Polka Galerie – Gronski et Cauchetier

Polka Galerie, voila un bon moment que je n’y étais pas allé et c’est l’exposition Gronski et Cauchetier qui sert de prétexte pour y retourner. Comme d’habitude, quelques reliquats d’autres exposition figurent ici et là (Erwitt, Donata Wenders, Klein) mais c’est bien le binôme (pour l’occasion) précité qui occupe l’essentiel de l’espace à commencer par Gronski dans la salle qui marque l’entrée de la galerie. Alexandre Gronski c’est bien et c’est beau: une photographie de grande taille en couleurs claires pour des paysages chinois étranges marqués par une modernité écrasante, toute de béton et presque surréelle, ornés de quelques humains minuscules et traditionnels. Une série mountains and waters à ne pas rater, assurément.

Avec Raymond cauchetier on revient à une époque que je n’ai pas connue, celle du cinéma noir et blanc des années 60, époque lointaine mais constamment réactualisée et en pleine actualité en ce moment. La coupe garçonne de Jean Seberg dans les photos de Cauchetier ne manque pas d’évoquer celle, à la même époque de Twiggy que j’avais vu exposée il y a deux ans à la National Portrait Gallery, coupe également reprises par les jeunes stars féminines du moment (Emma Watson, Keira Knightley et Nathalie Portman en tête). Comme si cela ne suffisait pas, même Arte s’y est met aussi avec un retour sur la Nouvelle Vague. Bref, comme d’habitude Polka joue intelligemment avec l’actu et livre là une exposition fraiche et délurée. Pour autant, si Cauchetier a été photographe de plateau et propose même  des tirages « hors plateau », il ne faut par le cantonner à un seul genre et on découvre aussi ses images indochinoises, aussi bien paisibles, presque immémoriales, que sous le feu des combats.

C’est jusqu’au 3 mars 2012.

Polka – Liberté. Égalité. Féminité.

Polka (12, rue Saint-Gilles) expose jusqu’au 21 mai (ah, cette fois, l’exposition n’est pas encore terminée) sur le thème Liberté. Égalité. Féminité (ça tombe bien, la journée de la femme c’était le 8 mars).

La 1ère salle montre d’honnêtes images faites par la femme de Wim Wenders (Donata), honnêtes mais un peu éparpillées: on ne voit pas bien le fil directeur ni en matière de sujet ni en matière de style. Après on traverse la cour pour rejoindre la 2ème salle (ré-aménagée) et la 3ème au sous-sol.

On voit ainsi d’abord les étonnantes images de Martha Camarillo qui nous montres des noirs américains sur des chevaux en pleine ville (à Philadelphia), une forme d’insertion surprenante qui vaut le coup d’être vue.

Au sous-sol, on voit le travail de Marc Montméat repéré dans le concours SFR (billet ici) qui poursuit dans sa ligne de solitudes avec des hommes tout petits comme perdus dans un grand décor, parfois même c’est leur ombre qui devient le personnage central. A côté, la figure de proue de la galerie, une fois encore, Riboud, avec cette fois des grands formats de femmes, ravissants certes mais j’ai préféré les petits diptyques, plus datés, plus intrigants aussi.

C’est une exposition à voir, comme d’habitude.

Samedi 22 mai 2010 – Que de ratés :(

il y a des jours comme ça… Hier samedi, profitant du beau temps et muni de mon bel agenda des expositions photos réalisé par Le Photoculteur je me suis cassé le nez chez Magda Danysz car j’avais noté que l’expo durait jusqu’au 22 alors que ce n’était jusqu’au 15. Arrivé chez Polka j’ai oublié de visiter le sous-sol. Chez Anne Barrault je m’étais aussi trompé d’expo, de même que chez Christophe Gaillard (eh oui, Naar c’est pas chez lui, c’est chez Olivier Robert).

Il est temps de prendre des vacances.

Pour couronner le tout, la galerie VivoEquidem était fermée mais là c’est leur faute car nulle part ne figurent les jours et horaires d’ouverture, ni sur le site web ni sur la porte de la galerie. C’est pas très sérieux.

bref.

Polka Galerie – Action!

