PhotoIreland – 4ème jour – Out of the Dark Room: The David Kronn Collection

Pour le dernier jour à Dublin l’été dernier à l’occcasion de PhotoIreland, je me suis rendu à l’Irish Museum of Modern Art (IMMA). Je suis ravi de cette exposition car elle correpond à ce qui manquait à ce festival et que j’appelais de mes voeux l’année précédente: une exposition « muséale »qui pourrait s’appuyer sur les échanges transatlantiques naturels entre l’Irlande et les Etats-Unis. Du coup, c’est un américain d’origine irlandaise et collectionneur de photographies qui a prêté de très nombreuses pièces au musée. C’est aussi une initiative généreuse de la part du collectionneur et ce n’est pas fréquent (on se souvient de l’expo rendue possible grâce à Marin Karmitz à Arles en 2009 – billet ici). Les 165 photographies couvrent la période 1921 – 2010 et on y retrouve beaucoup de grands noms. J’avais relevé le nom de tous les auteurs mais je trouve inutile de la publier car j’ai acheté le livre qui fait office de catalogue. Par contre voici quelques photos qui montre le lieu, difficile à à trouver et loin du centre  (je me suis trompé d’arrêt de bus…) mais superbe, sourtout sous le beau ciel ensolleillé d’Irlande.

PhotoIreland 2011 – The Complex et Block T – 3ème jour

Nous revoilà à The Complex pour PhotoIreland 2011 qui se déroulait l’été dernier à Dublin. Cette fois il s’agit de travaux d’étudiants qui étaient exposés dans une pièce attenante et c’était l’accrochage lors de mon 1er passage la veille et donc je ne l’avait pas vue. Intitulée photo 19 elle est organisée par les étudiants de 3ème année d’études de photographie au DIT. Et si l’expo s’appelle photo 19 c’est parce qu’ils sont 20.

Graine Quinlan montrait un gars (une fille ?) en bleu de dos sur fond bleu avec une serviette violette sur la tête; je ne sais pas pourquoi mais j’aui trouvé ça pas mal. Sinead o’Neill avait chosi le noir et blanc carré pour montrer ses géométries dessinées dans le sable. Les photos exposées sont visibles sur les sites des deux étudiants mais hélas ne peuvent être importées sur ce blog ou Pinterest (merci Flash et autres) comme bien d’autres d’ailleurs. Laura Hugues montrait deux portraits feminins de profil avec texte écrit sur la peau, bof. . Niamh Redmond réalisait une sorte de portrait sobre presque noir et blanc avec superposition de scan cérébral coloré, pas mal. On passe ensuite à Laura Mc Cormack avec 4 petits formats carrés et surtout le « film » de Rachael Hegarty en 20 très petites photos d’une fille qui se démaquille.

Amy Bindon refait une image d’enfance mais plus en l’adaptant (la cigarette remplaçant le biberon) qu’en la copiant, pas mal. On passe rapidement sur Caroline McNally (2 grands formats presque symétriques dans la proportion de noir et de blanc) et Brendan Grimes avec un élément vegetal en vrai et sa photo en grand. Ieva Baltaduonyte se distinguait me semble-t-il avec 3 portraits sur fond de vieux films, une série baptisée « nostalgija » (je présume que cela signifie nostalgie en lituanien) et visible sur son site web (extrait ci-dessous).

Brian Cregan montrait des arbres de nuit avec des trucs qui pendent dedans aux couleurs étonnantes. Lauren Pritchard montait 3 photos de vêtements en lightbox, éclairés comme sous un peu d’eau.

Alva Keogh montrait des feuilles qui s’envolent de la machine à écrire, des avions de papier qui entrent par la fenêtre, autant de scénettes sympathiques. Je passe sur Tracy o’Brien et Joseph Carr n’ayant pas retrouvé leur site web. Derek Brunell exposait des portraits de nuit à la maison,visage éclairé. Pas mal même si c’est une sorte de classique. Avant de finir avec Lindsey Putt et ses punkettes, on citera les scènes pornos à peine discernables de Ali Farmer, les gros plan sur l’anatomie d’un homme (barbe, bleus, visage, etc) de David Doherty et les portraits féminins de Katie o’Neill, aucun des trois n’a de site web et c’est dommage.

