BIP 2010 – Un rapide retour de visite de Liège

Hier je suis allé à Liège pour voir BIP 2010 (site ici) qui dure jusqu’au 25 avril 2010.

Le cœur du festival est composé de 4 expositions payantes (8 euros chacune mais le pass est à 18 euros ce qui est plus raisonnable) et trois autres gratuites. Un festival Off complète le dispositif mais à ma date de visite toutes ou presque étaient déjà fermées.

Depuis Paris, il faut 2H15 et l’aller-retour m’a couté 55 euros moyennant des horaires fantaisistes (départ 6H25 et retour 20H20) au regard des horaires des expos qui commencent toutes à 13h (sauf exception) et finissent à 18H, hélas. En fait, c’est surtout le Off qui ouvre plus tôt mais comme je l’ai dit, la plupart de ses sites avaient déjà fermés. Du coup, on peut passer seulement l’après-midi mais sera très juste pour voir les expositions même en se limitant aux seules payantes. L’idéal si c’était à refaire c’est de profiter du Off en arrivant plus tôt dans la saison et de passer 1,5 journée sur place.

Sur place, quelques bonnes adresses glanées ici et là. Pour les restaurants: Frédéric Maquin (47 B rue des Guillemins à 200 mètres de la gare et ici) compter 40 euros, Enoteca (5B rue Casquette et ici) compter 25 euros et le fameux Café Lequet (17, Quai sur Meuse) pour sa spécialité liégeoise, les boulets (avec frites), compter 8 euros.  Pour le dessert, la pâtisserie  Stoffels (10 rue Saint Paul) et  Galler chocolat (2, rue du Pot d’Or). Je serai bien allé chez Lequet mais le lieu ne m’a pas inspiré confiance et Galler fermant à 18H00 j’ai juste contemplé le rideau qui descendait sans pouvoir acheter de chocolat :( Il reste heureusement les gaufres que l’on peut acheter partout.

On arrive en Thalys à la gare Guillemins et la plupart des expos sont dans le centre de Liège (et très rapprochées) mais  il faut compter 20-25 minutes à pieds ou prendre le bus pour le rejoindre.

Les expositions sont de très bon niveau ce qui peut surprendre pour une ville « de province » et elles mêlent à la fois des confirmés et des émergents, voire des étudiants, ce que j’ai trouvé excellent comme idée. On reçoit sur place un plan guide dépliant très bien fait et une petite carte à faire cocher quand on visite un lieu. En revanche, même si le site web est limpide, détaillé et précis, c’est dommage ne pas y trouver le plan en PDF. Le catalogue est vendu 15 euros mais pour ma part j’ai choisi de compléter ma collection de View magazine avec les deux derniers numéros (en France les frais de port sont dissuasifs).

Je ne peux au final que conseiller chaudement la visite de ce festival (en plus il faisait beau).

D’autres articles suivront, en retard, comme pour Noorderlicht (Groningen), une série de billets que j’ai bientôt finie et pour Photomonth (Londres), série de billets que je n’ai même pas commencée  :(

Allez, tous en Belgique !

Noorderlicht 2009 – Groningen Photo Festival – Découverte

Il y a quelques mois (ici), tout en racontant PhotoEspaña, j’avais évoqué un séjour à Groningen en septembre 2009 à l’occasion de  Noorderlicht. Voilà le moment de raconter cela (euh, en fait, c’est le moment car j’ai enfin un peu de temps). Dans ce 1er billet, je vous raconterais ma vie passionnante au bout du monde, à Groningen, aux Pays-Bas (si, si).

Le 1er constat c’est que c’est loin: 7H30 de trajet en train mais l’avion fait à peine mieux compte tenu des marges à prendre, de l’éloignement de l’aéroport et de la nécessité de finir en train (et puis ça me colle mal aux oreilles en plus, l’avion). La bonne nouvelle c’est que depuis le 13 décembre 2009 la durée du trajet en train a été réduite de 51 minutes vers Amsterdam donc l’avion est définitivement enterré (et puis c’est plus écolo aussi le train).

