L’agenda des expos photos – 7 novembre 2009 – Paris
Après deux mois sans mise à jour, en raison d’un surcroit d’activité professionnelle, il est plus que temps de mettre à jour le fameux agenda des expos photos.
Le PDF est ici: Agenda photoculteur 7 novembre 2009 v0.1
Comme d’habitude, les expositions sont classées par ordre de date de fin croissante: certaines se terminent aujourd’hui et figurent donc en tête de liste. Seules figurent les expositions en cours à la date de publication.
Bonnes promenades photographiques parisiennes :)
Ventes – SFCamerawork – En ligne
SFCameraworks a mis aux enchères, en ligne, 258 photographies dont les estimations de prix sont pour la plupart très modestes, soit qu’il s’agisse de tirages assez importants soit qu’il s’agisse d’auteurs peu connus. Le catalogue est ici.
En bref – Foto8 offre une réduction de 50% sur son abonnement
Grâce à Twitter, j’ai appris que Foto8 offrait 50% de réduction sur son abonnement de deux ans :) C’est bien non ?
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Enchères – Bonhams – 10 novembre 2009
Bonhams fait plutôt dans le classique mais le 10 novembre prochain, la maison de vente proposera aux enchères des photographies, 151 lots exactement. Le catalogue est ici. Pour l’essentiel, on trouvera les grands maitres anciens comme Adams ou Lartigue, Cartier-Bresson ou Levitt.
Conférences de la Société française de photographie 2009-2010
La Société française de photographie vient de publier son programme des conférences de 2009-2010 (ici) :
Par Julie Jones, mardi 3 novembre 2009 à 15:27
Chaque année, la Société française de photographie organise des entretiens publics les premiers mercredis du mois dans l’auditorium de la Maison européenne de la photographie, à 18h. (5-7 rue de Fourcy 75004 Paris, entrée libre et gratuite, sans réservation.)
via Programme des conférences de la Société française de photographie 2009-2010 – ViteVu.
Baudoin Lebon – NU(e)S
On ne présente ce pilier de la photographie parisienne qu’est la galerie Baudoin Lebon (ici et 38 rue sainte croix de la bretonnerie). J’étais passé la semaine dernière mais c’était jour de vernissage (et de performance) donc plein de monde et donc sans intérêt (une galerie c’est fait pour voir, pas pour se faire bousculer, parler la bouche pleine ou se faire voir).
Cette fois, c’était plus calme mais il y avait tout de même un de ces prototype de parisien “suffisant et insuffisant” comme dirait Talleyrand. Je ne résiste donc pas au plaisir de vous narrer le spectacle de l’imbécile heureux en train pérorer, gratifiant un Mapplethorpe au mur de nullité surcotée (le galériste: il s’agit d’une œuvre de son tireur et non de Mapplethorpe), faisant des commentaires sur le déclin du marché de la photographie, surtout en Europe, à cause de la crise (le galériste: j’ai vendu récemment une photo 150 000 euros à un allemand) et s’étonnant à l’annonce d’un prix que celui n’ait pas encore baissé (le galériste: 5 000 euros, ce n’est pas assez cher pour avoir baissé. Ndlr: en effet, à ce prix là, même le trader victime de la crise peut encore s’en acheter une par mois sans crainte).
Un grand moment.
Concernant l’accrochage, baptisé nu(e)s, il n’évoque pas les nuages mais la nudité (surtout féminine). La variété reste toutefois de mise: noir et blanc ou couleur, ancien ou contemporain, artiste de notoriété internationale ou plus limitée, le regard est assuré de trouver là matière à s’ébaubir ou à réfléchir. Le seul hic, et il est de taille, c’est l’absence d’étiquette sur place et l’absence de dossier de presse sur le site web si bien que l’on ne sait pas ce que l’on regarde, ce qui est vraiment déplaisant et extrêmement frustrant. Pour couronner le tout, la liste complète des artistes n’est mentionnée nulle part sur le site, certains auteurs exposés ne sont pas représentés par la galerie ou, en tout cas, ne figurent pas sur le site web (je pense à Lucille Reyboz) si bien qu’on ne peut même pas consulter les oeuvres chez soi.
A cette réserve près, l’expo vaut le déplacement et c’est jusqu’au 5 décembre 2009.
Au sous-sol reposent quelques pièces de Shadi Ghadirian (des objets militaires ornés d’un ruban rouge).
