PhotoIreland – Souvenirs de Dublin

En vrac, des trucs qui m’ont amusés ou surpris à Dublin à l’occasion de PhotoIreland.

L’usage du français (ci-dessous – près de Merrion Sq.)

« hot towel barber » à tous les coins de rue: je crois bien que ça a disparu depuis 50 ans en France, non ?

« umbrella 5 euros »: prévoyants les Dublinois mais ils ne sortent le parapluie qu’en cas de pluie torrentielle

Feux avec compte a rebours: je n’avais vu ça nulle part, il y a un décompte pour indiquer aux piétions le temps à attendre avant le vert

Rues aux deux noms: le nom en langue locale + le nom en anglais (à noter que dans les bus c’est parfois uniquement en langue locale)

Rousses: ce n’est pas une légende, la rousse irlandaise aux yeux verts existe bien :-) et en nombre

Mind the step: ça m’a fait penser à Londres (« mind the gap » sans arrêt dans les stations de métro)

Sandales: beaucoup top portées à Dublin y compris la claquette et la tong, en pleine ville (Dublin y a pas la plage et pas 34° ;-)

Subway et Spar: le 1er est très répandu et Londres et a débarqué à Paris, le second a existé en France il y des décénnies et on en trouve à Dublin à chaque de rue, c’est pratique et pas cher (eau, bananes, sandwiches)

Carroll’s: le magasin de souvenirs par excellence

Calèches, velib, abondance de taxis et city tour y compris véhicule amphibie: tous un tas de moyens de transport

Molly Mallone en bronze sur Grafton Street: jolie poissonnière morte jeune selon la légende, c’est la chanson du XV irlandais et on trouve d’autres statues du « folklore » dans la ville

« Early bird »: tarif réduit au restaurant si vous mangez tôt, c’est une tradition qui fait son retour semble-t-il :-)

“sorry” et “oh my god”: les deux expressions les plus entendues, la 1ère par tous, la 2ème par les filles

les look right / look left par terre: comme à Londres si on ne sait pas d’où viennent les autos ;-)

established since: de nombreux magasins affichent leur date de création, parfois hyper ancienne (le record étant le plus vieux pub de Dublin, le Brazen Head qui affiche est. 1198, non, vous avez bien lu).

les pancartes tenues par  des gars (ou des filles) pour indiquer un magasin dans une rue adjacente

En bref – Galerie RX – ECRITUREA BSTRACTION

J’ai déjà visité plusieurs fois la galerie RX (site ici) située dans les beaux quartiers parisiens, à deux pas de Matignon, avenue Delcassé. Cette fois, j’y suis allé un peu par hasard et je suis tombé sur des travaux de Georges Rousse (parmi d’autres artistes), artiste dont j’ai déjà vu les oeuvres à de nombreuses reprises (ici et par exemple).

Rappelons que ce photographe ne procède pas par retouche numérique mais produit ses extraordinaires images en peignant les espaces qu’il revisite (c’est une activité très méticuleuse qu’il réalise avec un cadrillage qu’il pose devant son objectif). La plupart du temps les immeubles qu’il investit sont appelés à une destruction rapide et l’image est le seul témoignage de son intervention.

Si vous ne connaissez pas son travail, faites un tour (jusqu’au 24 octobre), cela en vaut la peine.

ArtBrussels 2009 – Les galeries étrangères – Partie 9

Poursuite de la longue série d’articles consacrée à ArtBrussels 2009 sous l’angle des photographes.

Elisabeth et Klaus Thoman (ici et Innsbruck ) montrait Clegg et Guttman. Photo et contemporary (Turin) avait choisi George Rousse (dont le travail est fameux en France – un billet ici),  Beatrice Pediconi et Niels Udo. La galerie Krinzinger (ici et Vienne) exposait Hans Op de Beeck tandis que Gladstone retenait Roe Ethridge (et pourtant cette galerie ne le représente pas a priori). Baronian Francey (Bruxelles et ici) montrait Marie Jose Burki, Florian Maier Aichen et Bruno Serralongue. Mario Mauroner (Vienne et ici) avait retenu Jan Fabre dont j’ignorais qu’il utilise la photographie. Tucci Russo (Turin et ici) avait choisi Conrad Shawcross et Robin Rhode.

Charlotte Moser (Genêve et ici) montrait Natacha Lesueur avec une intéressante série mêlant corps et nourriture. La galerie donne peu à voir en ligne et le site web de l’artiste est malheureusement en déshérence depuis des années mais il y a des choses à voir ici.

