Lyon – Septembre de la photographie – Partie 7 – Atelier Magenta – Dominique Sudre

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont l’atelier Magenta.

J’ai tentée de la visiter lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008 mais malheureusement j’ai trouvé porte close pour une raison inconnue.

Ce lieu rejoint donc la Galerie Small & Co (ici) dans la rubrique des cartons rouges.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 5 – Bibliothèque du 1er – Zurkova, Zurek, Balkova, Francova, Stein, Issa et Drzkova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Bibliothèque du 1er arrondissement.

Là aussi il nous est donné à voir les œuvres de photographes tchèques. L’exposition est terminée depuis le 25 octobre. Je l’ai visitée lors de mon séjour du 9 au 11 octobre à Lyon.

Barbora Zurkova et Radim Zurek nous montrent des triptyques père-mère-enfant. De part et d’autres ce sont les parents et au milieu l’enfant. Bien entendu, il s’agit de construction d’un enfant hybride des deux images parentales. Un travail amusant mais il faut bien avouer que le sexe de l’enfant détermine un rapprochement si flagrant avec l’image de son parent de même sexe que le mélange des gênes n’apparaît pas clairement. Barbara Balkova nous montrent quant à elle des visages masqués par des poils ou du jambon ou des pétales ou bien encore un œuf (ce qui fait une tête d’œuf – oui, je sais, c’est facile). Son travail illustrait l’affiche du « septembre de la photographie ». J’avais pensé à son travail en voyant celui de Dimitri Tsykalov à la MEP (ici).

 

Sylva Francova (dont le site est ici) nous présente deux panoramiques (pas loin de 2,5 m de large) où une femme est présentée faisant diverses activités de sa journée mais dans la même photographie. C’est un peu sa marque de fabrique cette technique. La série s’appelle « portraits of women » (ici). Stepanka Stein et Salim Issa montrent de grands portraits en pied, très propres mais auxquels je n’ai pas accroché du tout. Leur site web est ici et par contre, là, j’ai vu des choses intéressantes. Katerina Drzkova nous montre quant à elle des réfugiés qu’elle a plongé dans un décor de rêve : le décor que ces réfugiés rêvaient. Sa série s’appelle « refugees ». Un travail intéressant (son site est ici, hélas en flash). J’ai pris une photo ci-dessous de son travail.

On reviendra sur son travail plus tard car elle exposait aussi dans une galerie, chez José Martinez.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 4 – Domus – Martin Kollar, Andrej Balco, Dana Kapralova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont l’Université Lyon 1 (dont j’ai déjà parlé ici). Un des restaurants universitaires, le Domus, hébergeait une sélection de travaux de trois photographes slovaques : Martin Kollar (son site ici), Andrej Balco (son site ici)  et Dana Kapralova (son site ici).

L’exposition que j’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre est terminée depuis le 25 octobre.

Martin Kollar montre des photos « surréalistes » dont le cadrage laisser penser qu’on mêle deux scènes  (un homme dans une baignoire dans un stade) ou bien encore des images décalées ou incongrues (un homme la tête dans un égout). Ces photos sont pleines d’humour et tranche avec une production contemporaine souvent « intellectuallisante » ou jouant sur la fibre « décorative ».

Andrej Balco nous montre des portraits modestes de gens modestes avec un bref « cv » (âge, statut, formation, métier, nombre d’enfants) placé à droite de la photographie et rédigé par le modèle ainsi que « un souhait ». Il y a quelque chose d’émouvant dans ces existences ainsi résumées (quelques lignes, un portrait) et ces souhaits, bien éloignés du quotidien, qu’on imagine difficile, de tous ces gens.

Dana Kapralova n’était représentée que par une seule photo, sans commentaire. Dommage. Car celle qui était montrée, des gens âgés avec des fleurs et un amusant cadre naïf aurait été mieux comprise s’il avait été précisé que Dana photographie ainsi ses parents, octogénaires et bien portants. Son site présente son reportage manière approfondie.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 3 – MAPRA – Dita Pepe et Tereza Vlckova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la MAPRA, à savoir la Maison des Arts Plastiques Rhône Alpes (leur site est ici). L’exposition sur ce site s’est achevée le 11 octobre dernier.

Pour ma part je l’ai visitée lors de mon séjour à Lyon du 9 au 11 octobre.

L’étage de la MAPRA était fermé pour des raisons de sécurité. Seul donc restait un modeste rez-de-chaussée qui permettait d’admirer le travail de Dita Pepe et Tereza Vlckova.

J’avais déjà vu le travail de Dita Pepe au centre culturel tchèque à Paris au printemps 2007. Quant au travail de Tereza Vlckova, je l’avais découvert au printemps 2008 lors des Transphotographiques de Lille (ici).

Teresa Vlckova nous montre à nouveaux des jumelles en tenue hivernale sur fond de campagne. Des images esthétiquement séduisantes mais où un certain trouble peut naître car ces enfants ont parfois l’air inquiétant : la gémellité peut-être ? L’étrangeté de trouver deux enfants côté à côte en forêt, seuls, en hiver ? Ces regards un peu triste et interrogateur ? Le terme de l’enfance inquiétante n’est pas neuf, particulièrement au cinéma (Joshua, Dorothy, Godsend, A ton image, c’est par dizaine qu’on les compte) mais il trouve là, en photographie, un nouveau regard.