Galerie Vallois – Alain Bublex – « Mont Fuji et autres Ponts »
La galerie Vallois, ce n’est pas n’importe quoi, et il faut absolument que vous vous précipitiez au 36 rue de Seine pour voir le travail d’Alain Bublex, exposé jusqu’au 20 novembre 2009. A défaut, leur site web est ici (l’illustration ci-dessous est est extraite).
Alain Bublex produit depuis plusieurs années des oeuvres mêlant photographie et arrangements numériques pour produire des utopies urbaines qui amènent s’interroger sur la ville et parfois ses relations avec la publicité à travers l’affichage.
Cette fois, Bublex insère le Mont Fuji en arrière plan de petits formats que l’on dirait tirés de film en Super 8 ou, a contrario, intègre la fameuse montagne ou encore des ponts dans des tirages géants, souvent (presque) jumeaux. Ce travail est un vrai bonheur pour les yeux et le cerveau car, avec Bublex, l’art n’est pas chiant. C’est d’ailleurs la marque de cette galerie qui nous avait déjà séduite avec Joachim Mogarra il y a quelques mois (billet ici), un artiste qui ne nous prend pas la tête.
De nombreuses maquettes complètent le travail d’exploration photographique de l’artiste.

Lumas – Parcours urbains
Je suis entré pour la 1ère fois chez Lumas à la faveur d’une exposition appelée Parcours urbains. J’ignorais que cette “galerie” montait des expos. Il y avait de jolis diasec colorés fort décoratifs tirés à 100 ou 200 exemplaires.
Pour le même prix, je vous conseille de vous promener sur Internet ou de fureter en d’autres lieux qu’en la rue de Seine et vous pourrez acheter, pour le même prix, autre chose qu’un poster, un vrai tirage photographique en édition limitée et, en plus encourager un jeune artiste et/ou photographe, sans engraisser une boite de marketing.
Maintenant, quand on ne peut pas se payer un étoilé, c’est sûr qu’aller chez MacDo ça a quelque chose de rassurant et ça évite de faire le tour des gargottes pour trouver la perle rare mais aller au MacDo n’a jamais désigné un amateur de bien manger: ça désigne seulement les amateurs de bouffe industrielle bien proprette.
Inutile de vous dire que si vous êtes amateurs de photographie, passez votre chemin.
Galerie Seine 51 – Jeff Cowen
La Galerie Seine 51 (51 rue de seine et ici) a décidément du flair. Après Nicolas Ruel (billet ici), la voilà qui accroche Jeff Cowen sur ses cimaises et le nombre de gomettes rouges témoigne d’un franc succès. Nous avions découvert ce photographe à Madrid l’été dernier (billet ici) et ce sont d’autres tirages, mais toujours dans la même veine, qui sont montrés maintenant à Paris. Des tirages “faits main”, comme des peintures, d’un style singulier et qui fonctionnent particulièrement bien avec les nus et les visages (c’est d’ailleurs ce qui s’est le mieux vendu).
L’exposition s’est terminée hier mais il vous reste le site de la galerie, bien illustré.
MEP – Maison européenne de la photographie – Delpire
C’est entendu, Robert Delpire est un grand monsieur de la photographie et de l’édition, nous l’avions compris à Arles cet été (billets ici et là).
L’exposition de la MEP (ici et 5/7 rue de Fourcy), récemment inaugurée, consacrée à cet éditeur et ancien directeur du centre national de la photographie qu’il contribua à fonder est une extension de celle d’Arles. En clair, si vous avez déjà vu Arles, il n’est vraiment pas indispensable d’aller à la MEP: en ce qui concerne, j’ai visité au pas de course. Pour les autres, l’exposition n’est peut-être pas totalement inutile, et je pense notamment au public adulte peu familier de la photographie mais aussi aux ados et aux enfants.
Au sous-sol, vous avez droit essentiellement au volet publicitaire, sponsorisé par Cacharel et Citröen, comme à Arles avec des illustrations vidéos. Pour le reste, l’essentiel de l’accrochage est consacré aux livres, complété de photographies mais sans réel fil conducteur: si les salles sont bien axées sur des thématiques, les photographies forment plutôt un pot-pourri. Néanmoins, parmi les auteurs les mieux représentés, on citera Cartier-Bresson et Koudelka ainsi que Sarah Moon.
Ce sera pour les moins connaisseurs l’occasion d’apprécier quelques tirages hyper connus comme le saut au-dessus de la flaque de Cartier-Bresson (billet ici) ou la fameuse voiture déformée de Lartigue (billet ici).
C’est jusqu’au 24 janvier 2010.
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