Galerie Paris-Beijing – Catherine Nelson – Future Memories

La Galerie Paris-Beijing (54 rue du Vertbois) montre jusqu’au 2 juillet 2011 le travail de Catherine Nelson.

Comme d’habitude, la galerie surfe sur la vague du grand format décoratif (très retravaillé en post-production) avec un diasec flamboyant et, si possible, un fond d’écologie. Avec Catherine Nelson, c’est encore cette recette qui est appliquée, avec méthode et persévérance, dans une série qui nous montre un globe terrestre sur lequel se trouvent plaquées, tout autour et au centre, des image de vie sauvage, un peu comme si un objectif fisheye était utilisé. C’est inventif et très joli, surtout l’été.

A voir pour se relaxer les yeux et les neurones.

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Galerie Paris-Beijing – Achim Lippoth – 1954

La Galerie Paris-Beijing (site web ici et 54, rue du Vertbois) expose jusqu’au 26 juin le travail d’Achim Lippoth à savoir deux séries, 1954 et wrong right wrong.

Spécialisé dans la photographie de mode enfantine, Achim Lippoth (site lourdingue en flash ici) s’est naturellement tourné vers les modèles qu’ils connait le mieux pour son activité photographique plus personnelle.

Ainsi, 1954 met en scène des enfants, reléguant les parents à l’arrière-plan, dans de petites scènes comme tirées d’un film. L’intérêt de la chose est de se projeter en 1954, avec costumes et accessoires d’époque. Mais, passés la séduction immédiate et le sourire qui s’esquisse devant ces scènes quotidiennes de la vie familiale, on reste un peu sur faim (cela fait penser à ça).

Wrong right wrong, sans se départir d’un esthétisme publicitaire particulièrement léché, va plus loin à mon sens: le regardeur est davantage invité à se poser des questions, au-delà de la surface. Le photographe nous donne à voir ce que l’on suppose être un père et un fils réunis dans des scènes, et les rôles sont inversés: c’est le père qui semble embarrassé, contrarié, déprimé ou inquiet tandis que le fils paraît quant à lui assuré, rassurant, etc.

 

Une exposition valable, à ne pas rater.

Galerie Paris-Beijing – Yang Yongliang – Heavenly City

Il y a  peu j’ai cru rater une expo à la galerie Paris-Beijing (billet ici): en fait, il s’agissait d’une expo à Pékin… Du coup, je suis allé 54 rue du Verbois pour y voir Heavenly City par Yang Yongliang (son site ici) et c’était le dernier week-end pour le faire car l’expo est close depuis le 11 avril.

Cet artiste chinois j’en ai déjà parlé à l’occasion d’Arles l’an passé (billet ici) et cette fois, si on retrouve les mêmes formats semi-circulaires de montagnes faites de pylônes (série Phantom landscape pages) , il y a toute une déclinaison de son travail autour de fumées et champignons atomiques (Heavenly City), notamment.  C’est moins convainquant quant à l’esthétique car il n’y a plus cet effet de découverte que l’on ressent face à  son travail de paysages de montagne où ce n’est qu’en approchant qu’on perçoit la ruse; cela succombe un peu aussi à la mode des grands formats. Néanmoins, cela restait intéressant à voir car cela évoquait, du coup, moins l’art traditionnel du paysage, qu’un travail de collage et une critique plus directe de la société de consommation avec des nuages et des fumées emplies de biens les plus divers.

En très bref – Galerie Paris-Beijing – Digital Generation

Je viens de rater l’exposition Digital Generation (avec Chen Nong, Jiang Pengyi, Liu Ren, Maleonn, Yang Yi et Yang Yongliang) chez Paris-Beijing dont c’était le dernier week-end aujourd’hui,  pour cause d’échauffourées dansa rue Montgolfier qui donne sur la rue du Verbois où se trouve la galerie(au 54) . Bienvenu à Paris où l’on n’est même pas en sécurité dans le IIIème arrondissement. C’est vraiment dommage car quand j’avais découvert cette galerie, récemment, j’avais bien apprécié la sélection (billet ici).

Galerie Paris – Beijing – Maleonn –

Pour la 3ème visite du jour, ce fut encore une innovation, comme chez Magnum, car je n’avais pas encore mis les pieds à la Galerie Paris – Beijing (ici et 54 rue du Vertbois).

Et pour un coup d’essai ce fut un coup de maître car cette galerie, située à proximité de La B.A.N.K. s’est avérée être à la fois vaste en dépit d’une façade réduite, plutôt chaleureuse aussi et chanceuse dans son choix de Maleonn (de son vrai nom Ma Liang, son site ici). Habituellement allergique aux artistes chinois, emportés dans une spirale inflationniste ridicule, je me suis décidé à aller voir car j’avais découvert partiellement son travail à Bruxelles chez Espace Art 22 (ici et 22 rue Van Aa).

Le seul reproche à adresser à cette galerie concerne son site web qui ne comprend pas de version en français de la fiche sur l’artiste. Les illustrations (ci-dessous, tirées du site de la galerie) sont en revanche de qualité et sans Flash, cette plaie du web.

L’exposition s’est terminée hier, jour de ma visite et l’on pouvait y découvrir 5 ou 6 séries de Maleonn à travers de nombreux tirages, la galerie ayant de la place. Tout au fond était accroché un tirage diasec qui couvrait un pan de mur, hélas, le recul manquait mais c’est la seule pièce qui souffrait des lieux, pour le reste rien à dire.

Le facteur accueillait le visiteur dans une série amusante et un brin décalée, marque de fabrique de l’auteur, dans une palette qui pouvait rappeler celle de Paolo Ventura (billet ici).

Days on the cotton candy montrait une jeune femme en proie à de petits nuages envahissant, une série que l’on dirait tirée d’un magazine de mode, cette fois, colorée, et toujours avec un clin d’œil, tout comme My circus.

Portrait of mephisto permet de mieux appréhender le travail de l’artiste qui ne limite à une photographie appétissante qye l’on pourrait qualifier finalement de commerciale (ce n’est pas une insulte, c’est seulement le constat du remploi des codes de la photo de mode). Avec cette série, maleon s’éloigne du grand format décoratif entretenant la complicité avec la regardeur pour un travail un plus sombre, plus modeste par la taille aussi et coloré à la main (comme Saudek, une technique que je croyais désormais inutilisée).  Dans Book of taboo, Maleonn revient à une certaine facilité tout en teintant son travail d’humour noir.

Leaves of grass enfin, unique série en noir et blanc achève la démonstration avec de grands tirages plus énigmatiques.

Au final, il y a comme une progression dans ce travail et dans le cheminement offert au visiteur, du plus accessible et séduisant à quelque chose de plus subtil et moins aisé.

De manière peu surprenante, les travaux les plus décoratifs sont constellés de pastilles rouges (à ce point là, jamais rarement vu ça !) tandis que les oeuvres plus difficiles n’ont pas vraiment trouvé preneurs. Pour finir, on indiquera les prix indicatifs qui commencent à environ 2 500 – 3 000 pour des formats en 90 x 60 cm.

Une galerie à garder dans le viseur pour la suite et que j’ai d’ailleurs ajoutée aux galeries suivies pour mon agenda.