Juste à côté de The Complex se tenait le Block t avec une exposition appelée disclosures. En fait, il s’agissait de l’étage d’un supermarché fermé. Il y avait pas mal de travaux et accompagnés de leur « statement » ce qui est plutôt agréable.  Hélas je n’ai pas trouvé les sites web des auteurs sauf celui de Louis Haugh qui exposait des portraits noir et blanc abimés et punaisés, certains « imprimés » sur verre. Tansy Cowley « sasissait l’éphémère » (c’est son ambition) avec des formats et objets divers, Kate Nevin exposait un émouvant travail photographique, faits de vides et de lieux modestes, auquel répondait un texte trite et poétiques (« i know ») sur l’absence d’un parent, Peter Connor livrait une série de portaits punaisés de beaux sauveteurs en posant la question Qui sont-ils hors saison ? et enfin Fiona Dowling punaisait aussi ses photos de jeunes femmes dans le Midland rural souvent chez elles, une série très anglaise (tant pis pour nos amis irlandais ;) pas mal du tout.

Ces deux expositions étaient très rafraichissantes et je regrette de ne pas voir aussi souvent que cela, malgré mes nombreux périples, de travaux de qualité de jeunes auteurs. La commémoration des Anciens, le Fashion et le Bling-Bling ça me fatigue un peu. Il fallait aller à Dublin l’été dernier.

PhotoIreland 2011 – Sebastian Guinness Gallery – 3ème jour

L’été dernier, c’est curieusement à Dublin qu’il fallait aller pour voir de la photographie mexicaine car, aléa diplomatique aidant, la France, et Arles, se trouvait largement privée des expositions attendues pour l’année du Mexique. C’est à PhotoIreland, à la Sebastian Guinness Gallery qui avait emménagé à Connaught House (une vraie galère à trouver) que se trouvaient exposés 25 photographes mexicains d’importance sous le titre « Mundos mexicanos: 25 Contemporary Photographers ». La salle immense au sol bétonné abritait quelques oeuvres de chaque artiste, parfois une seule.

Parmi ceux-ci, quelques uns déjà vus:  Dulce Pinzon, Graciela Iturbide et Maya Goded vus à Arles (à l’atelier des Forges, billet ici) ainsi que Gerardo Montiel (billet ici) quant Dante Busquets c’est à Madrid qu’on l’a vu (billet ici) et enfin Livia Corona on l’a vue à Paris (billet ici) de même que Daniela Edburg (avec un mélange de scène paisible et d’une catastrophe atomique qu’on avait déjà vue sur le web et, depuis, chez Bailly, billet ici).

Marianna Dellekamp montrait un diasec géant de livres blancs dans une bibliothèque blanche,  Edgar Rolando Martinez, 4 portraits de famille avec en surimpression inquiétante un visage aux yeux rouges, Patricia Ardis des scènes de morgue presque désincarnées en petit format noir et blanc. On trouvait aussi  2 tirages de Fernando Montiel  et 4 évocations d’une disparition avec de très petits formats noir et blanc (robe, chaussures, etc) par Cannon Bernaldez. Gerardo Suter exposait un  diasec de grand format, une main sur un corps tandis que Ruben Ortiz Torres produisait une série de photos « amusantes » (le passé n’est plus ce qu’il était). Gabriel Figueroa Flores gratifiait le visiteur d’un seul grand format noir et blanc, un monastère du mont Athos.

Yolanda Andrade montrait 2 photos colorées et notament une chambre aux murs verts et au lit jaune. Federico Gama nous ramène encore à une dure réalité avec tatouage, flingue et branleur, 3 noir et blanc de la serie top model avec texte inclus.

Lourdes Grobet revient sur un sujet très classique de la société mexicaine, les catcheurs mais ici ils sont en tenue chez eux ou ailleurs mais pas sur le ring. C’est kitsch. Marco Antonio Cruz travaille un classique non pas mexicain, mais un classique de la photographie en général, celui des aveugles avec un œil, un aveugle, des aveugles, en petit format noir et blanc. Carlos Cazalis avec sa série kamagasaki se penche sur la vie urbaine avec 4 images dont 3 de sans emploi. Pedro Meyer avec sa série en grand format couleur (le pinceau de l’appareil photo) produit un effet peinture à partir de photo, c’est peu convainquant et digne des filtres bon marché de Photoshop. Francisco Mata montrait 3 portraits en pied colorés sur fond gris et Eniac Martinez lui répondait avec 3 formats panoramiques noir et blanc d’indiens à plumes, entre autres.

