En bref – Rencontres de la photographie d’Arles 2010 – Eglise des Trinitaires

Alors là ce sera bref vu que c’est un ensemble de photographies de Mike Jagger. On vénère qui on peu. Pour ma part, je ne suis ni fétichiste ni idolâtre alors je ne suis passé que parce que c’était inclus dans le pass.

Le panneau explicatif indique qu’il faut voir là non seulement l’icône du rock mais aussi des travaux de photographes, une histoire de la mode et du rock, voire de l’art du portrait. Pourquoi pas en effet.

De mon côté j’ai seulement vu un chanteur de rock vieillir et la qualité indiscutable des photos est nécessairement au second plan, à moins de se livrer à un travail intellectuel de distanciation dont je ne suis pas capable.

Des planches plastifiées sont à disposition du public pour donner des indications sur les photos qui sont accrochées sans numéro ni cartel, parfois assez haut et dont on ne peut s’approcher.

Rencontres d’Arles – Eglise des Trinitaires et Chapelle du Méjan – Delpire

Trois sites étaient consacrés à Delpire, l’éditeur, et c’est beaucoup trop. J’ai déjà évoqué l’espace Van Gogh, très vaste et entièrement dédié à son travail d’éditeur, voici le tour de l‘Eglise des Trinitaires et de la Chapelle Saint-Martin du Méjan, pour des expositions qui, l’une et l’autre, ne valent pas plus qu’un entrefilet.

Dans l’Eglise des Trinitaires sont exposées des travaux d’édition, comme on s’en doute, et surtout d’illustration. On n’échappe pas non plus à Citröen, sponsor officiel des Rencontres (sont-elles à ce point fauchées qu’il faille confondre les genres ?). Cacharel était aussi mis en valeur, on aurait cru de la publicité gratuite. Je passe sur la chaleur insupportable qui règne en ce lieu, comme dans la plupart des églises en plein été à Arles. Au final, une exposition à rater sans aucune hésitation.

Arles-2009---Trinitaires

Quant à la Chapelle Saint-Martin du Méjan, elle est heureusement partagée entre Delpire, André Martin et André François. Enfin, heureusement c’est vite dit, car si cela nous épargne de voir encore et toujours de l’édition, cela ne nous dispense pas de voir les oeuvres d’André François dont on se demande ce qu’elles font aux rencontres d’Arles: il me semblait  en effet qu’il s’agissait de Rencontres dédiées à la photo, non aux livres, à la peinture et à la sculpture. C’est à se demander si le paysage photographique est si pauvre qu’il faille ainsi recourir à de tels pis-allers. Quant à André Martin il montrait des photos d’herbiers, de plantes et d’insectes. Quoi qu’il en soit, on voyait dans cette exposition des photos parues dans le Nouvel Obs depuis 20 ans et des photos tirées du n°8 de Spécial photo qui est édité par Delpire.  Je n’ai rien à dire sur cette exposition: ouvrez une revue au pif (l’Express ou Géo, peu importe) et faites des tirages grand format de quelques pages. Voilà. Vous avez une exposition toute prête (et pas chère en plus).

Arles-2009-Méjean

Ce sont là deux expositions qui se moquent du visiteur jusqu’au 13 septembre 2009: à moins d’être lecteur fidèle du Nouvel Obs ou de vouer une dévotion à Delpire (il s’agit de deux sites à vocation religieuse, alors sait-on jamais), passez votre chemin sans hésiter.

Rencontres de la photographie d’Arles – Église des Trinitaires

L’Église des Trinitaires est dans le centre d’Arles, près de la place de la République. Elle fait face au Museon arlaten qui, quant à lui, présente cinq immenses photos des salins par Patrick Box (accessoirement, on y trouve des toilettes propres et peu fréquentées). Je n’insisterai pas davantage sur l’exposition présentée dans ce musée des arts et traditions populaires arlésiennes.

Dans l’église, en revanche, vous verrez une exposition, modeste encore une fois, mais ce n’est pas plus mal, consacrée à Vogue, et plus spécifiquement aux natures mortes chez Vogue. La poussière tombe du plafond et certaines photos sont gondolées, c’est dommage mais, dans l’ensemble, on voit des choses intéressantes et il n’y a pas de reflets.

On peut voir des tirages de célébrités comme Bourdin et Horst mais aussi des noms moins connus comme Erwan Frotin qui présente d’étranges compositions de fruits et d’instruments de chirurgie, Rutledge qui montre des chaussures comme des sculptures ou des éléments d’architecture et Lagrange qui nous donne à voir des fruits. Comme ils ne sont pas (encore) célèbres, ils n’ont pas site web : vous serez obligé de venir voir l’exposition.

La fin du mois d’août approche et donc les 1ers décrochages mais cette exposition est visible jusqu’au 14 septembre.