Petite visite avant-hier dans un lieu “sûr” et bien connu, Polka galerie (ici et Cour de Venise, 12 rue Saint Gilles), dans une après-midi un peu décevante (ah tiens, j’ai recopié le début d’un autre billet ;)

Dans mon empressement, j’en ai oublié de visiter le sous-sol mais l’exposition est prolongée jusqu’au 5 juin ce qui laisse l’occasion d’y retourner (éventuellement).

Dans le 1er espace d’exposition on voit accrochés ensemble Jodi Bieber (son site ici) et Jürgen Schadeberg. Le 1er avec notamment un grand tirage couleur d’une jeune danseuse et le second avec de moyens formats noir et blanc des années 70 à 90 (pas mal de portraits); tous les deux situent l’action en Afrique du Sud et se consacrent à la réalité noire. Pour ma part je connaissais surtout, de Bieber, sa série real beauties, plusieurs fois récompensée je crois.

Dans l’autre espace, on change de monde avec André S. Solidor et une série de grand formats couleur humoristiques. Elliott Erwitt (qu’on voit beaucoup, trop ?), en choisissant de se déguiser derrière ce patronyme, tombe dans la facilité un peu lourde: on quitte le clin d’œil complice qui caractérise son travail pour tomber dans le beauf photographique. Peut-être, est-ce du second degré, peut-être pas. Quoi qu’il en soit, les acheteurs éventuels apprécieront la farce (ou pas).

Deux autres séries noir et blanc étaient accrochées mais carrément dans l’espace bureau de Polka ce qui n’est guère commode, du coup je n’ai pas allongé le cou.

J’y retournerais peut-être la semaine prochaine pour voir la suite au sous-sol puisque, a priori, pas moins de 9 autres auteurs y exposent.

Affaire à suivre.

Maison européenne de la photographie (MEP) – Eliott Erwitt

La MEP (ici et 5 rue de Fourcy) dont j’ai déjà parlé à maintes reprises, et pas qu’en bien (le dernier billet, ici), remonte un peu dans mon estime avec son accrochage de début d’année qui met en bonne place Eliott Erwitt, un photographe dont j’ai déjà dit deux mots aussi car régulièrement exposé chez Polka (le 1er billet ici). Une interview

Je me suis donc rendu dimanche dernier à la MEP pour terminer une visite commencée la veille, un peu tard, et, en fin de compte voir le travail d’Eliott Erwitt. J’y suis allé le matin car lors de l’après-midi qui précédait il y avait une file d’attente monumentale. Et bien même un dimanche matin il y avait la queue. Je dois avouer par contre que c’est toujours jouissif que de doubler tout le monde avec le laissez-passer…

Quoi qu’il soit, on revoit dans cette exposition quelques grands classiques d‘Eliott Erwitt (la femme et le bandit manchot, la course entre le train à vapeur et la voiture, etc)  mais, pour mon plus grand bonheur, la MEP ne nous gratifie pas de trop de photos de chiens, ce qui aurait été un peu facile, et beaucoup de photos étaient pour moi des découvertes. Tout un étage est ainsi réservé à Erwitt et toutes les photos sont en noir et blanc à l’exception d’une seule, consacrée au public tentant de photographier Obama.

Erwitt est connu pour ses images amusantes mais j’ai bien plus apprécié ses photos clins d’œil et davantage encore celles qui témoignent d’une réelle sensibilité ou d’un art consommé de la composition voir qui témoignent, simplement, d’une époque révolue. Erwitt dispose d’un site web (ici) un brin austère mais où défilent ses travaux, dont une bonne partie visible à la MEP (l’expo est gigantesque) et chez Magnum (ici) vous accédez à 3 000 photos d’Erwitt.

Si vous ne connaissez pas Erwitt, c’est le moment de découvrir et si vous connaissez, passez une tête quand même (c’est mieux en vrai que sur le web et la collection est de taille) mais, attention, choisissez un moment un peu creux car il y a foule. Et puis surtout, ne faites pas comme les veaux qui foncent tête baissée au 3ème étage et négligent tout le reste: soyez un peu malin, sortez des sentiers battus dictés par la presse et visitez les autres salles !

Polka galerie – United colors

Petite visite avant-hier dans un lieu « sûr » et bien connu, Polka galerie (ici et Cour de Venise, 12 rue Saint Gilles), dans une après-midi un peu décevante.

Avec Polka, on accède à une galerie de qualité (refait à neuf, propre et net), d’un accueil de qualité (pas d’interphone ou de lourde porte, personnel toujours poli et souriant) et d’auteurs de qualité. La pricelist est bien visible et des exemplaires photocopiés sont à disposition; une vitrine propose des livres et bien sûr la revue éponyme. Bref, c’est pro.