 

Galerie les filles du calvaire – Urbanités

Samedi dernier, je suis allé chez Les filles du calvaire. C’est toujours aussi pénible de devoir sonner pour qu’on vous ouvre : d’entrée de jeu vous voilà rabaissé en situation de demandeur. Mais au moins la porte cochère est-elle ouverte contrairement à d’autres galeries dont je ne franchis, du coup, même pas le seuil (exemple: Dix9, juste à côté). Cette galerie est remarquable car elle grande mais pas trop et les œuvres sont en nombre approprié : ce n’est pas l’entassement ni le vide cosmique (ce dernier guettant plus sûrement que le trop-plein dans nombre de galeries). En prime, ce qui est présenté vaut, en général, le déplacement. Cette fois le thème c’est « Urbanités ». C’est jusqu’au 25 octobre.  N’attendez pas la fin de ce billet pour aller voir. Courrez. D’ailleurs il y avait plein de monde samedi.

Quoi qu’il en soit, une fois de plus, on voit des choses intéressantes. Je ne vais pas m’appesantir sur Bourouissa et Darzacq dont les travaux sont bien connus. Ceci dit je n’avais jamais vu le travail du second « pour de vrai » : cela rend bien comme on dit. Ces chutes sont vraiment intrigantes.

Quant au premier, voici une illustration de la thématique qu’il aborde. Cette photo était visible chez Anne de Villepoix (billet ici).

Bill Owens nous montre des américains moyens des années 70 vaquant  à leurs occupations domestiques en petit format noir et blanc. Le « truc » c’est le commentaire que se veut amusant (?) ou provoquant (?) mais qu’on se rassure pas de gros mot ni de vacheries.  Juste un commentaire décalé. Bof.  Paul Graham quant à lui recourt au format monumental pour faire passer ses images : en l’espèce une seule photo d’une jeune noire de dos, dans la rue, avec le visage de profil éclairé. Seul le visage est éclairé. Une jolie photo mais rien d’exceptionnel là-dedans et le tirage exagérément grand est de trop.  A l’étage, c’est encore mieux.

Thibaut Cuisset nous montre des espaces urbains très structurés et déserts, aux couleurs pastel. Rien de bien nouveau mais au moins il n’y a pas de format géant, pas de prétention. Un grand format de Couturier est aussi visible mais il est désormais connu et j’ai la chance de pouvoir contempler, au travail, quand je veux, « Fenêtre Eastlake Greens, San Diego » (2,45 m x 1,90 m) une pièce plus impressionnante que celle présentée à la galerie. Franck Van Der Salm nous montre une photo d’une galerie entièrement rouge : on aimerait voir ses autres travaux et c’est possible sur son site web (ici) . Karen Knorr nous montre trois image issues de sa série « fables » (The Passage, The Shelf et The Stairs). Je n’avais d’ailleurs pas fait le rapprochement entre les photos et des fables… Il s’agit en l’espèce de deux oiseaux dans des maison désertes et design qui semblent des humains. Je n’avais pas pensé à une fable mais simplement à un scénario ou à une histoire : le fait que ces animaux soient dans des environnements humains tend à leur prêter immédiatement des comportements humains. Les titres sont neutres et ne disent pas une une histoire  (ils ne figuraient pas à la galerie) mais on en imagine spontanément en voyant les photos.

Ainsi, là, il m’a semblé voir une scène de rupture : les deux amants se tournent le dos, l’un reste là et l’autre a déjà pris son envol et s’en va à tire d’ailes. Ces photographies sont de surcroît magnifiquement composées et très agréables à regarder (ce qui nous change de la provoc à deux balles dont nous sommes souvent gratifiés sous couvert « d’Art »). Son site est .

Georges Rousse présente deux pièces symétriques par la couleur : Madrid 1 et 2 (2006).  J’avais raté son expo à la MEP et j’étais ravi de voir on travail en vrai ne l’ayant vu qu’à la télévision auparavant dans le cadre d’un reportage sur son travail. Cet artiste se livre à un minutieux travail d’intervention dans des espaces de son choix dans lesquels il créé, depuis un certain point de vue, une image. Sous Photoshop un graphiste mettrait moins d’une minute pour faire l’image, pour Brousse c’est un vrai travail sur le matériau avec peinture et pinceaux avant de déclencher. Il a un site web remarquable qui montre les deux pièces présentées ici : 1ère colonne en haut et en bas). Pour finir, dans un coin, on pouvait voir le travail de John Davies (des vues de bidonville en noir et blanc) et de Gilbert Fastenaekens (un coin d’immeuble sous une lumière lunaire, c’est sa spécialité).

Une belle exposition et en plus c’est gratuit.