Je suis donc parti de Paris Gare du Nord le 23 septembre à 8h25 pour Schipol (36 euros) et suis arrivé à 12h19 à Schipol. De là, départ à 13h19  pour Groningen (30 euros) et arrivée à Groningen à 15h53.  Retour sur le même mode le 27 septembre: Groningen-Schipol (12h04-14h39) à 30 euros puis Schipol-Paris (15h42-19h35) à 83 euros en raison d’une réservation un peu tardive mais globalement les retours de week-end sont chers.

Le train pour Groningen est à prendre à Schipol chaque 19 de chaque heure et la correspondance avec l’aéroport est donc immédiate contrairement avec ce que je croyais, si certains veulent venir en avion (Schipol est l’aéroport international d’Amsterdam).  Ce train indique deux destinations à la même heure (Groningen et Leeuwarden) et à Wolle un message citait ces deux villes mais on est bien allés à Groningen après un léger moment de malaise. Petite précision, si le Thalys est polyglotte, le train local parle uniquement le néerlandais: si vous avez de bonnes bases en allemand et en anglais vous comprendrez en gros de quoi parle le chef de bord, sinon inutile d’y compter.

Le train c’est bien car on profite du paysage, surtout après Schipol puisqu’on troque le Thalys pour un train plutôt lent. Les paysages traversés montrent des prairies, des bois et des éoliennes comme en France mais aussi bien sur des marécages (comme en Camargue) et des prés sillonnés de canaux de drainage un peu comme dans les marais en Vendée. Je n’ai vu qu’un moulin et pas de tulipes sauf à Groningen au marché. Les prés sont remplis de moutons plus que de vaches et il y a beaucoup de chevaux (j’ignore a quoi ils sont destinés).

Arrivé à Groningen, on voit que la ville est petite et il faut 15 minutes a pied seulement pour atteindre le centre depuis la gare en traversant le canal qui ceinture entièrement la ville (un boulevard forme un second cercle autour de la ville).

Il y a de quoi manger partout, surtout des broodjes (petits-pains). On peut aussi acheter des casse-croutes dans un supermarché comme le Albert Heijn situe sur Vismarkt ou chez VV qui fait aussi des pizzas et des paninis ainsi que des petits déjeuners a 2,5 euros (un bon plan). Sur le marché, il y a aussi de quoi faire, surtout le vendredi et le samedi: outre les vêtements et les légumes ainsi que les fleurs et les fromages et les poissons, il y a des marchands de charcuterie qui font des choses à emporter et du poisson frit en quantité.

Comme je ne connaissais pas la ville, j’ai pris le déjeuner a l’hôtel mais 9 euros c’est trop au vu du buffet (pas mal mais sans plus, à la hollandaise avec plein de pains différents et peu de viennoiseries). L’hôtel était situé sur Grote Mark, il était calme tant dedans que dehors. La chambre est une chambre double (compter 75 ou 95 euros selon le jour), histoire d’avoir de l’air: une single est envisageable pour un séjour plus court.

La tour Martini étant juste en face, son carillon est un peu pénible à la longue (il sonne à chaque quart d’heure) et si vous avez le sommeil léger, des boules sont bienvenues.

Groningen est une ville jeune avec 25% de la population qui est étudiante ce qui évidemment est frappant à voir dans les rues, outre les vélos. Le centre est d’ailleurs réservés aux piétons et vélos. Les trottoirs sont pavés et non goudronnés et ils sont très larges ce qui facilite le déplacement des personnes âgées très nombreuses en fauteuil électriques (c’est très étonnant) ce qui serait impossible en France avec nos trottoirs.

