Galerie RX – Sami AL TURKI – Washaeg

On va finir la promenade d’hier par les beaux-quartiers et la Galerie RX sise avenue Delcassé (site web apparemment inopérant ici).

Au programme, les photographies désertiques et guerrières de Sami AL TURKI.  L’idée semblait bonne de cheminer sur une route dans le désert et de la placer au 1er plan tandis que les ravages de la guerre sur les bâtiments s’exposent au 2ème plan, parfois complétés d’ombres de chameliers et de leurs montures, sous un ciel, euh, plombé (?). Cest là que le bât blesse. Le ciel n’est ni hollandais ni londonien, il est improbable et plombe lourdement chaque photographie comme un maquillage outrancier: on ne voit plus que ça. On se croirait dans un jeu vidéo: si c’est le but, je m’incline, c’est réussi, une sorte de réalité guerrière transformée en jeu vidéo (guerrier), pourquoi pas après tout ?

C’est jusqu’au 17 juillet 2010 et c’est très surprenant.

En bref – Galerie RX – ECRITUREA BSTRACTION

J’ai déjà visité plusieurs fois la galerie RX (site ici) située dans les beaux quartiers parisiens, à deux pas de Matignon, avenue Delcassé. Cette fois, j’y suis allé un peu par hasard et je suis tombé sur des travaux de Georges Rousse (parmi d’autres artistes), artiste dont j’ai déjà vu les oeuvres à de nombreuses reprises (ici et par exemple).

Rappelons que ce photographe ne procède pas par retouche numérique mais produit ses extraordinaires images en peignant les espaces qu’il revisite (c’est une activité très méticuleuse qu’il réalise avec un cadrillage qu’il pose devant son objectif). La plupart du temps les immeubles qu’il investit sont appelés à une destruction rapide et l’image est le seul témoignage de son intervention.

Si vous ne connaissez pas son travail, faites un tour (jusqu’au 24 octobre), cela en vaut la peine.

Galerie RX – In Sook Kim : Saturday Night

Dernier jour hier aussi pour In Sook Kim et sa série Saturday Night à la galerie RX (ici), 6 avenue Delcassé, à deux pas de la galerie Jérôme de Noirmont (qui expose Valérie Belin, à ne pas rater, et dont j’ai parlé ).

Le site web de la galerie ne met pas en garde le visiteur et la photographie présentée pour illustrer l’exposition, riche en couleurs, parait simplement décorative. et bien innocente.

Et pourtant, ce n’est peut-être pas pour rien que la vignette est aussi petite.

En poussant la lourde porte vitrée d’un bel espace contemporain épuré, où on vous saluera bien civilement, on est rapidement décontenancé. De prime abord, il s’agit simplement de grands formats de type Diasec, où dominent généralement une couleur (bleu ou plus souvent rouge), agréable à l’œil, d’une esthétique vaguement publicitaire. Mais en regardant plus attentivement on voit des scènes plus chaudes à forte connotation sexuelle. La photographie ci-dessous montrant des chambres aux parois transparentes, montre quant à elles des scènes sexuellement explicites, comme on dit, et des plus variées.

Alors, qu’en retirez ? Une sorte d’esthétique porno-chic digne des années 90 ?  Un moyen d’être subservif sans risque à 9 500 euros pièce ? D’autres ont vu là une réflexion sur la solitude et le « meilleur » moyen de la combler.