Il y a toutefois quelque chose qui me pose difficulté c’est le manque de cohérence de l’ensemble qui se double d’un saupoudrage d’œuvres pas toujours clairement identifiables. En cela, Polka gère, comme un éditeur, un fonds d’auteurs à qui il assure en permanence ou presque un minimum de visibilité contrairement aux galeries pur sucre qui n’expose qu’un artiste à la fois (à part de rares expositions collectives). Cela n’interdit pas en tout cas d’avoir des cartels précis et ce d’autant qu’à ses débuts Polka racontait de vraies histoires (un peu longue il est vrai) à côté des photos: on est tombé du coup d’un excès à l’autre.

La 1ère salle montrait le travail de Françoise Huguier sous un jour étonnant pour qui connait son travail montré à Arles sur les komunalka (billet énervé ici) puisqu’il s’agit de photos plus « mode » (komunalka est néanmoins montré). En passant, la sélection de photos, sensiblement moins voyeuriste et complaisante qu’à Arles, et l’absence de mise en scène, m’ont fait réviser mon point de vue sur komunalka.

La 2ème salle regroupait les travaux les plus divers. Au rez de chaussée, Marc Riboud occupait l’essentiel de l’espace avec des tirages des années 50 à 70 consacrées au proche et moyen orient. Toujours au même niveau, on pouvait voir trois photos de Roxane B., des peintures sur photos, très épurées, consacrées aux femmes afghanes. Roxane B. avait été remarquée pour des diptyques juxtaposant des jeunes femmes en tenue traditionnelle et tenue occidentale. Kosuke Okahara disposait d’un plus d’espace mais lui ne figurait pas sur la liste des exposants sur le site web: ceci dit ce n’est pas grave car ce  jeune homme bénéficie de pas mal de visibilité déjà avec l’Agence VU’ (on l’avait déjà vu à Groningen – billet ici). la série présentée, des sous-bois hantés d’un timide silhouette humaine méritaient une explication du contexte, hélas absente. C’est chez VU’ qu’on nous explique qu’il s’agit de villages de lépreux abandonnés en Chine.

C’est au sous-sol de cet espace que se serraient le plus de photographes, dont le fonds, dont n’allons pas reparler (Levitas, etc). Parmi les petits nouveaux on a Julio Bittencourt qui nous attendait juste en bas de l’escalier et dont le site web vaut mille discours (ici). Lui ce n’est pas à Groningen que je l’ai vu mais en me renseignant sur Photoquai (que je n’ai pas visité – billet ici) où il exposait (illustration tirée d’un papier du Figaro).

On reste au Brésil avec Carlos Cazalis (ici) dépeignait Sao Paulo tandis qu’en contrepoint la vie sauvage était illustrée avec Bruno Calendini (ici) et ses portraits d’animaux d’Afrique et Xavier Desmier avec ses pingouins en petit format.

Il ne me semble pas avoir vu le travail d’Alexandra Boulat, photo-journaliste au talent internationalement reconnu morte précocement en 2007 et annoncée surle site web (elle ne figure pas davantage sur la pricelist). Même absence pour Diane Grimonet (ici et que nous avions déjà vue – billet ici). Quant à Tomasz Gudzowaty (ici), également annoncé sur le web, je n’ai pas non plus souvenir d’avoir vu son travail hier chez Polka mais par contre je l’avais déjà vu à Arles (billet ici). Même chose pour Lizzie Sadin (son site ici) et Zohreh Soleimani (son site ici). Je sais bien que j’ai eu une panne de smartphone mais bon, si ces cinq là étaient réellement exposés, il faudra que je m’interroge sur ma mémoire.

Quelques idées de prix (minimum) en euros et à titre indicatif en ne perdant pas de vue qu’on mélange de la sorte des tirages uniques, des éditions plus ou moins longues (ça monte à 29 ce qui est excessif à mon goût) et des formats très divers: 1 600 pour Françoise Huguier, 1 550 pour Marc Riboud, 1 500 pour Roxane B. , Julio Bittencourt et Tomasz Gudzowaty, 1 350 pour Bruno Calendini, 1 200 pour Kosuke Okahara, 1 100 pour Lizzie Sadin, 800 pour Carlos Cazalis, 175 pour Xavier Desmier.

