En bref – Les galeries parisiennes aux sites web les plus médiocres

Depuis plusieurs années maintenant je fréquente assidument les galeries et festivals, en ligne et dans la vraie vie, avec la photographie comme sujet de prédilection. Depuis plusieurs mois j’établis une liste d’expositions consacrées à la photographie, en cours à Paris, que je publie environ chaque mois sur ce blog. Et chaque fois je constate que bon nombre de galeries (ou lieux d’expositions) se distinguent par la médiocrité de leur site web.

Site pas du tout à jour ou qui ne dit rien du tout, à commencer par les  dates de début et de fin des expos, voilà le lot de certains sites web de lieux d’exposition.  Si cela peut être compréhensible quand il s’agit de lieux à caractère associatif ou reposant sur le bénévolat, cela relève du n’importe quoi pour une galerie. En 2010, cela parait sur-réaliste mais pourtant le cas n’est pas isolé. Et encore, je passe sur ceux qui n’ont même pas de site web.

Je vais vous livrer quelques noms de lieux illustrant le propos, dont le site semble s’être arrêté, dans le meilleur des cas, à fin janvier 2010: Galerie 13 Jeannette Mariani, Galerie Celal, Galerie CM ART, Galerie In Camera, Galerie Kennory Kim, Galerie Talmart, L’Île aux Images, Naço Gallery, Galerie W, Little big galerie, Galerie Oberkampf, Galerie Maeght Paris, Heart gallery, Galerie Paul Frêches, Galerie Alain Gutharc, Galerie Jean-Marc Patras, Galerie Dina Vierny, Galerie le Simoun, Galerie Madé, Galerie Intemporel, Galerie Pascal Vanhoecke, Galerie Photo 4.

Galerie Pierre Brullé – Collectif

J’ai une fois de plus (la dernière foi, ici)  perdu mon temps en passant à la galerie Pierre Brullé, pas tant à la galerie elle-même car ce fut vite vu, que sur le chemin pour y aller. Cette galerie n’ayant pas de site web, je ne sais plus où j’avais lu qu’il s’agissait d’une exposition collective (incluant des photographes).

De fait, l’exposition était bien collective mais j’ai surtout revu 2 ou 3 photos du collectif Red Caballo et à peu près autant (si peu) d’un photographe dont le nom ne figurait pas. Bref.

Mois de la photographie à Paris – 4 – La Bellevilloise

C’est le mois de la photographie à Paris et tous les sites à vocation culturelle se doivent de montrer de la photo. Je me suis donc rendu à La Bellevilloise, un peu dépité après ma visite mitigée à la BNF (ici).

J’étais appâté par le thème (« Un tour au paradis ») et puis c’était le dernier jour et puis c’est à un à quart d’heure de la BNF. J’aurais du me rappeler que je m’étais déjà cassé le nez là-bas une fois (je n’avais même pas trouvé l’entrée – ce n’est guère engageant). Cette fois j’avais noté qu’il fallait passer par la Halle aux oliviers (!) et malgré la nuit et un éclairage poussif j’ai bien trouvé. Mais là, aucune affiche, pas d’indication, pas d’accueil, le néant total. Enfin, pas pour tout le monde puisque les personnes devant moi ont été accueillies par leur nom avec force bises (ce qui me gonfle toujours prodigieusement) : ça m’a fait penser au sketch des Inconnus Auteuil Neully Passy avec le « sa-lut-e, tu-vas-bi-ien-e » en mode bellevilloise branchouillée.

Constatant avec dépit que j’étais tombé dans un café mal éclairé destiné, semble-t-il aux potes du patron, j’ai pris mes cliques et mes claques en me disant qu’il faudrait que je me rappelle vraiment, à l’avenir, d’éviter ce lieu faussement « ouvrier » et « contestaire ». Par contre ça devrait plaire à Rue89 qui se plaignait hier que le 104 soit vide et sans café en titrant « Le 104, ce temple de glace qui jette un froid » (ici).

Par contre, je vais regarder avec attention le site du collectif Révélauteurs censé exposer à La Bellevilloise. Leur site c’est par . J’aurais d’ailleurs mieux fait de regarder avant d’aller perdre mon temps à me cailler sous la pluie. Bref.

Fondation HCB – Henri Cartier-Bresson – Walker Evans

Après avoir dépensé 6 euros j’ai pénétré pour la seconde fois à la Fondation HCB (Henri Cartier-Bresson). La dernière fois, qui était aussi la première, c’était pour Saul Leiter. J’avais trouvé ça pas mal mais sans plus : je ne me voyais pas pousser des oh et des ah. A part pour deux ou trois photos particulièrement inspirées, et encore.  J’avais donc, il faut bien le dire, un a priori défavorable lors de ma visite de dimanche dernier et peut-être ai-je été victime des prophéties auto-réalisatrices. Une fois de plus et bien qu’on soit dimanche, il y avait du monde, rien d’insupportable mais c’était dense.

Et là, comme je le redoutais, des photos noir et blanc de petit format sans rien de spécial. En dépit de provenances prestigieuses et malgré mes efforts desespérés, je n’ai rien vu de génial dans le cadrage, la composition, la lumière. Je n’ai rien ressenti du tout (à part l’ennui et la frustration). Je n’ai rien compris non plus (s’il y avait quelque chose à comprendre).  Pour mémoire les lieux sont fort petits et en 20 minutes vous aurez fait le tour (ce qui dans mon cas a limité la perte de temps).  Je me suis dit en sortant que l’on ne m’y reprendrait plus et que c’était bien la dernière fois que je payais 6 euros pour ça (si peu).  A la place, achetez un livre de photos (ou d’autre chose) ou visitez la MEP et regardez des photographies de photographes vivants.