MEP – Automne 2012

La MEP a maintenu tardivement son accrochage estival (billet ici) pour le renouveler seulement partiellement dans une exposition durant jusque vers mi-novembre. C’est cette dernière que je suis allé voir le 4 novembre dernier et ce n’était pas terrible. Cédric Delsaux avec 5 tirages exposés tirés de sa série »Dark Lens » mélange Star War à un univers réel. Bof. Je préfère d’autres de ses séries, moins « commerciales », visibles son site web. Choi Chung Chun (dit Choi) montrait 25 travaux géants en noir et blanc de visages déformés lors du tirage. Bof. Claude Nori, le fameux éditeur, exposait ses livres et des œuvres de petit format de ses auteurs (Plossu, Salgado, Petersen, etc) ainsi que des travaux personnels, parfum guimauve et dolce vita. Mouais. Encore heureux que j’ai un abonnement qui me permet de passer en coupe-file et dans une certaine mesure de payer moins cher car vraiment la MEP ça ne s’arrange pas. Le nouvel accrochage totalement renouvelé est en place depuis le 14 novembre.

Maison européenne de la photographie – Programme pré-estival 2012

Dimanche dernier se terminait le programme pré-estival de la MEP et j’en ai profité pour renouveler mon abonnement après avoir un peu hésité il est vrai. Le programme était réellement décevant, une fois de plus. Au sous-sol, des vidéastes israéliens; en Vitrine, Guido Albi Marini montrant des photos de gens visitant une expo où les photos sont blanches ou oranges: ça commençait (très) mal. Dans le demi-étage suivant, Dominique Auerbacher exposait des rayures sur les vitres du métro de Berlin (pas besoin d’aller si loin). Au 1er étage, la moitié des salles état fermée et l’autre occupée par des vidéos de la fondation Neuflize Vie parmi lesquelles il faut retenir surtout celle de Zhenchen Liu (réalisée au Fresnoy), un long plan séquence dans les ruines de la ville chinoise en proie à la destruction.

Au 2ème étage se tenait le meilleur avec Paolo Pellegrin, surtout en noir et blanc (à part quelques portraits d’Iran) et éternellement abonné aux désastres, naturels ou non: guerre en Palestine, Guatanamo, Iran, Haiti, Tsunami en indonésie et j’en passe. Parmi ces épouvatables photographies quelques tirages que j’avais  déjà vus (dans l’énorme book de Magnum et ailleurs, chez Polka par exemple – billet ici) commes ces femmes pleurant un mort au Kosovo et cette enfant estropié aux jambes platrées au Soudan. En fait, le mieux pour ce genre de photographies est peut-être le livre plus que l’exposition, histoire d’être plus distancié et aussi d’avoir l’appui d’un texte plus fourni.

J’attends donc avec (un peu d’) espoir le prochain accrochage prévu pour le 27 juin (et jusqu’au 2 septembre) avec Alice Springs, Charlotte Rampling, Paul Thorel, Anderson & Low, Jérémy Nassif.

MEP – Exposition inaugurale 2012

Il y a quelques semaines, la MEP inaugurait son 1er accrochage de l’année 2012. C’était le dernier jour de validité de ma carte  d’abonné que j’allais donc jeter un œil.

Je passe sur le pauvre Götz Göppert cantonné à la vitrine avec 4 panoramiques de Paris. Joli. Rien de plus. Au sous-sol, c’était Marc Fumaroli qui occupait l’espace avec des portraits (c’est fini  depuis le 8 janvier d’après le site web) de peu d’intérêt. Un peu mieux était sa sélection de « maitres » du noir et blanc issus des fonds de la MEP (Cartier-Bresson, Giacomelli, Breukel, etc) . Un peu au-dessus (dans les étages, pas en qualité) on trouvait les grands portraits vaporeux de William Ropp sur qui j’étais tombé lors de ma 1ère visite à Arles et qui loue chaque année un espace d’exposition là-bas… Je ne vois pas trop ce qu’il fait à la MEP. Quant à Casta par Issermann, l’intérêt est pour le moins limité, à part peut-être pour la promotion du livre et surtout celle des Thermes de Vals, fameux, construits par l’architecte Peter Zumthor en Suisse et où les images ont été prises.

