Transphotographiques 2010 – Rapide retour

Hier samedi, petite promenade à Lille pour les Transphotographiques, 3ème édition à laquelle je rends visite. Départ 7H58, retour 19H00, une heure de TGV et 38 euros A/R. Déjeuner comme l’an passé à la brasserie la paix (25 place Rihour) pour 18 euros (salade foies de volaille, joues de porcs, crème brulée), service sympa et rapide pour un menu brasserie classique et constamment renouvelé (miam).

Accessoirement, c’était la gay pride à Lille hier (avec un défilé et des stands face au palais des Arts) ce qui explique peut-être une présence policière très visible l’après-midi.

Les Transphotographiques, c’est une manifestation gratuite, l’accueil est sympathique (pas de garde-chiourme à vos basques) et l’on évite à la fois les intellos et vieux-beaux ainsi que les parasites cherchant à fourguer leur production ou à se montrer. D’un point de vue très pratique, on trouve des toilettes ainsi que des banquettes pour se reposer de ses pérégrinations dans pas mal de sites, un détail parfois oublié par certains festivals.

Quant à la sélection, elle nous évite les vieux barbons célèbres pour privilégier de jeunes talents, parfois à peine émergés et montrer aussi des artistes issus de pays un peu « exotiques » (vus de France).

Un bémol cette année toutefois, la volume un peu réduit des expos, leur dispersion en dehors de Lille (même si l’essentiel de trouve dans un rayon d’une demi-heure à pied autour de la gare) et la fermeture de certains sites un peu imprévue (Le Tri Postal hier et ce matin, la Maison de la photographie samedi prochain, par exemple).

Quant à Lille, on regrettera (dès 9 heures du matin) la succession de famille de mendiants avec de jeunes enfants dans la rue qui relie la gare au Vieux-Lille et on appréciera Meert et ses gaufres (13,5 euros les 6, 25 euros les 12).

Transphotographiques – Lille – Tri Postal

Le Tri postal était l’an dernier le site phare des Transphotographiques mais, cette année, pour cause de Lille 3000,  les photos n’occupent que le premier niveau et encore, pas en totalité. Du coup, avec la volonté de montrer beaucoup d’auteurs, c’est un peu l’empilement avec pour chacun assez peu de place pour déployer son talent. Il n’en reste  pas moins que le site vaut le coup avec une sélection très orientée, comme d’habitude, vers l’Europe de l’est. C’est jusqu’au 12 juillet 2009 donc hâtez-vous !

Du coup, face à une telle accumulation, je passe rapidement sur le collectif Photo-shop qui montrait (c’est un supplice orthographique pour un latin) : Krzysztof Kozanowski, Zuza Krajewska & Bartek Wieczorek (fille en rose), Jan Kriwol (pilule pour chat),  Robert Olejnik (qui a fait l’affiche de la manifestation), Igor Omulecki, Szymon Roginski, Artur Wesolowski (portrait avec empreintes), Robert Wolanski (un portait de vieil homme et trois « bunnies »),  Magda Wunsche & Samsel (de curieux portraits cachés). Assez bizarrement, Robert Wolanski (son site hélas sonorisé est ici) est absent du site du collectif Photo-shop (ici) mais pour le reste pour y trouverez les auteurs ci-dessous (mais pas toujours les photos montrées à Lille).

transphoto-Zuza-Krajewska

transphoto---Jan-Kriwol

transphoto---magda-wunshe

Igor Omulecki (son site ici) dispose quant à lui d’un petit espace réservé qui montre des travaux un peu décousus que l’on suppose personnels et qui ressemblent à du Parr triste.

Zuza Krajewska & Bartek Wieczorek ont aussi un coin à part mais cet espace est déconseillé aux enfants et dissimulé derrière un rideau. Il faut dire que c’est plutôt justifié comme mise en garde. Deux petites pièces permettent de montrer deux séries distinctes. La première est consacrée à la fois à des nus masculins en grand formats (à 1 500 euros) dans le genre camps nudiste (ce ne sont pas des Appolon) et à des scènes hardcore (ou simulées, je ne sais pas) de type homo. Bof. Dans l’autre pièce, il s’agit de la série Injuries qui est également plutôt rude : il s’agit de photos de gens dont on montre les cicatrices ou les coups ou les blessures en petit format. C’est parfois très dur, parfois moins, comme la petite fille à qui il manque quelques quenottes (1 500 euros en 36*50).

L’exposition est plongée dans le noir ce qui permet de bien mettre en valeur les clichés. Une exposition à ne pas rater.