Galerie L MD – Polixeni Papapetrou – Between Worlds

Première visite chez L MD (site fort bien fait ici)  une des rares galeries à s’être installée dans le quartier (44, rue Barbet de Jouy) et récente encore puisqu’elle ne dépasse guère sa première année d’existence. La galerie n’est pas grande et est organisée en U ce qui permet d’afficher une dizaine de grands formats. L’accueil est discret et sympathique.

Au programme, le travail de Polixeni Papapetrou (son site ici est remarquable et l’illustration en provient). Le patronyme traduit une origine grecque mais l’auteur est australienne.

J’avais découvert le travail de Polixeni dans Photofile, la magazine de photo australien édité par l’ACP (ici) et puis ensuite je l’avais vu en vrai à la FIAC chez Wanted il y a deux ans (et encore récemment ici). La série présentée alors (Haunted Country) pouvait passer pour innocente vue d’Europe mais elle évoquait en fait la disparition d’enfants dans le bush australien à l’époque des pionniers.

La série présentée ici en apparence ludique avec de petites scénettes jouées par des enfants dont la tête est couverte par un masque d’animal (lapin, cheval, etc). A chacun d’y apporter sa lecture, pour ma part, j’en suis resté au volet poétique, d’autres y ont vu bien des choses plus sérieuses (une analyse ici, en anglais).

Ce que je constate  en tout cas c’est que chez Wanted un tirage à 6 exemplaires coutait à peine plus de 2 000 euros (l’auteur n’est plus représentée par cette galerie a priori – son travail n’y est plus visible sur le web). Cette fois un tirage passe à 4 800 euros, certes encadré et de plus grand format mais tiré à 8 exemplaires.

Quoi qu’il en soit, vous avez jusqu’au 26 juin pour aller voir cette exposition très réussie.

Art Paris 2009 – 1ères impressions : amateurs de photographies, courez-y vite !

Le salon Art Paris se déroule en ce moment à Paris et jusqu’au 23 mars. L’entrée est à seulement 10 euros si vous vous inscrivez sur leur site (ici).

Ce salon ne revendique pas le prestige de la FIAC mais, pour autant, il n’y a pas que des galeries de seconde zone et, cette année, des galeries dédiées à la photographies étaient invitées.

Bien que fréquentant assidument les galeries et parcourant le web des heures entières à la recherche de (jeunes) photographes, j’ai vu des photos que je n’avais à ce jour pu contempler que sur mon écran de portable comme celles de Polixeni Papapetrou, par exemple, chez Wanted. j’ai aussi fait des découvertes de photographes dont le travail m’a plu et dont j’ignorais lamentablement l’existence comme Susanne Junker et Philippe Assalit chez Acte2Galerie, Sabine Dehnel chez Esther Woederhoff ou bien encore Claudine Doury chez Camera Obscura. Dans certains cas, c’est une série que j’apprécie mais je n’en avais entrevu qu’un fragment jusqu’à présent et j’ai pu en voir là des prolongements comme la série Hair de Herlinde Koelbl que j’avais découverte au Luxembourg à la Galerie Clairefontaine (mon billet ici) et dont j’avais acheté le livre éponyme.

J’ose à peine souligner que 10 euros pour voir 15 galeries de 1er plan spécialisées en photographie et plus d’une centaine d’autres qui présentent des peintures mais aussi des photographies, ce n’est pas ruineux. Songez un instant à l’exposition LaChapelle ou au prix d’un magazine comme Azart photo à 9,90 €. Evidemment, il y a de meilleurs magazines pour moins cher et l’entrée des galeries est gratuite mais aller de l’une à l’autre prend du temps et n’est pas gratuit en frais de déplacement.

Autant dire qu’une visite s’impose.

Mois de la photographie à Paris – 10 – Galerie Magda Danysz – Mireille Loup

Pour le Mois de la photo, la galerie Magda Danysz a retenu Mireille Loup (ici).

Mireille Loup montre de grandes photos en couleur dans une ambiance feutrée, souvent à la nuit tombante, qui évoquent l’univers des contes mais ici, pas de princesses ni de grand méchant loup : le plus souvent un enfant, seul généralement, occupé à on ne sait quoi.

L’étrangeté et le caractère un peu inquiétant de ses photographies vient de ce curieux mélange : c’est « kawaï » vu de loin mais la mise en scène improbable amène à s’interroger. Cela m’a fait penser au travail de Polixeni Papapetrou (ici), en Australie, dont les photos sont également « mignonnes » et en format carré mais où, à  y regarder de plus près, les enfants sont perdus : il s’agit en fait d’une évocation des disparations d’enfants dans le bush australien au XIXème siècle (qui ont marqué les esprits).

A gauche, le travail de Polixeni (By the Yarra 1857, #4, 2006) et, à droite, celui de Mireille (Nocturnes ou les garçons perdus #19).

C’était jusqu’au 6 décembre mais si vous êtes intéressés, la galerie se fera un plaisir de vous renseigner et les sites des artistes et de la galerie sont très complets.