Au final, le séjour a été agréable, trois jours plus une mâtinée et une fin d’après-midi, sans pluie. Le gros des expositions se voit en deux jours et les horaires d’ouvertures sont 11-18 h pour le noyau dur et plutôt 13-17 h pour le reste: rares sont les expos visibles le matin (ou alors il s’agit souvent de sites commerciaux, de magasins et ce qui est montré donc est de moindre qualité).

Pour une fois prochaine, il me semble qu’il faut mieux essayer d’arriver en fin de matinée à Groningen en partant très tôt, passer deux jours et rentrer en milieu de mâtinée le 3ème jour.

ArtBrussels – Guide pratique pour le touriste à Bruxelles

ArtBrussels (ici) s’est tenu fin avril (du 24 au 27), à Bruxelles comme on s’en doute. Bien qu’il s’agisse d’une foire d’art contemporain, et non d’une exposition photo, de nombreuses galeries exposaient de la photo. Avant d’aborder un parcours photo sur la foire, quelques informations pratiques.

La ville est desservie par le Thalys (TGV) depuis la gare du Nord à Paris en 1h20. Le jour de ma visite, il y avait aussi l’ancêtre du Thalys en gare.

Gare-du-Nord---mai-2009

Bruxelles est une ville agréable, de taille humaine, et les gens n’y courent pas partout comme des fous contrairement à Paris.  On y parle le français sans problème et, le plus souvent, sans accent très prononcé. On peut s’y déplacer en métro ou en tram. Les trams sont lents et il est difficile de savoir où l’on se trouve lors des arrêts : circuler en métro est donc plus simple mais attention à la confusion car certains terminus (comme Simonis) ont des noms qui se ressemblent, plusieurs lignes passent dans la même station et, cerise sur le gâteau, le métro est construit en boucle ce qui fait qu’un métro peut changer de numéro en cours de route. Un ticket pour la journée coûte 4 euros et il faut composter son billet dans le métro, comme à Paris,  contrairement au billet de train qui ne composte pas (si vous demandez au contrôleur, il y a des chances qu’il vous charrie un peu).

Le site des transports en communs de Bruxelles  (le STIB) est bien fait et se trouve ici.

La gare TGV de Bruxelles s’appelle Bruxelles-Midi (car elle au midi, i.e. au sud, de Bruxelles). Vous pouvez y faire des courses dans une supérette GB (Carrefour), je pense notamment  à des barres de céréales et à une bouteille d’eau, indispensables en promenade. Cela vous évitera de partir chargé depuis Paris.

Pour se rendre à ArtBrussels, depuis la gare, il suffit de prendre le métro direction la station Heyzel (où se trouve le stade du même nom). Si vous avez un PDA ou un smartphone, munissez-vous du logiciel Métro (ici) et de la carte des transports de Bruxelles ; cet outil est indispensable aussi ailleurs, comme à Paris. La station est à deux pas de l’Atomium et de parcs arborés ; la visite de l’Atomium  coûte 9 euros, ce qui m’a paru excessif, j’ai donc gardé mes sous.

Atomium---mai-2009

L’exposition se trouve en face de la sortie du Métro et l’entrée coûte 15 euros (on peut payer par carte). Vous serez également tamponné sur la main.

Sur le site, vous trouverez des toilettes gratuites et propres. Vous  trouverez aussi de quoi vous restaurer : je n’ai trouvé que des sandwiches (et les fameuses gaufres dont je me régale à chaque promenade à Bruxelles) mais il semble qu’une restauration plus classique existe.

La foire est très grande et il faut compter 4 à 6 heures de visite, surtout si vous discutez un peu et revenez voir plusieurs fois un stand. Sur la foire, l’anglais est conseillé car même si la plupart des galéristes sont polyglottes et se débrouillent en français, il y a des exceptions.

Et pour finir, il y a deux adresses gourmandes à ne pas rater : Dandoy (biscuits et gauffres, ici) que j’ai testé personnellement et Wittamer (chocolats et macarons, ici) que je n’ai pas testé mais qui est recommandé par tout le monde :)