Maison européenne de la photographie – partie 3

Présentation hétérogène cette fois encore à la MEP que j’ai visitée dimanche dernier. Après les petites salles dévolues à Marie-Paule Nègre, Dimitri Tsykalov et Julia Milner et deux grandes salles consacrées à Jean-Paul Dumas et Marco Zanta voici l’un des clous de l’exposition, l’accrochage consacré au magazine Stiletto (ici).

A priori, 25 photographes étaient présentés. Manque de chance, comme pour l’expo consacrée à Leibovitz (mon billet ici), certains n’ont droit qu’à un mur dans un couloir, sans recul, couvert jusqu’à 2,50 mètres de hauteur de photos invisibles sauf à être pourvus d’échasses, et privées de commentaires. C’est tout juste si j’ai pu retrouver une photo de Marcus Tomlinson (qui m’avais enthousiasmé à Arles: mon billet ici), complètement massacrée par un accrochage aussi pitoyable.

Heureusement, d’autres photographes étaient  moins maltraités en terme de visibilité mais hélas ce n’était qu’un saupoudrage de photos. Ainsi Yanai Toister (son site ici) nous montre seulement deux énigmatiques photos issus d’un reportage sur l’architecture des kibboutzim, entre le bunker et la villa Savoye (ici). Pixelcreation.com présente un large assortiment de photo de l’expo (ici) auquel j’ai emprunté l’illustration ci-dessous ainsi que celle concernant Parr.

Raphael Dallaporta (son site ici) nous montre trois photos présentant chacune un vêtement comme flottant dans les airs sur fond de dégradé de couleurs genre Photoshop (ceci dit, esthétiquement, le grand format fait son effet).

Même une célébrité comme Valérie Belin (son site ici) n’avait droit qu’à trois photos : des souliers noirs sur fonds blanc ultra contrasté conduisant à un effet ‘plat » et « dessiné ». A ce propos, elle sera visible à Lausanne au Musée de l’Elysée à partir du 6 novembre.

Martin Parr était peut-être le moins maltraité, avec Douglas Gordon.

Parr nous montre des avant-bras avec Rolex. Passons. Il nous montre surtout des souliers (pour mémoire, c’est le magazine Stiletto qui sponsorise…) et là on retrouve son style « candy » avec des couleurs « flashy ».

Gordon nous montre des chaussures et des jambes très sexy. à travers trois séries : chaussures et femme sur carrelage, jambe et chaussure perchée sur une chaise, chaussure rouge suspendue tournant légèrement floue.

 

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Rencontres de la photographie d’Arles – Marcus Tomlinson

A deux pas des Arènes se trouve l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie et là, dans un petit espace, baptisé Galerie Arena, caché derrière un rideau noir, se trouve le travail de Marcus Tomlinson.

Il ne me semble pas que beaucoup de blogs aient évoqué l’instant magique que l’on vit, plongé dans l’obscurité, face à une vidéo intrigante à la musique hypnotique (par Kunja Bihari).

C’est d’ailleurs une chance d’avoir vu cela car, à dire vrai, je fais une allergie à la vidéo.

Bref.

Allez-voir vous-même car ce n’est pas racontable et franchement, les sites web qui présentent son travail, que ce soit le sien ou celui de sa galériste, ne lui rendent pas justice.

En plus de la vidéo, sont exposées quatre photographies dont l’éclairage lumineux de couleur changeante donne une perception étonnante.

Précisons également que cette exposition modeste (par sa taille) ne doit pas faire perdre de vue que Marcus Tomlinson n’est pas n’importe qui : photographe de mode britannique, il a travaillé avec des revues prestigieuses comme Vogue, des créateurs de premier plan comme Lacroix et son travail a été exposé au Tate Modern et au Barbican Center (rien de moins).

J’irai sûrement revoir les photographies (kinetic 1 et kinetic 4) à Paris.