Polka – Naundorff, Pellegrin, Poveda, Abbas, etc

La galerie Polka (associée à la revue du même nom), dont j’ai déjà parlé ici à plusieurs reprises, fait partie des destinations à ne pas rater à Paris quand on s’intéresse à la photographie. Les illustrations proviennent du site Lesphotographes.com qui a fait un reportage remarquable sur Polka (ici).

La galerie a récemment emménagé dans de nouveaux locaux (Cour de Venise, 12 rue Saint Gilles) fraichement rénovés et un peu plus accessibles et visibles. L’accueil y est toujours décontracté, ce qui est bien agréable.

On trouvait mis à l’honneur, pour cette exposition baptisée Droit dans les yeux, actualité tragique oblige, le travail de Christian Poveda sur les clans, au Salvador, largement commenté, sur lequel je ne m’attarderais pas. A voir aussi, le travail de Pellegrin et de Abbas (sur l’Iran, forcément, et actualité oblige – tant politique qu’artistique puisque l’Iran est l’invité de ParisPhoto). Mickaël Bougouin explorait également la veine iranienne par un reportage sur les plages iraniennes où hommes et femmes se côtoient « plus ou moins ». Prashant Panjiar montrait de petits noir et blancs de la vie indienne. On se demandait bien ce que venait faire là-dedans les photographies de chevaux en couleur de Hans Silvester.

A côté de ce programme essentiellement documentaire, classique et noir et blanc, centré sur l’actualité et le monde non-occidental, on voyait le travail plus coloré et plus joyeux de Cathleen Naundorf (site ici) dans le domaine de la photographie de mode (des agrandissements de Polaroïds) et Steven Siewert qui montre un reportage sur la 50′ fair qui regroupe des fans des années 50 à Sidney.

Quelques auteurs du fond Polka étaient également visibles en nombre plus réduit comme Shahidul Alam, William Klein, Elliott Erwitt (le fameux train), Marc Riboud et Ethan Levitas.

Et alors combien coûtent ces travaux me direz-vous ? Hélas, la galerie ne fait pas figurer les prix sur son site web mais on les trouve sur place. Les prix commencent à 200-250 euros pour de petits noirs et blancs de Alam ou Bougouin (tirages resp. 20 et 25) jusqu’à près de 10 000 euros pour un grand format de Pellegrin (ed° 3). Siewert est à 800 ou 2 000 selon le format et le tirage (resp. 40×60 ed°10 ou 80×120 ed° 5) et Naundorf commence à 1 500 mais s’envole jusqu’à 4 500 euros au fur et à mesure de l’épuisement de la série (ed° 10).

C’est jusqu’au 7 novembre 2009 et vous pouvez y aller sans risquer de perdre votre temps.

Galerie Polka – Accrochage d’été

La Galerie Polka (104 rue Oberkampf et ici) qui édite le journal du même nom, montre à nouveau, pour son accrochage d’été, un grand nombre d’auteurs et d’œuvres.

Les deux auteurs qui ont les honneurs sont William Klein et Gérard Uféras. Je passe sur Uféras car on l’a déjà vu à la MEP il y a fort peu de temps (billet ici).William Klein, quant à lui, montre de grands formats de photos repeintes  et, surtout des photos de mode, un domaine où il s’exprime avec plus d’aisance que le remix (ceci dit il débuta dans sa jeunesse par la peinture). Les petits noir et blancs sont à 2 500 euros et de même pour les couleurs en tirage moderne sauf le c-print uniquement en 75*105 à 6 500 euros ; les peintures sont à 10 000. La différence entre le « modern print » et c-print » m’échappe un peu : faut-il comprendre par « modern print » qu’il s’agit d’un tirage argentique moderne ? Pour Uféras les prix vont de 1 200 à 3 000 selon le format.

Pour le reste, on peut voir les plages italiennes en « Parr blanchi » de Massimo Siragusa (son site ici), c’est curieux cette manie en ce moment de faire de l’ultra-clair, si possible en diasec (c’est à 3 000 en édition limitée).

Dans un registre moins estival, Timothy Fadek (son site ici) montre Detroit en ville fantôme (1 000 euros) et Franco Pagetti nous montre lui les habitants de Mogadascio (1 800 euros).

