Lyon – Septembre de la photographie – Partie 10 – Galerie Le Bleu du ciel – Mark Curran

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Galerie Le Bleu du ciel (site ici). L’exposition consacrée à Mark Curran, et qui se tenait sur le site situé rue Burdeau, s’est achevée le 31octobre. La galerie dispose d’un autre site rue de Cuire.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

De l’extérieur on avait l’impression que c’était fermé mais en fait non : les vitres étaient volontairement occultées mais c’était ouvert. A l’intérieur, des murs blancs, un éclairage cru et une sono déplaisante : la reconstitution d’une usine HP en fait. Sur les murs, des tirages grands formats, très blancs aussi, grandeur nature. Des portraits, des vêtements, des matériels. Les images sont fixées par des pinces. Au fond, une vidéo.

« The Breathing Factory » (2006) est une installation consacrée à une usine Hewlett-Packard en Irlande et a donné lieu à un livre.

Les photos ci-dessous visibles pendant l’exposition viennent de ce site, .

Je n’ai pas été vraiment enthousiasmé.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 9 – Galerie Francoise Souchaud – Jacques Bosser

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Galerie Françoise Souchaud (site ici). L’exposition consacrée à Jacques Bosser s’est achevée le 11 octobre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

L’exposition intitulée « Wax spirit » était magnifique. Les grands portraits d’africaines aux robes étonnantes photographiées sur fonds de wax aux couleurs éclatantes est une grande réussite esthétique. Rien de bien nouveau bien sûr, ni le cadrage ni la lumière ni le concept ne frappent mais la seule beauté de ces tissus et de ces femmes suffit (enfin, ça me sufit à moi).

Jacques Bosser n’est pas un débutant (il est né en 1946) et son travail a déjà été pas mal montré. Il a vécu en Afrique dans sa jeunesse et vit désomais à Montrouge.

Son site est hors-service si boien que je n’ai aucune image correcte à montrer hormis le timbre-poste ci-dessous, dommage.

Si le prix des œuvres (comptez 6000 eur tout de même) vous effraie, il reste le catalogue d’exposition en vente 35 eur dans les FNAC (ici) et autres bonnes librairies.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 8 – Galerie José Martinez – Katerina Drzkova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la galerie José Martinez (site ici). L’exposition consacrée à Katerina Drzkova dure jusqu’au 8 novembre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

On a déjà évoqué Katerina Drzkova dans un récent billet consacré à l’exposition à la bibliothèque du 1er arrondissement (ici).

Cette galerie est situé rue Burdeau, la rue des galeries lyonnaises, à mi-pente de la colline de la Croix-Rousse. Comme je l’ai déjà indiqué dans un billet précédent, l’accueil est fort sympathique dans les galeries lyonnaises et celle-ci n’y déroge pas.

Ce qui est surprenant dans le travail de Katerina Drzkova c’est la variété des genres. Dans son travail présenté à la bibliothèque du 1er, il s’agit d’un travail sur les personnalités, sensible voire social (série « refugee »). A la galerie, on voit de multiples thèmes fort éloignés.

D’abord un travail sur la perspective et le cadre, appliqué à la photographie d’architecture, vide de personnage et d’humanité, très réussi et très original à mon goût. Le mode opératoire est toujours le même avec une déformation des perspectives soulignée par la pose d’un cadre blanc sur la façade artificiellement recrée. Je n’avais rien vu de tel auparavant.

Autre approche artistique, la performance. Cette fois, la photo n’est pas là pour faire preuve d’imagination au service d’une cause (refugee) ni pour démontrer la fausse objectivité (viewpoints) mais pour témoigner d’un acte artistique, d’une performance. L’artiste est photographiée par un collborateur dans des galeries ou musées en train de « faire quelque chose ». On la voit notamment près de la photo du crâne d’oeuf de Barbara Balkova (ici).

Ces œuvres sont vendues environ 1000 eur.

L’artiste montrait aussi des cartes postales (série « tropical beach ») qui, par paire, sont presque les mêmes et que l’artiste collectionne. Amusant de voir les détails subtils qui séparent deux prises de vues.

Cela fait penser à ce qui a été montré à Arles par Schmid (billet ici) mais, à mon sens, en plus abouti (il ne s’agit pas d’une collecte visant la quantité pour la quantité mais d’une procédure stricte et sélective).

Il y avait aussi une installation pas très convaincante avec des photographies et textes en braille.

Au final, cette exposition vaut le coup d’oeil et pour mémoire, c’est toujours visible à Lyon jusqu’au 8 novembre.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 7 – Atelier Magenta – Dominique Sudre

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont l’atelier Magenta.

J’ai tentée de la visiter lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008 mais malheureusement j’ai trouvé porte close pour une raison inconnue.

Ce lieu rejoint donc la Galerie Small & Co (ici) dans la rubrique des cartons rouges.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 5 – Bibliothèque du 1er – Zurkova, Zurek, Balkova, Francova, Stein, Issa et Drzkova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Bibliothèque du 1er arrondissement.

Là aussi il nous est donné à voir les œuvres de photographes tchèques. L’exposition est terminée depuis le 25 octobre. Je l’ai visitée lors de mon séjour du 9 au 11 octobre à Lyon.

