Arles 2014 – Eglise Saint Blaise – Denis Rouvre

Continuons le tour des églises en nous éloignant un peu pour l’église Saint Blaise. A cette occasion on échappe un peu aussi à la photographie des retraités puisque c’est Denis Rouvre qui est à l’honneur mais, manque de chance, pour moi, c’est un diaporama (sonorisé). Une suite de portraits (37 minutes tout de même) où se succ_dent  des portraits de français de toutes origines invités à s’exprimer sur « l’identité », avec leurs mots à eux. Ce travail se laisse voir mais pas sûr que beaucoup de visiteurs tiennent 37 minutes à écouter leurs compatriotes de la rue s’exprimer. C’est néanmoins, à ce stade du parcours, la seule expo qui tient ses (modestes) promesses.

Rencontres de la photographie d’Arles 2010 – Eglise Saint Blaise – ENSP

L’ENSP est en force cette année avec une présence au Off (à l’Eglise Saint Julien) et dans le parcours officiel. Dans l’église Sainte Blaise (payant) c’est l’officiel et le meilleur de l’histoire c’est que le Off présente les mêmes auteurs (avec certaines pièces identiques) et bien d’autres encore: cherchez l’erreur.

Ainsi on retrouve  Lea Habourdin, Maria-do-mar Rego et Lucille Chombart de Lauwe, seuls les lutteurs de Olivia Pierrugues ne sont pas visibles au Off (à l’Eglise Saint Julien)

Rencontres de la photographie d’Arles – Eglise Saint Blaise

L’exposition de photographie située dans l’Église Saint Blaise, lors des Rencontres d’Arles est parmi les premières à s’être achevée, dès le 14 août 2008.

Elle était sponsorisée par la FNAC tout comme SFR montrait les oeuvres de ses artistes favoris, au sein de son propre espace (j’en ai parlé ).  Et comme pour SFR, chaque artiste ne présentait que quelques amuse-bouche : 4 ou 5 photos pour chacun. Et comme pour SFR, tout le monde ou presque a ignoré superbement le travail des artistes présentés préférant la facilité des grands noms qui font vendre. Dommage car Arles ne doit pas simplement être un musée. Bref.

On pouvait donc voir Nicolas Fussler avec un travail presque documentaire sur les postes frontières (son site est ), Eric Roux-Fontaine (qui a travaillé sur la communauté rom – son site est ici), Jérôme Brézillon nous livre des portraits plein de dignité d’indiens d’Amérique (ici) dans des diptyques aux espaces naturels sans limites, Marie-Noelle Boutin nous montre des villages de Palestine vus depuis la frontière, (son site est hélas très pauvre), Anna-Katharina Scheidegger présente un travail surprenant sur les horizontales dans le paysage apparemment sauvage des Alpes suisses. Enfin, j’ai été moins convaincu par le travail de Alexandre Del Torchio.

Au final, en dépit du nombre modeste de travaux présentés et de la notoriété limitée de leurs auteurs, il m’a semblé que cette exposition valait le déplacement et illustrait bien la thématique retenue : « Le territoire et la limite ».  J’espère que vous irez voir ces artistes sur leur site web ou bien, mieux encore, dans une FNAC près de chez vous (les expositions tournent).