On conclura avec Steve McCurry, un habitué de Polka, avec sa fameuse photo d’une jeune femme aux yeux verts clairs, prise à Peshawar en 1984 (3 000 euros).

Pour finir, je n’ai pas manqué de remarquer que la galerie est venue à la traditionnelle « pricelist » avec avoir longtemps indiqué le prix sur l’étiquette de la photo. Je ne sais quelle interprétation en avoir : souhait de s’afficher davantage comme une véritable galerie ? possibilité de complexifier la grille ? Quoi qu’il en soit, c’est bien la seconde conséquence qui est déjà advenue. Pour prendre un cas concret, retenons Pagetti, que lit-on ?

  • Tirage jet d’encre sur papier Hahnemühle                 40*60               1 500 euros
  • Limité à 10 exemplaires par format                             60*80                1 800 euros

Alors que comprendre ? Le tirage 40*60 est illimité ? Quelle est la technique pour le 60*80 ? Si le 40*60 est illimité, pourquoi indiquer sur le tirage 60*80 que c’est 10 exemplaire par format ? Existe-il d’autres formats que les deux mentionnés ? etc. Il est précisé aussi en tout petit en bas de page que « le prix augmente selon la numérotation du tirage » mais dans quelles proportions ? Dans le genre incompréhensible, confus et incomplet, on ne fait pas mieux. J’espère que Polka rectifiera le tir.

Galerie Polka – Jusqu’au 16 mai 2009

La galerie Polka (ici et 104 rue Oberkampf) que je visite régulièrement (billet ici par exemple) met en oeuvres jusqu’au 16 mai 2009 son accrochage de printemps.

On est accueilli dans le haut de l’escalier par les prix SFR jeunes talents. Sur le coup, je me suis demandé ce que ça faisait là. Une photo noir et blanc de petit format de chacun, parfois sous pseudo. En cherchant un peu, on découvre les vrais noms des auteurs : Vincent Réauté, Jean-Stéphane Cantero, Ludovic Coudray, Nicolas Anglade. Dans le jury figuraient Marc Riboud et les fondateurs de la galerie : tout s’explique maintenant. C’est dommage de ne pas préciser tout cela sur des cartels et de ne pas mieux mettre en valeur les clichés (un article complet là-dessus, ici).

Polka ressort aussi pour l’occasion quelques tirages de ses célébrités que sont Erwitt, Salgado ou Mac Cullin. Une place spéciale est dévolue à Riboud, fort opportunément puisqu’il est expose en ce moment au musée de la vie romantique (ici): au programme, Tour Eiffel et sites industriels.

Jean-Gabriel Barthélemy montre en grand format couleur « la cité des 4000 », soit des immeubles soit des intérieurs. Diane Grimonet (ici) montre les habitants d' »hôtels sans étoile » (titre de sa série), toujours en noir et blanc. Il y a une proximité des thématiques dans ces deux travaux (le mal-logement) même si le traitement est bien différent.

Sarah Caron (site ici) montre des femmes dans la guerre (de 600 à 1 100 euros) au proche-orient et Marie Laure De Decker (ici) rend hommage aux parures des femmes woodabé (au Niger), presque des compositions abstraites. Deux visions bien différentes de la femme.

Bruno Barbey (son site ici) nous montre l’Italie des années 60 en noir et blanc ainsi que le Brésil et  la Pologne en couleur. Derek Hudson (son site ici) nous montre de grands hommes chez eux et aussi le backstage de défilés.

L’agence VII (ici) est représentée par Marcus Bleasdale, Lauren Greenfield (son site hypercommercial ici), Antonin Kratochvil, et Christopher Morris. Hélas, l’espace qui leur esr dévolu est bien réduit.Baptisée « 4 photographes au pays d’Obama », cette mini expo dans l’expo porte un titre un peu trop grand pour elle. Seules les photos de Lauren Greenfield attirent l’œil avec ces jeunes femmes préoccupées de leur corps, vraisemblablement extraites de « Girl culture », sa série la plus fameuse dont la photo ci-dessous qui a fait la couverture du livre éponyme.

Quant à Cédric Gerbehaye (sa page chez VU’, ici) et  Diane Grimonet (son site, engagé, ici), j’ai du rater carrément leurs photos.

