour les missiles et bombes et l’exposition ne s’est pas limitée à la seule photographie même si c’est le principal medium retenu par les auteurs présenté. C’est Robert Hirsch (site ici) qui se montrait le plus audacieux avec une installation regroupant un microscope et une multitude de petites images avec une légende au dos. A l’autre extrémité du spectre, deux japonais (6 photos) montraient Hiroshima et Nagasaki (ruines fumantes et cadavres) dans une petite pièce isolée: c’est là la seule incursion « historique »,  l’ensemble présenté est résolument contemporain.

Gabriel Jones (son site très complet ici) hésite entre paysage et nature morte avec ses restes de missiles abandonnés en pleine nature (série irhann). Il fait partie des 1ers photographes que j’ai découvert quand j’ai commencé à m’intéresser au sujet, il s’agissait de sa série SOMEWHERE ON TIME.

P.w. Voigt (site ici) exposait un extrait de série strangelove: un meeting aérien, un avion sous l’eau, une maquette de bombe et, surtout, des photos de missiles en élévation accrochés sur les 4 faces d’un « totem ». Un travail sur la perception du public des armes en temps de paix.

Après les missiles décédés (Jones) et les bien vivants (Voigt), c’est au tour de missiles empaillés vus par Paul Shambroom (site ici) qui nous les montre aux Etats-Unis, utilisés comme décoration ou mémorial.

Simon Roberts montre 3 photos extraites d’un vaste travail sur l’armée rouge qui montrent un « parc a armes » ou l’on peut se photographier a cote d’un missile. Cet auteur a été beaucoup exposé pour son projet we english. Son site principal (ici) renvoie à des sites par projet. Il est représenté par Klompching à New York et The photographer’s Gallery à Londres, deux galeries qu’on aime bien.

Simon Norfolk (site ici) exosait une partie de sa série full spectrum dominance avec des missiles, des vues interieures des bases et une salle de commande ancienne, et surtout des trajectoires de missiles tirés depuis la Californie, à fins de tests, sur les iles Marshall.

Rencontres d’Arles – Le meilleur du Off – Meatyard Arts

Et je conclus avec Meatyard Arts (site ici). Le site se présente comme un blog (qui s’est un peu rempli depuis la création de ce billet) et pour avoir vu l’exposition, dans un lieu minuscule (8 rue Favorin), on peut affirmer que les jeunes photographes anglais présentés ont incontestablement du talent.

Ce que l’on peut ajouter c’est que Meatyard Arts est piloté par John Donaldson qui travaille notamment avec Heike Löwenstein que j’ai rencontrée sur place. L’un et l’autre sont issus du monde de l’enseignement artistique britannique, John a quitté Blackpool où il enseignait et Heike est prof de photographie à la Suffolk School of Arts. Vous pourrez en  savoir un peu plus TheNetWerk (ici) qui a pour objet de réfléchir sur la photographie.

Il y a bien une liste des auteurs présentés à Arles, sur le blog de Meatyard mais pas beaucoup de leurs photos (ceci dit il y aussi quelques prix, et c’est bien de les avoir indiqués, autour de quelques centaines d’euros, ce n’est pas cher). Une bonne partie d’entre eux sont des anciens élèves de Blackpool et Fylde College.

Voici donc les heureux élus: Sophia al-Irimi (alias Sparrow, montre un Petit Chaperon Rouge revisité, c’est génial comme truc, ici), Leigh Anderson, Ed Watts (il a un homonyme photographe également, son site à lui c’est ici mais il manque ses portraits de « métier »), Darren Hall (ses portraits sont des merveilles ici), Kristy Gosling (son site ici, voir notamment resisting time), Emil Charlaff (excellent aussi, son site ici, voir ways of power), Rik Pinkcombe, Karen Goss, Barry Woods (son site ici), Gwen Jones (ici), Heike Löwenstein (je n’ai pas trouvé son travail, notamment Heimat, mais sa page à l’université, ici), Rob Rusling (site un peu pénible ici qui ne montre pas la série vue à Arles) et enfin Alastair Hall (je n’ai pas trouvé son site, pourtant ses portraits ultraviolet sont intéressants). Il serait un peu long de passer en revue la totalité du casting et comme j’ai un tirage papier du minibook de l’exposition, je me borne à mettre les liens vers le site web de chaque auteur (quand je l’ai trouvé).

Juste une illustration, faute de mieux, Kristy Gosling.