Yvonne Venegas montrait lui les fiancées les plus belles de basse Californie, en robe, en soirée, bébé, à la maison, une série qui tranchait avec celle de Lorenzo Armendariz (le champ de la douleur), 3 noir et blanc mystérieux et sombres dont un panoramique de porteurs en file indienne, et une vieille femme.

Cette exposition était l’une des plus réussie de PhotoIreland 2011.

PhotoIreland 2011 – 3ème jour – Madart

Pour le 3ème jour à Dublin pour PhotoIreland 2011, visite chez Madart qui n’inspirait pas vraiment confiance car il s’agit d’une baraque moche tout près d’une grande rue très passante et bruyante. Après un bon moment à patienter, un gars qui visiblement avait peu dormi m’ouvre et à l’intérieur gisaient mégots et cadavres de bouteilles. Bref. Il fallait passer la mauvaise impression (lendemain de fête arrosée) pour découvrir les oeuvres accrochées par dizaines sur les murs (près de 90 exposants…) car si tout ne se valait pas, il y avait des travaux pas mal du tout. Ce sont les auteurs de ces derniers que je mentionne après avoir  cherché chaque exposant sur Google (la liste exhaustive est ici): Noel Noblett, Emma Jane Spain, Darek Fortas, Eoin Comiskey, Peter Fingleton, Anna Wickham, Liam Murray Sarah Orr, Brenda Fingleton, Lauren Winsor. Mention spéciale pour Jocelyn Allen dont j’avais déjà vu le travail par web interposé (un exemple ci-dessous).

A noter aussi parmi les bonnes choses, la revue en ligne Prism Magazine qui vaut vraiment la peine d’être vue.

PhotoIreland 2011 – 2ème jour

Pour la suite de PhotoIreland 2011 à Dublin, on se rend tout près de l’hôtel chez Darc Space qui ressemble à un cabinet d’architecte et qui hébergeait Bleack Beauty par Eugene Langan, des photos de bord de mer sous un angle souvent original, très « beaux Arts » dans le traitement et d’intérêt plutôt local me semble-t-il. En face se tient The James Joyce Centre qui présentait Motoko Fujita, patronné par l’Ambassade du Japon en Irlande. Hommage à James Joyce, une bonne partie des clichés ont été réalisés à Chapelizod (cité dans Finnegans Wake), pour le reste il s’agit d’un travail plus intellectuel sur de « petites choses » (une lanterne, une bouteille habitée d’une limace, etc).

On retourne vers Temple Bar chez Film base où j’avais raté le sous-sol et une salle attenante. Il y avait une expo intitulée Longway to paradise avec le magazine en ligne supermassive blackhole (SBMH)mais pas moyen de s’y retrouver parmi ces quelques images punaisées, dommage pour Mark Curran, Yaniv Waissa, Sarah Sudhoff (voir sa série At the Hour of Our Death), Angela Darby & Robert Peters, David Blackmore, Diarmait Grogan, Virginie Rebetez (voir sa série Flirting with Charon), Stephen Gunning, Paul Corcoran et Dan Shipsides, d’ailleurs je n’avais pas l’impression qu’il y avait autant d’auteurs lors de ma visite mais bon, le site de SMBH le dit alors ça doit être vrai. Après cette entrée en matière, la salle était remplie de livres et de magazines, un peu en vrac.  Parmi les magazines, quelques uns que je ne connaissais pas: Yvi, Picnic magazine (en provenance d ‘Israel – attention au sens de lecture ;), Useful photography (photos anonymes) et Dienacht (un tout petit format bilingue). Quant à History of disappearance, cela se résumait à 2 vidéos et 4 pauvres vitrines, le tout assez incompréhensible.