Quoi qu’il en soit, le travail le plus remarquable au sein de cette exposition, et de loin, est celui de Benjamin Lowy (ici, hélas en flash). Il s’agit de petites images prises derrière la vitre d’un véhicule blindé, sur des territoires de conflit (en Iraq en l’espèce). L’aspect formel de la chose avec le cadre réduit entouré du noir donne un aspect étrange et contraste avec un extérieur ensoleillé et les visages des gens, aux sentiments contrasté.

Je continue de  déplorer que les photos sur le site de Polka soit tagguées (avec un petit chien certes sympa) ce qui leur ôte tout intérêt, même illustratif.

Galerie Polka – Expo prolongée au 15 février 2009

La galerie Polka (ici) dont j’ai dit tout le bien que j’en pensais (ici) récidive à l’occasion de la sortie de son dernier numéro (Polka est aussi un magazine – site ici).

L’expo est prolongée jusqu’au 15 février 2009.

Cette sympathique galerie où il y a du monde, des murs pas blancs, et où il faut monter pour voir les œuvres présente cette fois un large assortiment d’auteurs. On y voit en effet Steven Achiam, Elliott Erwitt, Joakim Eskildsen, Stanley Greene, Laurence Leblanc, Ethan Levitas, Reza et  Masayuki Yoshinaga.

Elliott Erwitt, on ne le présente plus, et à la galerie vous verrez notamment ses clichés, pleins d’humour, de chiens. Son site, d’un usage assez pénible est ici, sinon vous pouvez allez voir chez Magnum (ici). L’image ci-dessous vient du site de Polka et est donc taggée avec un petit chien ce qui colle bien avec le sujet sinon, je ne présente pas d’images ainsi défigurées.

Autre célébrité, Reza, un photographe iranien qui a quitté son pays en 1981, un photographe engagé comme on dit, dont certains clichés sont fameux. Ci-dessous, une de ses photos, visible à la galerie, illustre une affiche destinée à une vente aux enchères de soutien d’une juste cause.

Un autre photographe bien connu est Ethan Levitas. Mais, si rappelez-vous Arles : j’avais trouvé son travail sur le métro de New-York très intéressant (ici). A la galerie, on peut donc revoir ce travail plus une série sur le Japon, en noir et blanc. Autre travail consacré au Japon, et plus spécialement aux jeunes Sumotoris, celui de Steven Achiam, dans une veine plus documentaire et en noir et blanc quoi que ces photos sont très graphiques. Sa série est visible ici (d’où est tirée l’illustration ci-dessous).

Enfin, pour refermer la parenthèse japonaise, on peut voir également le travail documentaire, en multicolore, de Masayuki Yoshinaga qui s’est consacré à un phénomène très connu des ados français (à travers le manga, les jeux vidéos et le fameux salon Japan Expo) mais peut-être moins des générations plus âgées. Il s’agit de ces jeunes qui se singularisent par des vêtements, des chaussures, un maquillage, une coiffure et des accessoires pour le moins farfelus. Amis du Cosplay, bonjour. Vous trouverez une galerie présentant de nombreuses photos de Masayuki Yoshinaga ici (dont sont extraites les photos ci-dessous visibles à la galerie).

Joakim Eskilden présente un reportage sur les roms. J’ignore combien de photographes se sont consacrés à se sujet mais rien que dans ce blog on doit en dénombrer une bonne dizaine(au hasard, dans les plus récents, Mikko Savolainen, Denis Chouquet, Rip Hopkins). Le genre ne se renouvelle guère et j’en suis un peu las.

Stanley Greene montre les dégâts du cyclone Katrina à la Nouvelle Orléans dans le plus style du photojournaliste classique, sobre et empreint d’émotion dans un noir et blanc impeccable. Son travail est visible sur son site (ici) où j’ai bien retrouvé la série mais pas spécifiquement les photos présentées à la galerie. ATTENTION : le site de Stanley Greene présente aussi des séries montrant des scènes susceptibles de heurter les plus jeunes.

Enfin, Laurence Leblanc nous livre un reportage évanescent sur le Niger dont je ne garde guère de souvenirs à mon grand regret car Laurence Leblanc est photographe chez VU et s’est déjà vue récompensée. Quoi qu’il en soit, son site (ici) ne présente pas cette série mais d’autres, à mon sens plus réussies (Les nonnes et Rithy,Chéa, Kim Sour et les autres).

Vous avez jusqu’au 15 février pour vous précipiter.