Galerie Polaris – Antonio Caballero – Fotonovelas extension

La galerie Polaris (ici et 15 rue des Arquebusiers)  présente jusqu’au 29 mai prochain les travaux de Antonio Caballero.

Le photographe (à ne pas confondre avec l’écrivain colombien) expose des formats carrés noir et blanc en deux formats (2 500 et 6 800 €).

Sur ces photos, que voit-on ? Des scènes de romans-photos des années 60-70 que le photographe a réalisé à l’époque où il officiait dans cette industrie au Mexique.

Bientôt peut-être verrons-nous les radiologues exposer en galerie quelques clichés des années 50: on conviendra qu’un os est moins expressif que le jeu outré des acteurs de romans-photos et le charme incomparable de courtes robes à fleurs joliment portées mais cela sera, à n’en pas douter, original… quoi que dans cette veine des rayons-x  je préfère Wim Delvoye (série x-rays ici).

Galerie Anne Barrault – Katharina Bosse – Portrait of the artist as a young mother

La Galerie Anne Barrault (22 rue Saint Claude et ici aussi) est assez petite et le nombre d’œuvres de Katharina Bosse qui y sont présentées, peut-être 5 ou 6, n’impressionne guère (la série complète de 8 photos figure sur son site, ici) . Ceci dit, comme c’est  à deux pas de la Galerie Polaris (mon billet ici), on peut visiter les deux.

Je n’ai guère été intéressé ou séduit par ces grands formats (1,60 de haut) en couleur. Les qualités plastiques (moyennes à mon goût) de la photographe qui s’est représentées elle-même avec son petit garçon ne sont pas en cause, pas plus que son état de maternité.

C’est plutôt le manque d’imagination qui m’a frappé et le caractère très « plat » de ses photographies. C’est subjectif tout ça mais, à défaut d’être séduisantes, des images doivent inspirer un sentiment ou une réflexion et là, rien. Il reste un étalage de chairs peu appétissant en soi qui ne sollicite par ailleurs ni l’intellect ni le cœur. Le format choisi n’aide pas, en donnant un caractère assez monumental à un ensemble extrêmement intime (un jeune enfant nu et femme nue enceinte qui ne cache rien de son sexe, sous un éclairage naturel) bien que le cadrage ne soit pas resserré. Désagréable impression de voyeurisme / exhibitionnisme.

Il y a une photographie où Katharina Bosse est à quatre pattes avec son fils en train de téter au sein (ci-dessous à droite) : une resucée (si j’ose dire) de la louve du Capitole qui ne vaut pas mieux que la photographie Lavazza (mon billet ici) ci-dessous à gauche, bien que dans des styles totalement opposés.

L’amusant dans l’affaire c’est que la photo Lavazza a été prise par Annie Leibovitz qui avait déjà photographié une fameuse femme enceinte, Demi Moore, pour Vanity Fair. Cette photo (ci-dessous, à gauche) était d’ailleurs visible à la MEP lors de l’expo Leibovitz (mon billet ici) tandis que, ci-dessous à droite on voit… Annie Leibovitz enceinte. Quelle histoire !

annie-leibovitz1

Voilà qui permet de mettre en perspective le travail de Katharina Bosse.

L’expo est visible jusqu’au 7 mars 2009, allez-y.

Galerie Polaris – Walter Van Beirendonck

La Galerie Polaris (ici), 15 rue des Arquebusiers, montre le travail de Walter Van Beirendonck. La galerie est passablement encombrée et toute en largeur. Quand vous entrez vous êtes face à la traditionnelle stagiaire, disposition un peu étonnante, et derrière elle se tient tout un fatras. Bref.

L’exposition se trouve sur la partie gauche et on voit des clowns (?) genre manga, stylisés, couchés et en grandeur plus que nature avec leurs attributs fièrement dressés (comme on dit poliment). Il y a aussi des fanions sur un mur et une sonorisation. C’est amusant. Je ne sais pas trop où il veut en venir mais, à défaut, c’est rigolo comme installation. Il y a juste une photo à droite en entrant (ou plutôt deux, l’une au-dessus de l’autre).

C’est dommage, car je croyais pouvoir voir, pour de vrai, une photo repérée de longue date (ci-dessous).

L’exposition est visible jusqu’au 21 février 2009.