Quittons Temple Bar pour rejoindre la Rha (Royal Hibernian Academy) qui expose une quantité phénoménale de travaux d’artistes, la peinture et dans une moindre mesure la photographie occupant une place de choix. J’ai relevé tout un tas de noms mais je ne mentionnerais que ceux dont le site web a confirmé l’intérêt a posteriori:  Dominic Turner, Gary Coyle, Dragana Jurisic (récompensée), Mary McIntyre (récompensée), Anthony Haughey (vu la veille – billet ici), Jerry huysmans, Theresa Nanigian, Victor Sloane, Simon Burch, Jackie Nickerson, Ciara Killalea, Jeanette Lowe, Abigail o’brien et Amelia Stein.

Chez Inspirational arts, c’est moins l’avalanche et c’est tant mieux car un tel amoncellement de pièces est finalement un peu fatiguant et comme en plus il n’est présenté qu’une œuvre par artiste, difficile de jauger quoi que ce soit. Bref, chez Inspirational arts, c’est Debbie Castro qui était exposée, toute seule et avec un nombre réduit de photos mais suffisamment pour rendre sa série (glamour in the blood) très attrayante. C’est un excellent reportage qui était livré ici, sur les jeunes filles de Liverpool qui se maquillent un peu trop, une tradition locale de « vouloir être jolie », parait-il. On oscille entre le sourire et une vague pitié pour ce qui ressemble plus, parfois, à des tentatives pathétiques d’attirer l’attention et c’est cet « entre-deux » qui rend ces photographies si attachantes.

L’Instituto Cervantes présentait des photographies de Luis Ramon Marin et comme l’exposition de l’année d’avant au même endroit j’avais déjà vu l’expo ailleurs, à Berlin en 2010 mais comme je n’ai pas encore publié les articles sur le mois de la photographie à Berlin…  Au Centre for creative practises, comme l’an passé, il s’agit de ressusciter des techniques photographiques disparues un peu comme, parfois, au centre Iris à Paris. L’intérêt est limité, au fond, car, le plus souvent, la technique l’emporte sur le sujet et le projet. Je ne citerais donc même pas les participants et n’y retournerai pas en 2012.  Chez Severed head où j’avais trouvé porte close l’an passé il était cette fois possible de voir le travail de Anne Schwalbe, de grands carrés en couleur dont les sujets variés sont centrés sur des objets et petits paysages sans qu’une quelconque unité se dégage.

PhotoIreland – 2ème jour – 3 juillet

Pour le 2ème jour, je passe rapidement sur City arts, qui est une minuscule salle de cinéma hyper pentue avec des projections tous les jours à partir de 13H00. Il n’y a pas de programme (ou bien je n’ai pas trouvé), on ne sait pas bien ce qu’on regarde et on ignore la durée de chaque travail donc je ne suis pas resté plus de 5 minutes et il y a avait un seul autre spectateur. C’est dommage tant pour les auteurs que pour l’équipe en charge de ne pas avoir plus d’audience, à moins que ce ne soit un jour (ou une heure) exceptionnellement creuse, je ne sais pas.

Mondrian’room c’est en revanche la découverte du jour. Le couple de directeurs est très sympa. Monsieur parle un français parfait pour avoir vécu et travaillé en France pour plusieurs institutions muséales et Madame est passée par Sotheby’s. Trois types de travaux sont présentés dont des Doisneau dont l’intérêt est somme toute limité à coté de deux merveilles. Tout d’abord, la galerie présente des tirages récents de plaques autochrome exceptionnelles des Lumière (scènes de familles – vers 1907)- comptez 8 000 euros environ par plaque, tirage unique A4 inclus. J’ignorais que de telles plaques se trouvaient encore en mains privées. Le nom ne m’est pas revenu sur le coup mais c’est Léon Gimpel que j’avais vu au Musée d’Orsay (début 2008) avec de fabuleux autochromes également (c’était d’ailleurs les plaques qui étaient exposées, non des tirages modernes agrandis).

Les autres découvertes sont des collotypes (phototypes en français, ancêtre de l’héliogravure) vintage (vers 1887) de Muybridge dont bon nombre de « female semi-nude » mais aussi des animaux (dont des exotiques), dans la série Animal Locomotion. Les prix sont plus abordables, vers 2 000 euros. Le galeriste y voit un précurseur de ceux qui ont eu le souci de d’immobiliser le temps ou de superposer plusieurs instants du temps en un seul, et de citer aussi bien Matrix, Warhol que Bacon. Le nom de l’exposition est Motion.