On peut donc sans crainte filer directement dans les étages pour voir Youssef Nabil. Ses auto-portraits sont sans intérêt mais le reste ça vaut vraiment le coup, on est parfois tout près de la miniature persane et c’est vraiment splendide. Sa technique du noir et blanc rehaussé à la main de couleur confère un charme suranné à ses travaux et redonne la place à l’aléa et au manuel dans une activité photographique souvent désormais bien loin du geste.

Avec la Collection Itau (une banque brésilienne), on accède, dixit le seul panneau explicatif présent, à « la photo expérimentale depuis 60 ans au Brésil ». De fait, c’est souvent expérimental (dérangeant, inhabituel, surprenant) mais surtout c’est toujours dénué de toute explication, la logique d’accrochage elle-même reste un mystère et seuls quelques initiés pénétreront (peut-être) cet inextricable jungle photographique. L’effet des Tropiques sans doute.  Le résultat est une (très) longue série de photographies que rien ne rapproche, ni thème, ni chronologie, que rien n’éclaire, une longue liste d’œuvres et de noms qui aussitôt vus sont aussitôt oubliés. Une belle occasion ratée, une fois de plus, à la MEP. J’ai la flemme de lister les exposants mais si vous allez à la MEP, c’est la seule chose qui mérite d’être vue, avec Youssef Nabil naturellement.

J’hésite un peu racheter une carte d’abonné pour la prochaine exposition qui débute en avril.

MEP – Tillim, Porchet, Trulzsch, Kuroda, Blume

La MEP (ici et 5/7 rue de Fourcy) a inauguré son accrochage estival le 23 juin qui durera jusqu’au 29 août.

Guy Tillim n’apparait que dans un recoin avec 3 portraits; on avait vu son travail de manière plus extensive, au Luxembourg notamment (ici).

Cyril Porchet (de l’ECAL, son site ici) occupe le petit espace vitré coté rue avec son travail de bachelor sur les églises baroques, on ne peut manquer en voyant ses grands diasecs d’intérieurs (des autels baroques) dépeuplés de toute présence humaine, à Candida Höffer mais alors que cette dernière prend du recul et montre du vide, Cyril Porchet se colle à son sujet et non montre du plein, voire du trop-plein: on en prend plein les yeux de cet amoncellement ornemental faits d’angelots, stuc et peintures.

Au sous-sol, l’installation vidéo de Holger Trulzsch occupe l’ensemble de l’espace. Il n’y avait pas foule à supporter l’agression visuelle et auditive que constitue ce travail.

Aki Kuroda mobilisait peu de visiteurs, à part, hasard peut-être, quelques visiteurs nippons. Son exploration de New York, sujet maintes fois vu, ne m’ a pas suggéré grand chose, à part ici et là quelques plans originaux. L’exposition montrait aussi de nombreux dessins en vis à vis des photographies et bien qu’ils soient difficilement compréhensibles pour le béotien, ils m’ont semblé plus forts que les dessins et produire plus d’effet sur le regardeur.

Anna et Bernhard Blume montraient des polaroids de petit format (les SX 70) comme ceux que les anciens ont connu dans leur jeunesse. Une vraie avalanche qui du coup laisse mi-figue mi raisin entre surabondance et répétition d’un côté, richesse et créativité de l’autre. Quatre série sont présentées: sx 70 -75 76, naturellement, en regard et enfin principes de cruauté. Cette dernière série montre des visages coincés dans des tuyaux et autres appareillages faussement cruels (on voit que c’est du chiqué) ainsi que des mises en scènes avec faux sang un poil plus inquiétantes. La MEP présente aussi pour de vrai (et pas en photo) l’atelier de l’auteur avec ses appareils de tortures colorés ;-) La série naturellement met en scène des objets en mousse verte dans des situations étranges avec toujours bien sur l’auteur pas très loin: les figures de mousse sont elles-aussi présentées « en vrai » dans des vitrines. Rappelons que le mouvement vert est puissant en Allemagne, patrie des Blume… La série sx 70 75-76 s’appuie quant à elle souvent sur des tryptiqueset nous montre le couple Blume en proie a des phénomènes étranges, le tryptique permettant de voir la scène se dérouler sous nos yeux (ébahis) dans un genre très dynamique. Pleins de trouvailles ici.