Barbora Zurkova et Radim Zurek nous montrent des triptyques père-mère-enfant. De part et d’autres ce sont les parents et au milieu l’enfant. Bien entendu, il s’agit de construction d’un enfant hybride des deux images parentales. Un travail amusant mais il faut bien avouer que le sexe de l’enfant détermine un rapprochement si flagrant avec l’image de son parent de même sexe que le mélange des gênes n’apparaît pas clairement. Barbara Balkova nous montrent quant à elle des visages masqués par des poils ou du jambon ou des pétales ou bien encore un œuf (ce qui fait une tête d’œuf – oui, je sais, c’est facile). Son travail illustrait l’affiche du « septembre de la photographie ». J’avais pensé à son travail en voyant celui de Dimitri Tsykalov à la MEP (ici).

 

Sylva Francova (dont le site est ici) nous présente deux panoramiques (pas loin de 2,5 m de large) où une femme est présentée faisant diverses activités de sa journée mais dans la même photographie. C’est un peu sa marque de fabrique cette technique. La série s’appelle « portraits of women » (ici). Stepanka Stein et Salim Issa montrent de grands portraits en pied, très propres mais auxquels je n’ai pas accroché du tout. Leur site web est ici et par contre, là, j’ai vu des choses intéressantes. Katerina Drzkova nous montre quant à elle des réfugiés qu’elle a plongé dans un décor de rêve : le décor que ces réfugiés rêvaient. Sa série s’appelle « refugees ». Un travail intéressant (son site est ici, hélas en flash). J’ai pris une photo ci-dessous de son travail.

On reviendra sur son travail plus tard car elle exposait aussi dans une galerie, chez José Martinez.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 4 – Domus – Martin Kollar, Andrej Balco, Dana Kapralova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont l’Université Lyon 1 (dont j’ai déjà parlé ici). Un des restaurants universitaires, le Domus, hébergeait une sélection de travaux de trois photographes slovaques : Martin Kollar (son site ici), Andrej Balco (son site ici)  et Dana Kapralova (son site ici).

L’exposition que j’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre est terminée depuis le 25 octobre.

Martin Kollar montre des photos « surréalistes » dont le cadrage laisser penser qu’on mêle deux scènes  (un homme dans une baignoire dans un stade) ou bien encore des images décalées ou incongrues (un homme la tête dans un égout). Ces photos sont pleines d’humour et tranche avec une production contemporaine souvent « intellectuallisante » ou jouant sur la fibre « décorative ».

Andrej Balco nous montre des portraits modestes de gens modestes avec un bref « cv » (âge, statut, formation, métier, nombre d’enfants) placé à droite de la photographie et rédigé par le modèle ainsi que « un souhait ». Il y a quelque chose d’émouvant dans ces existences ainsi résumées (quelques lignes, un portrait) et ces souhaits, bien éloignés du quotidien, qu’on imagine difficile, de tous ces gens.

Dana Kapralova n’était représentée que par une seule photo, sans commentaire. Dommage. Car celle qui était montrée, des gens âgés avec des fleurs et un amusant cadre naïf aurait été mieux comprise s’il avait été précisé que Dana photographie ainsi ses parents, octogénaires et bien portants. Son site présente son reportage manière approfondie.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 3 – MAPRA – Dita Pepe et Tereza Vlckova

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la MAPRA, à savoir la Maison des Arts Plastiques Rhône Alpes (leur site est ici). L’exposition sur ce site s’est achevée le 11 octobre dernier.

Pour ma part je l’ai visitée lors de mon séjour à Lyon du 9 au 11 octobre.

L’étage de la MAPRA était fermé pour des raisons de sécurité. Seul donc restait un modeste rez-de-chaussée qui permettait d’admirer le travail de Dita Pepe et Tereza Vlckova.

J’avais déjà vu le travail de Dita Pepe au centre culturel tchèque à Paris au printemps 2007. Quant au travail de Tereza Vlckova, je l’avais découvert au printemps 2008 lors des Transphotographiques de Lille (ici).

Teresa Vlckova nous montre à nouveaux des jumelles en tenue hivernale sur fond de campagne. Des images esthétiquement séduisantes mais où un certain trouble peut naître car ces enfants ont parfois l’air inquiétant : la gémellité peut-être ? L’étrangeté de trouver deux enfants côté à côte en forêt, seuls, en hiver ? Ces regards un peu triste et interrogateur ? Le terme de l’enfance inquiétante n’est pas neuf, particulièrement au cinéma (Joshua, Dorothy, Godsend, A ton image, c’est par dizaine qu’on les compte) mais il trouve là, en photographie, un nouveau regard.

Dita Pepe quant à elle nous montre sa série « selfportraits with men ». C’est un genre qui n’est pas nouveau, presque un classique de la photographie maintenant mais qui produit son, effet, surtout en série. Récemment on a vu Samuel Fosso dans le même registre (ici).

Une illustration de son travail en provenance de la galerie (Zak Gallery, ici) qui la représente :

L’intérêt du MAPRA c’est aussi que l’on peut y acheter un petit catalogue réalisé en 2008 par l’Institut de photographie créative d’Opava à l’occasion de la Photokina 2008 à Cologne (dont j’ai utilisé la photo de couverture, ci-dessus, pour illustrer le travail de Tereza Vlckova). On y trouve aussi les catalogues des diplômés de l’Institut d’Opava des années 1998-2003 et 1991-2006.

On peut enfin y acheter le catalogue du « Septembre de la photographie ».