Une exposition de petite taille mais de grande qualité avec des guides charmants et cultivés, que demander de plus ?

Monster truck (un nom bizarre pour une galerie) est aussi une galerie, une vraie (au sens, une permanente, contrairement à Mondrian’s room) qui s’établit sur deux niveaux dans un espace contemporain aux murs blancs. Nous sommes revenus à Temple bar. Le titre de l’exposition est un jeu de mots, en français s’il vous plait, Demise en Scène, associant et Ethna O’Regan. Le travail de cette dernière ne m’a guère enthousiasmé, ne parvenant pas à en saisir l’objectif ni l’unité. Quant à Michael Boran, ses photographies de touristes photographes , il me semble que c’est là un sujet que j’ai déjà vu quelques part, ce n’est pas inintéressant en soi mais ce début de mise en abime ne mène pas bien loin.

La Smock Alley Boy’s School se trouve aussi à Temple Bar, en bordure de la Liffey. Ce n’est pas une école. L’exposition conduit d’abord au 3ème étage pour commencer la visite puis le circuit descend (comme au Musée Magritte à Bruxelles). L’exposition s’appelle 360 degree et comme on s’y attend la trajectoire est circulaire (il ne s’agit pas de température, au demeurant extrêmement élevée dans ce curieux immeuble). Le principe est de proposer une photographie illustrant un des termes employés dans le descriptif de la précédente. Bon. Passé l’amusement face au concept, l’auteur, Ruben Ochoa, parvient essentiellement à nous ennuyer et la vue de ses 36 photographies commentées s’apparente à un chemin de croix (qui ne comporte lui que 14 stations). Pourtant, l’exposition a été montée avec l’Ambassade du Mexique pour le bicentenaire de l’indépendance du pays et a été vue dans de nombreux pays mais ce n’est pas un gage d’intérêt.

Le Center for creative practises montrait quant à lui deux expos et il fallait s’éloigner un peu; la seconde n’ouvrait que le lendemain mais j’ai eu droit de la voir quand même (il ne restait plus qu’une photographe en plein accrochage). Le lieu est assez vaste et se trouve dans le « basement » de l’immeuble, il faut descendre depuis la rue (ce n’est pas très engageant).

I Like Boring Things était donc ouvert et montrait 7 auteurs.

David Morissey montrait deux filles en flou et Tansy Cowley trois minuscules noir et blanc intimistes (drap, fenêtres, etc). Dorje de Burgh proposent des scènes de vie intimistes, des amis. Samuel Cunnane alternait noir et blanc de moyen format (immeubles) et polaroids  intimistes de lieux divers. Anna J. McCormack alignait de petits formats carré d’extérieurs et d’intérieurs vides. Kate Nevin restait dans cette veine des carrés d’intérieurs mais en noir et blanc. Enfin, Edmund Doherty détonnait un peu dans cet ensemble relativement ennuyeux (cf. le titre de l’exposition) avec trois scènes de boxeurs en noir et blanc. Cet ensemble au demeurant sympathique ne m’a pas vraiment emballé.

L’autre exposition c’est Chasing shadows (site ici) qui s’appuie sur des techniques anciennes de photographie (un peu comme le Centre Iris à Paris qui maintient, entre autres choses, une certaine tradition en la matière). N’étant pas expert de ces techniques, j’espère ne pas écrire trop d’âneries.