C’est la partie la plus valable de l’exposition avec le volet consacré à la photographie contemporaine russe et cela tombe bien, ce sont eux deux qui ont le plus d’espace.

Maison européenne de la photographie – Philippe Perrin

La MEP a déjà changé son accrochage que je n’ai pas encore évoqué la prestation de Philippe Perrin (son site ici, très complet). En effet, un peu pris par le temps je n’avais pu voir son travail lors d’une 1ère visite (billet ici) et me devais d’y retourner.

En fait, l’exposition ne m’a pas vraiment plu, on peut même dire que je me suis passablement ennuyé devant le spectacle. L’ensemble est cohérent bien sûr, dans le genre mauvais garçon viril et bagarreur mais bon.. On a droit aux scènes de combat de boxe, aux armes (en photo, en sculpture ou simplement en usage dans les photos) et au macho solitaire à l’élégance décontractée.

Bref, un style de film noir caricatural où le photographe se met en scène à longueur de murs dans le rôle du policier (ou du délinquant ?)  pour lequel je n’ai, vraiment, aucune attirance.

Maison européenne de la photographie – Jodice, von Graffenried, Poupel, Esmeraldo

J’en avais déjà parlé un peu avant (ici) mais la MEP a renouvelé son accrochage pour le printemps. Je suis donc passé le 24 avril dernier. Comme il était tard, je n’ai pas pu voir le travail de Philippe Perrin (haut et court), ce n’est que partie remise.

Tout en bas, au fond près des toilettes il y a Sérvulo Esmeraldo (avec ses Excitables) mais il y avait un peu de monde (la salle est minuscule) donc je ne me suis pas attardé. Dans l’entresol, il y a aussi  Nadia Ferroukhi sur laquelle je n’ai pas passé beaucoup de temps non plus.

Antoine Poupel (Zingaro – son site ici) montrait quant à lui des photos de cirque, surtout des scènes équestres, gâchées par des reflets sur le diasec brillant. Il n’y avait pas un chat, vite vu aussi.

Le spectacle devenait intéressant avec Mimmo Jodice et Michael von Graffenried (outing – son site ici)

Ce dernier occupe tout le niveau inférieur de la MEP et la présentation, sans être chronologique, commence par ses débuts, plutôt modestes, en noir et blanc vers 79-85. Le thème algérien est ensuite longuement développé avec des textes abondants et des coupures de presse sous vitrine: il est vrai que le photographe s’y est consacré de 91 à 2002. Quelques images aussi du Soudan datées de 1995. Et une vidéo. En dehors de la salle, deux tirages géants du Caire nous attendent. La série our town (usa 2006) est consacrée à New Bern, ville américaine très moyenne où s’établit en son temps un ancêtre de l’auteur, à travers 12 panoramiques couleurs diasec. Dans le même coin, london calling (2010) montre un panoramique de sortie de mosquée et une vidéo sur le même thème à Bricklane. Il y aussi un film avec un couple de drogués (19 minutes).

Enfin, toute une salle (rouge) est réservée à nu au paradis (88-97), une série sur les nudistes (ou naturistes, je ne fais pas la différence) mais là, on ne fait pas dans le Jock Sturges, mais plutôt dans l’animal humain ordinaire et sans grâce.

Quant à Mimmo Jodice, c’est une vaste rétrospective couvrant 50 ans de carrière (1960-2010) qui nous est proposée là, d’un grand classicisme qui tranche avec les sujets engagés que traite von Graffenried. Le comble du classique est atteint avec des photographies d’antiquités, tirées de surcroit à l’ancienne (charbon, gélatino-bromure, virage sépia, etc). C’est peut-être là aussi le plus convainquant. La salle contigüe montre un volet expérimental du travail de Jodice dont pour ma part j’ignorais tout et qui est presque sur-suréaliste. Enfin, les autres salles développent des thèmes divers: social, nature, Naples, mer, etc.

