Lumas – Parcours urbains

Je suis entré pour la 1ère fois chez Lumas à la faveur d’une exposition appelée Parcours urbains. J’ignorais que cette « galerie » montait des expos. Il y avait de jolis diasec colorés fort décoratifs tirés à 100 ou 200 exemplaires.

Pour le même prix, je vous conseille de vous promener sur Internet ou de fureter en d’autres lieux qu’en la rue de Seine et vous pourrez acheter, pour le même prix, autre chose qu’un poster, un vrai tirage photographique en édition limitée et, en plus encourager un jeune artiste et/ou photographe, sans engraisser une boite de marketing.

Maintenant, quand on ne peut pas se payer un étoilé, c’est sûr qu’aller chez MacDo ça a quelque chose de rassurant et ça évite de faire le tour des gargottes pour trouver la perle rare mais aller au MacDo n’a jamais désigné un amateur de bien manger: ça désigne seulement les amateurs de bouffe industrielle bien proprette.

Inutile de vous dire que si vous êtes amateurs de photographie, passez votre chemin.

Mois de la photographie à Paris – 19 – Galerie VU’ – Lars Tunbjork et une surprise pas chère (en bas du billet)

Dans le cadre du Mois de la photographie qui, décidément, dure un très gros mois, la Galerie VU’ (ici) montre jusqu’au 25 janvier 2009 des photographies de Lars Tunbjörk sous le titre Vinter (« hiver » en suédois et en danois, du proto-germanique *wentruz qui a donné « winter » en ancien frison, néerlandais et anglais – ici c’est un blog pour se culturer, je rappelle).

Cette exposition m’a bien plu.

Contrairement à ceux qui s’attendaient à une vision de la Scandinavie stéréotypée, propre, design, écologique et blonde,  je m’attendais pour ma part à une vision underground et désespérée, triste à pleurer, du genre de l’expsotion consacrée à la  Finlande telle que l’avais découverte à Châlon (ici). Contrairement à certains idées reçues, il y a des pauvres en Scandinavie et l’acoolisme y fait des ravages, surtout chez les jeunes (les nuits sont longues).

Ce n’est certes pas la joie qui sourd de ces photographies mais ce n’est pas non plus le désespoir. Certes, on voit de la neige sale, des jeunes gens moches, de vilains intérieurs banaux, de la neige qui tombe, et la nuit aussi.  C’est peut être la rareté des visages qui évite de sombrer. C’est peut-être aussi une sorte d’humour finalement, un léger décalage qui nous montre une réalité certes pas terrible mais si humaine et finalement si proche.

Bref, allez-y, cela vaut le coup. Comme la Galerie VU’ s’obstine à mettre des tag VU’ sur ses photos en ligne, je n’illustrerai pas ce billet (sinon, vous pouvez voir ). Et toc.

Et maintenant la suprise. C’est bientôt Noël (c’est pas la suprise ça, c’est le teaser).

Jeudi dernier, la Galerie a fait une vente de photos et il en reste à acheter (par exemple de Anne-Lise Broyer et Nicolas Comment, déjà vus dans Photos Nouvelles – le site de Nicolas, par ) : cela se trouve dans un coin de la galerie (ce n’est pas très grand) et il y a là tout un tas de photos (pas très grandes) et pas bien chères (les photos ne sont pas très grandes, je sais je radote). Comptez quelques centaines d’euros et, pour votre cadeau, vous aurez mieux qu’une photocopie couleur à 200 exemplaires made in Lumas ou Yellow Corner. Voilà c’est dit.