Brian Baldy montre deux paysages en  kallitypie (callitypie en français). Jamie Maxwell s’essaie au tintype (ferrotype en français) avec des vues de nuit agrémentées d’un personnage qui dégagent vraiment une atmosphère. Thomas Woods parvient aussi à faire mieux que susciter la curiosité liée à la technique, son cyanotype du type qui s’arrache le cœur, s’étire le visage comme pour le décoller ou encore écarte sa paroi abdominale pour en montrer des rouages horloger sont plutôt inspirés. Dominic Turner s’essaie au « fuzzygram » avec des vues dignes des précurseurs…. Kamile Mutulaityte utilise la le cyanotype pour un portrait de fille a tête de cheval fort réussi. Catriona Dunnett réalise des nus avec la technique Van Dyke dont je n’avais jamais entendu parler (je ne sais pas si je dois avoir honte) et qui est une variante simplifiée de la kallitypie si j’en crois les savants (ici) qui expliquent aussi un tas de méthodes anciennes. Gwen Wilkinsonmontre des ruines et des fleurs, sujets types des débuts de la photographie qui évoquent immédiatement des images « vintage », en ferrotype (essayez de faire un TGV avec la même technique, je ne suis pas sûr que cela évoque quoi que ce soit). Ian Mitton produit de  minuscules cyanotypes de la mer, parfaite association évidemment puisque le sujet et la technique tient fortement l’un et l’autre sur le bleu. le petit plus c’est qu’un truc blanc tout petit se détache (un bateau ?) qui m’a fait penser au travail de Patrick Messina (billet ici). Louis Haugh avec le fameux Van Dykes exposait de petites vignettes tirées sur une même feuille en planche: arbres, ciels, plantes.

Au final, une exposition où le nombre prime, avec un bilan mitigé. Indiquons en passant que rares sont ceux qui disposent d’un site web (je ne parle pas d’un blog ou d’une page Facebook) ce qui est bien dommage.

Et comme j’ai laissé les notes papier que j’avais prises, sur Indigo and cloth , à la maison, je n’en dirais pas grand chose tant que je suis à Arles sinon que c’est à deux pas de Mondrian’s room mais on qu’on est évidemment dans un autre style: il s’agit là d’auto-portraits entre 600 et 800 euros de photographes pas (encore) connu. Pour être honnête, c’est le genre d’exposition que je ne vais pas voir à Paris et que je n’irais vraisemblablement pas voir non plus cet été à Arles pour la simple et bonne raison que des expos « curatorées » existent déjà en abondance. Juste à coté se trouvait Domestic Landscapes par Bert Teunissen chez Noble & Beggarman Books mis j’ai trouvé porte close et n’ai pas jugé utile de repasser.

PhotoIreland – Souvenirs de Dublin

En vrac, des trucs qui m’ont amusés ou surpris à Dublin à l’occasion de PhotoIreland.

L’usage du français (ci-dessous – près de Merrion Sq.)

« hot towel barber » à tous les coins de rue: je crois bien que ça a disparu depuis 50 ans en France, non ?

« umbrella 5 euros »: prévoyants les Dublinois mais ils ne sortent le parapluie qu’en cas de pluie torrentielle

Feux avec compte a rebours: je n’avais vu ça nulle part, il y a un décompte pour indiquer aux piétions le temps à attendre avant le vert

Rues aux deux noms: le nom en langue locale + le nom en anglais (à noter que dans les bus c’est parfois uniquement en langue locale)

Rousses: ce n’est pas une légende, la rousse irlandaise aux yeux verts existe bien :-) et en nombre

Mind the step: ça m’a fait penser à Londres (« mind the gap » sans arrêt dans les stations de métro)

Sandales: beaucoup top portées à Dublin y compris la claquette et la tong, en pleine ville (Dublin y a pas la plage et pas 34° ;-)

Subway et Spar: le 1er est très répandu et Londres et a débarqué à Paris, le second a existé en France il y des décénnies et on en trouve à Dublin à chaque de rue, c’est pratique et pas cher (eau, bananes, sandwiches)

Carroll’s: le magasin de souvenirs par excellence

Calèches, velib, abondance de taxis et city tour y compris véhicule amphibie: tous un tas de moyens de transport

Molly Mallone en bronze sur Grafton Street: jolie poissonnière morte jeune selon la légende, c’est la chanson du XV irlandais et on trouve d’autres statues du « folklore » dans la ville

« Early bird »: tarif réduit au restaurant si vous mangez tôt, c’est une tradition qui fait son retour semble-t-il :-)

“sorry” et “oh my god”: les deux expressions les plus entendues, la 1ère par tous, la 2ème par les filles

les look right / look left par terre: comme à Londres si on ne sait pas d’où viennent les autos ;-)

established since: de nombreux magasins affichent leur date de création, parfois hyper ancienne (le record étant le plus vieux pub de Dublin, le Brazen Head qui affiche est. 1198, non, vous avez bien lu).

les pancartes tenues par  des gars (ou des filles) pour indiquer un magasin dans une rue adjacente