C’est jusqu’au 13 juin 2010.

Maison européenne de la photographie (MEP) – Programme du printemps 2010

La MEP a envoyé hier les invitations au vernissage de l’accrochage du printemps 2010 qui s’étendra du 14 avril au 13 juin 2010 (j’avais indiqué le programme de l’année 2010 au complet ici déjà).

Au programme, Mimmo Jodice pour une vaste rétrospective couvrant 50 ans de carrière (1960-2010), Philippe Perrin (haut et court), Michael von Graffenried (outing – son site ici), Antoine Poupel (Zingaro – son site ici) et l’artiste brésilien Sérvulo Esmeraldo (Les Excitables) qui montrera des tableaux sensibles (excitables, donc) et non de la photographie, dans le cadre d’@rt Outsider (une de ses oeuvres hypnotiques ici, on ne s’en lasse pas).

Je ne connais guère pour ma part que Mimmo Jodice dont j’avais vu le travail à Arles (billet ici).

En bref – Maison européenne de la photographie – On the road

La Maison européenne de la photographie (MEP pour les intimes) poursuit son accrochage actuel jusqu’au 4 avril 2010 (déjà évoqué ici et ) avec toutefois une légère évolution: la disparition de Sarah Moon (le 7 mars) au profit de On the road (depuis le 17 mars).

Je me suis donc pointé hier pour jeter un œil vite fait (ma première motivation étant en fait de passer aux toilettes mais il ne faut pas le répéter). J’ai été surpris de constater qu’une foule compacte faisait la queue, une fois encore: cet accrochage battra certainement un record !

Concernant on the road, il s’agit comme on s’en doutera d’une exposition thématique permettant à la MEP d’exhiber quelques pièces issues de sa collection, la plupart du temps des grands noms, avec pas plus d’une photo par auteur (sauf exception). Cet expo, suggérée par BMW, ne mérite pas à elle seule de passer à la MEP mais permet de se familiariser simplement,  l’occasion d’un thème grand public, avec les grands auteurs. Comme il s’agit de « classiques » donc de photographes un peu anciens, ce sera aussi l’occasion de faire un saut dans la passé qui pourra intéresser plusieurs générations, y compris les enfants et les grands-parents, à égalité (image ci-dessous tirée du site de la MEP, ici).

Je rappelle que le week-end prochain est le dernier pour profiter de l’accrochage actuel !

MEP – Sidibe, Wachill, Choquer, Moon

L’exposition à la MEP (site ici) ce n’est pas seulement Eliott Erwitt (billet ici). En visitant l’exposition samedi après-midi, j’ai été un peu déçu d’entendre dire, « mais c’est où ? », « Ah, non, c’est pas ce truc là ». Plein de gens faisaient la queue (y compris dans la rue). L’humain aime bien la vie de troupeau. Bref. Du coup, les autres salles ne faisaient pas le plein, à part Luc Choquer.

Malick Sidibé montrait trois photos dans un coin tandis qu’une greluche téléphonait bruyamment plantée devant: admirable grand public attiré ici on ne sait comment, reste plutôt devant TF1. Youssouf Wachill était massacré par un accrochage calamiteux en raison de reflets sur ses images sombres de visages cachés dans l’obscurité, voilés. Sarah Moon ne faisait guère recette non plus avec ses images de théâtre.

Luc Choquer recueillait en revanche tous les suffrages avec un niveau entier consacré à son travail: la foule se pressait devant ses portraits de français « à la Martin Parr », avec force originaux et couleurs vives. Bousculades et franches rigolades parmi les visiteurs qui croyaient peut-être regarder les Bronzés IV. Quoi qu’il en soit, je ne sais pas où il les a trouvé ces français là mais, comme on dit, il a trouvé des « gueules », et des gratinées mais il fait aussi des trouvailles de composition adroites et fait preuve aussi d’une certaine tendresse pour certains de ses modèles. C’est vraiment à voir, si possible un jour de faible affluence. On peut trouver les séries (portraits de français et hors champs) présentées sur le site de l’agence Signatures (ici).