Dita Pepe quant à elle nous montre sa série « selfportraits with men ». C’est un genre qui n’est pas nouveau, presque un classique de la photographie maintenant mais qui produit son, effet, surtout en série. Récemment on a vu Samuel Fosso dans le même registre (ici).

Une illustration de son travail en provenance de la galerie (Zak Gallery, ici) qui la représente :

L’intérêt du MAPRA c’est aussi que l’on peut y acheter un petit catalogue réalisé en 2008 par l’Institut de photographie créative d’Opava à l’occasion de la Photokina 2008 à Cologne (dont j’ai utilisé la photo de couverture, ci-dessus, pour illustrer le travail de Tereza Vlckova). On y trouve aussi les catalogues des diplômés de l’Institut d’Opava des années 1998-2003 et 1991-2006.

On peut enfin y acheter le catalogue du « Septembre de la photographie ».

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 2 – Université – Hall des humanités

Le septembre de la photographie à Lyon investit une cinquantaine de sites dont l’Université Lyon 1. Après avoir erré un moment sur le campus j’aborde une étudiante qui dans un français venu d’outre-atlantique m’explique le chemin et me donne un plan en prime. Coup de chance !

Me voilà donc en chemin pour le Hall des Humanités, modeste salle de fac qui illustre malheureusement la misère de notre enseignement supérieur. En passant, la fac est à Villeurbanne et la salle n’est pas une salle de fac mais semble-t-il une salle de l’INSA. Bref.  Dans cette salle on peut voir le travail de Jana Hojstricova et Pavel Maria Smejkal qui sont tous deux slovaques on qu’on appellera par leur prénom pour faire simple… Pavel nous montre des photographies comme des photos de presse, en noir et blanc et pixellisée, présentée sans soin, sans cadre, sans protection. Vues de loin, ces photos témoignent des camps de prisonniers et du sort de déportés, rien hélas que de très banal. Vues de près, on reconnaît les personnages présents la plupart d’entre eux sont des célébrités contemporaines (d’où le nom de la série, « stars » qui renvoiient aussi à l’étoile jaune), des acteurs notamment, dont des français que l’on reconnait facilement. Son site web est qui nous montre des travaux souvent axés sur l’identité et recourant au traitement numérique en noir et blanc.

Jana présente des diptyques où l’on voit côte à côte des parties du corps disgracieuses ou grosses ou malades en regard d’un élément urbain. Son site (ici) ne présente pas cette série mais traduit bien cette recherche intime sur le corps humain et son imperfection dans une société qui privilégie jeunesse et perfection artificielle. Il faut absolument voir ses séries « Entre 7h et 8h du matin » et « De 22h à minuit ».

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 1

Je me suis rendu à Lyon du 9 au 11 octobre pour voir ce que c’est que le « Lyon septembre de la photographie » comme suite à ma visite à la galerie « Le Bleu du ciel » (voir mes billets ici et et par ici aussi).

Cette manifestation s’achève le 31 octobre 2008. C’était la 4ème édition selon ce qu’on m’a dit sur place. Le nombre de sites à visiter est considérable : il est proche de la cinquantaine, pas moins si l’on compte à la fois les sites partenaires et ceux qui sont seulement « associés ».

Le site de l’association qui a monté cette manifestation est .

Autant le dire tout de suite, tout cela m’a paru très bien et je regrette la faible couverture médiatique et bloguesque de l’évènement.

La ville de Lyon et ses habitants, à part le samedi, est calme et la ville est propre. Le spectacle d’un métro presque vide et sans tag laisse bouche bée le pauvre parisien.

Les expositions privilégient le « on man » ou « one woman » show et, quand ce n’est pas le cas, la logique retenue est lisible par le premier venu et le nombre d’artistes présenté n’est jamais excessif. Cela fait toute la différence avec Arles, particulièrement aux Ateliers, où la masse de photos et de photographes devenait perturbante.

L’autre point fort, à mes yeux, est que ce qu’il nous est montré sort des sentiers battus. Ici, bien sûr, on trouve Depardon, mais c’est bien l’un des rares « grands noms » présents. Je trouve particulièrement agréable que cette manifestation prenne le risque de montrer autre chose que des photographes stars visibles en galerie.

Enfin, dernier atout, la qualité de l’accueil : là-bas, à Lyon, peu de stagiaires à faire de la figuration et peu de galéristes en Armani à vous snober, pauvre miséreux en jeans. Non. A Lyon, on voyait des galéristes passionné(s) par la photographie et des jeunes gens (étudiants, peut-être) venir vers vous et prêts à vous expliquer le travail des artistes. Un rude coup pour l’arrogance ou la négligence parisienne, trop souvent hélas de mise dans les galeries de la capitale.

Les seules choses qui semblent perfectibles sont une meilleure coordination des jours et horaires d’ouverture et une moindre dispersion des sites, mais bon, à ce qu’on m’a dit sur place, d’autres que moi ont émis le même souhait et on s’orienterait vers un peu plus de centralisation la fois prochaine.

Sinon, je ne reviens pas sur la commodité d’accès à Lyon depuis Paris, seulement deux heures en TGV et, dans mon cas, deux billets à 19 euros seulement. Pour couronner le tout, le temps était printanier.

Je vous invite à aller dare-dare voir sur place.