Rencontres d’Arles – Le meilleur du Off – Corée!

Comme pour l’expo à l’IUT d’Arles, rien sur le site du Off mais un article dans le dépliant des Rencontres sur cette expo baptisée Corée! qui se tenait dans un local modeste, au 26 rue de la liberté. Cette exposition fait partie du « meilleur du Off » moins pour ce qu’elle montre que pour le potentiel qu’on entrevoit: en effet, le nombre de travaux présentés, réduit, ne pouvait guère constituer qu’un  échantillon. Cette exposition méritait aussi qu’on s’y attarde par simple curiosité: la Corée c’est loin et bien malin en Europe qui peut prétendre connaître la photographie coréenne.

Le dossier de presse est extraordinairement bien fait et je vous invite à le regarder (ici): il contient des textes synthétiques de présentation et de nombreuses images ainsi que les coordonnées des auteurs et de l’association (Lahoula). En fait, un tel dossier de presse, je n’en ai jamais vu, même réalisé par/pour une galerie professionnelle. Le magazine en ligne Viewer a aussi consacré un numéro à cette exposition (ici) mais ne présente pas toujours les mêmes travaux.

Aucun des auteurs n’a de site web sauf  Aurore Skelton (ici) ce qui est particulièrement dommage.

Sang Hyun Hong œuvre dans la photo d’architecture autour  de photo d’immeubles vu par dessous qui est exactement sur le même modèle que celle de Marie Bovo vue à ArtBrussels chez Kamel Mennour (billet ici). Jin Hee Bae montre dans de petits tirages couleur, des jeunes souvent en groupe dans un joyeux bric à brac. Sun Young Ha montrait trois affiches de pin-up qui, faute de contexte, étaient incompréhensibles: en fait il s’agit de petites cartes glissées sur les pare-brise pour racoler. Allan Eglinton nous livre une mini installation évoquant la Corée du Nord vue depuis le côté Sud. Le travail de Christophe Nivaggioli, pourtant le plus connu (Boutographies 2005, Photaumnales de Beauvais 2006, etc) est peu visible sur les sites web déjà cités et se prête mal à la reproduction car il repose, me semble-t-il sur une certaine accumulation de petits clichés couleur.

Quoi qu’il en soit, cette exposition est une initiative heureuse, une bouffée de fraîcheur dans un Arles envahi d’initiatives aussi commerciales que douteuses et d’expositions déprimantes, faussement provocantes à force d’être réchauffées et recyclées jusqu’ à l’usure finale.