Un étage était injustement délaissé par les visiteurs, c’est celui consacré au travail de Philippe Bordas qui montrait trois de ses projets centrés sur l’Afrique. La 1ère salle montre des chasseurs du Mali dans de grands portraits couleur pur l’essentiel, avec armes, gibier et parfois hyènes, de compagnie (un peu comme Pieter Hugo). Il y a aussi des scènes autour du feu, presque volcaniques, en petit format, très réussies. L’autre salle réservait un petit espace intime à Frédéric Bruly Bouabré où on pouvait découvrir le maître en plein travail avec moult commentaires sous chaque photo: presque une bande dessinée. Plus loin, l’auteur et artiste africain, inventeur d’un alphabet qui lui est propre, était vu à travers quelques pages expliquant sa démarche si étrange. Si vous êtes curieux, ce volet de l’exposition ne manquera pas de vous surprendre. Pur finir, Philippe Bordas nous emmène voir des boxeurs, à l’occidentale, sur fond noir ou plus traditionnels, sur fond ocre ou combattant dans le sable, deux visages méconnus de la boxe en Afrique.

Pour en finir avec ce programme de la MEP, qui dure jusqu’au 4 avril 2010, soyez curieux, ne vous contentez pas de suivre le troupeau et surtout évitez, si vous pouvez, les heures d’affluence.

Maison européenne de la photographie (MEP) – Eliott Erwitt

La MEP (ici et 5 rue de Fourcy) dont j’ai déjà parlé à maintes reprises, et pas qu’en bien (le dernier billet, ici), remonte un peu dans mon estime avec son accrochage de début d’année qui met en bonne place Eliott Erwitt, un photographe dont j’ai déjà dit deux mots aussi car régulièrement exposé chez Polka (le 1er billet ici). Une interview

Je me suis donc rendu dimanche dernier à la MEP pour terminer une visite commencée la veille, un peu tard, et, en fin de compte voir le travail d’Eliott Erwitt. J’y suis allé le matin car lors de l’après-midi qui précédait il y avait une file d’attente monumentale. Et bien même un dimanche matin il y avait la queue. Je dois avouer par contre que c’est toujours jouissif que de doubler tout le monde avec le laissez-passer…

Quoi qu’il soit, on revoit dans cette exposition quelques grands classiques d‘Eliott Erwitt (la femme et le bandit manchot, la course entre le train à vapeur et la voiture, etc)  mais, pour mon plus grand bonheur, la MEP ne nous gratifie pas de trop de photos de chiens, ce qui aurait été un peu facile, et beaucoup de photos étaient pour moi des découvertes. Tout un étage est ainsi réservé à Erwitt et toutes les photos sont en noir et blanc à l’exception d’une seule, consacrée au public tentant de photographier Obama.

Erwitt est connu pour ses images amusantes mais j’ai bien plus apprécié ses photos clins d’œil et davantage encore celles qui témoignent d’une réelle sensibilité ou d’un art consommé de la composition voir qui témoignent, simplement, d’une époque révolue. Erwitt dispose d’un site web (ici) un brin austère mais où défilent ses travaux, dont une bonne partie visible à la MEP (l’expo est gigantesque) et chez Magnum (ici) vous accédez à 3 000 photos d’Erwitt.

Si vous ne connaissez pas Erwitt, c’est le moment de découvrir et si vous connaissez, passez une tête quand même (c’est mieux en vrai que sur le web et la collection est de taille) mais, attention, choisissez un moment un peu creux car il y a foule. Et puis surtout, ne faites pas comme les veaux qui foncent tête baissée au 3ème étage et négligent tout le reste: soyez un peu malin, sortez des sentiers battus dictés par la presse et visitez les autres salles !